Une personne qui a servi sa génération en luttant pour être selon le cœur de Dieu

DAVID

Une personne qui a servi sa génération en luttant pour être selon le cœur de Dieu

Titus Chu

Table des matières

Préface 5

1. David, un homme qui a servi sa génération 7
en tant qu’une personne selon le cœur de Dieu

2. La préparation de Dieu : 22
une femme, son fils, et un roi

3. Saül : l’insuffisance de la religion 42

4. La victoire de David dans l’épreuve : 57
choisi, oint, formé et éprouvé (1)

5. La victoire de David dans l’épreuve (2) 69

6. Manifesté et persécuté : afin de connaître 85
Dieu et de former les autres (1)

7. Manifesté et persécuté (2) 98

8. Forgeant le noyau de son royaume – 111
ses combattants

9. Vainquant pour établir le royaume 121

10. Établissant le royaume et la ville pour Dieu 138

11. Fournissant à Dieu une habitation et un bâtisseur 152

12. Les femmes et les guerriers de David : 166
notre progrès et notre pratique

Préface

David était remarquable pour plusieurs raisons. D’abord, il se souciait vraiment de ce que Dieu cherchait. Son existence est devenue donc une bénédiction à Dieu, et a même fait une différence dans l’existence de Dieu. Deuxièmement, il était capable d’amener les autres à réaliser la signification de leur existence en luttant pour le besoin de Dieu, afin qu’eux aussi puissent avoir un impact sur le cœur de Dieu. C’était à cause de David que Dieu a pu accomplir ce dont Il avait envie vis-à-vis de Lui-même et de Son peuple.

David a établi un royaume pour Dieu, gagné une cité que Dieu était content de réclamer comme la Sienne, et a même démarré la construction de la résidence de Dieu. Ceci a incité Dieu à honorer ce pastoureau au même niveau qu’Abraham. Sa postérité ouvrirait la voie à Dieu de venir dans la chair dans le nouveau testament. Emmanuel, Jésus, Celui qui était oint, en dépit de toutes les générations écoulées, serait connu comme le Fils de David ! Pourquoi ? En tant que le Christ, Jésus est le bâtisseur de la maison de Dieu, l’église, qui, étant le corps de Christ et Son expression, est le comblement de tout ce qui est dans le cœur de Dieu. Ainsi l’église aujourd’hui a beaucoup à voir avec la lutte de cet homme de servir sa propre génération comme une personne selon le cœur de Dieu. Il a permis à Dieu d’œuvrer en lui de sorte que Dieu ait pu élever, à travers de lui, un Bâtisseur « plus grand que Salomon » et parfaitement capable de s’asseoir sur le trône du royaume de Dieu pour l’éternité.

Les chapitres de ce livre portent sur la croissance et le progrès de David, aussi bien que son opération. Ils sont basés sur des messages donnés par Titus Chu à Montréal, au Canada, à des étudiants universitaires en juillet 2005. Malgré plusieurs modifications rédactionnelles, aussi bien que des modifications des expressions, la structure principale de chaque message reste la même.

Que le Seigneur bénisse dans ces pages ce qui correspond au désir de Son cœur, et parle au cœur de ceux qui les lisent à l’intérêt de Son besoin pendant leur propre génération !

Chapitre 1

David : un homme qui a servi sa génération
en tant qu’une personne selon le cœur de Dieu

L’un des plus grands noms dans la Bible est celui de David, roi d’Israël. La plupart des gens savent comment David a confronté Goliath lorsqu’il était jeune, et nombreux sont ceux qui apprécient les psaumes qu’il a écrits. Psaume 23, le psaume le plus célèbre de la Bible, a été écrit par lui. Il avait ses défauts et il a commis des péchés graves. Malgré tout, l’apôtre Paul nous dit que David était un homme selon le cœur de Dieu (Actes 13:22), et un homme qui a servi sa propre génération. (Actes 13:36)

Nous considérerons dans cette série de messages un homme qui, d’une part, a commis des choses terribles (pour lesquelles il a subi la discipline de Dieu, ce qui lui a coûté un grand prix), mais qui, d’autre part, était quelqu’un qui pouvait toujours satisfaire le cœur de Dieu! En fait, Paul nous dit que David était devenu quelqu’un de presque unique dans toute l’histoire de l’humanité. David était un homme qui a servi sa génération selon le propre cœur de Dieu.

Les deux choses qui comptent :
notre relation avec Dieu et
notre responsabilité envers l’homme

Voilà les deux points qui devraient nous préoccuper par-dessus tout: en tout premier lieu, notre relation avec Dieu et la manière dont nous vivrons et opérerons pendant notre génération. Nous devrions être ceux qui sont selon le cœur de Dieu et ainsi servent leur génération. Nous ne devrions pas seulement nous occuper de nos propres intérêts. Trop de gens servent simplement pour leurs propres intérêts ou bien ils servent leur génération d’une manière qui n’est pas selon le cœur de Dieu. Presque tout le monde a ses propres projets et ne cherche qu’à faire son propre chemin. Ne devrions-nous pas faire attention à notre moyen d’existence? Bien entendu! David s’est consacré pourtant à ne vivre que pour ce que Dieu Lui-même recherchait, et il avait confiance en ce que Dieu était capable de s’occuper de tous ses besoins.

Aujourd’hui Dieu cherche toujours ceux qui se soucient de ce dont Il est en quête. Puisque vous vivez dans votre génération, Dieu s’intéresse à savoir si vous vous occupez de ce qui est dans Son cœur. Voilà les choses qui devraient gouverner notre existence.

I. Avoir un cœur qui est «selon Dieu»

Être selon le cœur de Dieu est très différent de faire des choses pour Dieu. Faire des choses pour Dieu ne signifie pas grand-chose si vous n’avez pas la réalisation de ce que Dieu désire. Dès notre jeunesse nous devrions être concentrés sur ce que Dieu recherche véritablement. Lorsque vous ferez face aux choses pratiques dans la réalité de votre vie, que sera le centre de votre vie? Dans bien trop de cas, la carrière ou la famille prend le dessus sur les choses du Seigneur. Ou bien, dans notre service chrétien, nous pouvons faire des choses sans avoir touché du tout ce qui est dans le cœur de Dieu. Si nous nous rendons compte, dès notre jeunesse, que ce qui importe le plus est ce qui est dans le cœur de Dieu, notre opération sera alors saine, et nous serons bénis.

Qu’implique une relation adéquate avec Dieu? Elle implique notre personne. Lorsque vous serez selon le cœur de Dieu, vous serez la personne que Dieu désire. Ensuite, lorsque votre personne sera juste devant Dieu, vous devrez œuvrer d’une façon qui vous amènera à servir correctement votre génération. Ces deux points peuvent s’expliquer très simplement, mais leur implication est très profonde.

Dans le Nouveau Testament, ni Abraham ni Moïse ne sont mentionnés aussi souvent que David. Paul, Pierre, Étienne et même le Seigneur Jésus ont tous parlé de lui. Comment un homme si imparfait, qui a commis de si grands péchés, pouvait-il devenir quelqu’un de si apprécié? Comment se fait-il qu’il puisse être élevé comme étant quelqu’un qui était selon le cœur de Dieu et également quelqu’un qui a servi sa génération? À bien des égards Saül, le premier roi, semblait être un meilleur homme. Cependant, Dieu n’appréciait pas Saül mais Il chérissait David. Même la signification du nom de «David» est «bien-aimé.» Et pourtant, comment Dieu pouvait-Il aimer David, étant donné que celui-ci avait si gravement échoué?

Dieu s’inquiète beaucoup plus de notre position de base que de nos échecs

Lorsque nous lisons au sujet de David, nous devrions tous être encouragés. Puissions-nous tous dire au Seigneur, «Seigneur, Tu sais comment j’échoue et comment j’ai le sentiment d’être lamentable, néanmoins je veux être une personne qui est selon Ton cœur et je veux servir ma génération.» Un bon nombre de ceux qui sont jeunes aujourd’hui serviront le Seigneur un jour. Plusieurs d’entre eux deviendront des frères conducteurs et en tant que conducteurs, ils endommageront peut-être ceux qu’ils guident en disant ou en faisant des choses qui risquent de causer de vrais problèmes. Laissez-moi vous dire honnêtement que lorsqu’il s’agit de servir le Seigneur, nous sommes tous incompétents. Alors nous devrions tous être encouragés que le Seigneur puisse apprécier une personne comme David qui a été quand même grandement utilisé par Dieu parce que son cœur était juste. Le Seigneur a considéré David comme l’un de Ses plus grands serviteurs. À cause de cela, j’espère que nous serons tous encouragés à dire au Seigneur: «Seigneur, je me donne à Toi pour être quelqu’un qui soit selon Ton cœur, peu importe combien décourageantes les situations peuvent devenir. Il se peut que j’échoue parfois et que je subisse la défaite, et il se peut même que je sois pris dans quelque chose de très laid. Malgré tout, je désire quand même que Tu me connaisses comme quelqu’un qui est selon Ton cœur. Seigneur, si je réussis à être une telle personne à Tes yeux, je veux alors œuvrer à servir ma génération pour Toi.»

II. Servant sa propre génération

Afin de pouvoir comprendre la phrase «sa propre génération» (Actes 13:36), nous devons considérer dans quelle situation se trouvait la génération de David.

Les trois moyens que Dieu utilise
pour œuvrer parmi Son peuple :
les prêtres, les rois, et les prophètes

Dieu a œuvré au travers de trois moyens dans l’Ancien Testament. Premièrement, Dieu œuvra au travers de la prêtrise. Les prêtres étaient ceux qui amenaient les gens devant Dieu et qui amenaient la parole de Dieu aux gens. Dieu désirait maintenir Son témoignage avec Son peuple au moyen de la prêtrise. Néanmoins, puisque les prêtres ont échoué à plusieurs reprises, le Seigneur a été obligé d’établir des juges et des rois pour gouverner Son peuple.

Il y avait pourtant des périodes où ni la prêtrise, ni la royauté ne fonctionnait adéquatement. Pendant ces périodes, le Seigneur a établi des prophètes. La prêtrise servait à amener les gens à Lui, la royauté existait pour amener le gouvernement du Seigneur au peuple et les prophètes parlaient directement pour Dieu. Au travers de ces trois genres de serviteurs ― les prêtres, les rois et les prophètes ― Dieu opérait parmi Son peuple dans l’Ancien Testament. Lorsque ces trois genres de serviteurs fonctionnaient tel que souhaité, ainsi qu’au temps de David, la situation parmi le peuple de Dieu était saine et Dieu avait Son témoignage parmi eux.

La prêtrise, la royauté,
et les prophètes aujourd’hui

De nos jours, si une église locale ou un groupe de jeunes désire être sain, les mêmes trois choses sont requises.

Premièrement, il doit y avoir ceux qui vivent en réalité devant le Seigneur. Si vous êtes une personne qui vit dans la présence de Christ, vous serez en mesure d’amener également les autres dans Sa présence aussi. C’est ce qui est représenté par la prêtrise. Les véritables prêtres sont ceux qui peuvent amener Dieu à l’homme et l’homme à Dieu. S’il y a une église locale qui manque de gens exercés à la prière, la vie de l’église sera faible.

Deuxièmement, il est nécessaire d’avoir une saine direction. Il doit y avoir quelques frères capables d’exécuter ce que Dieu désire afin que les saints puissent aller de l’avant. C’est ce qui est représenté par la royauté. La véritable royauté mène de l’avant ce que Dieu désire. Si la direction n’est pas adéquate dans une église locale, cette église locale sera en désordre et il n’y aura aucune direction claire au sujet de ce qui doit être fait, et cela pourra amener de la mésentente parmi les saints.

Troisièmement, le Seigneur devrait pouvoir nous parler au travers de quelques-uns qui peuvent opérer en tant que prophètes. Sans la parole divine du Seigneur, les saints ne peuvent expérimenter le Seigneur en tant que le Dieu vivant. Une église locale qui manque ceux qui fonctionnent comme prophètes ressentira de la mort spirituelle dans ses réunions.

Je crains que très peu parmi les jeunes gens aujourd’hui ne vivent en tant que prêtres devant Dieu. Très peu même ne s’assemblent avec d’autres saints pour prier aux moments désignés pour la prière. Donc, ils ratent la première condition nécessaire à une saine vie de l’église. De plus, très peu paissent ceux qui bénéficieraient de leur soin. Alors, ils ratent également le deuxième critère, à savoir être de bons bergers et dirigeants. Finalement, je crains que la plupart n’échouent concernant la troisième chose nécessaire, c’est-à-dire, de s’exercer à parler pour le Seigneur. Encore, si une église locale a une faiblesse dans une de ces trois catégories, le Seigneur ne pourra pas s’opérer autant qu’Il veut.

Israël sous le règne des juges

À cause de la situation anormale de la prêtrise après l’entrée des Israélites dans la terre promise, Dieu a établi des juges afin de gouverner Son peuple. Les trois premiers juges, c’est-à-dire Othniel, Ehud, et Shamgar, ont dû sans doute faire un assez bon travail, car la Bible nous rapporte très peu à leur sujet. Cependant, lorsque nous venons à Gédéon, les histoires très étranges débutent.

Gédéon

Gédéon a commencé bien. Il a répondu à l’appel du Seigneur et a dirigé son petit groupe d’Israélites contre l’immense armée de Madian tel que le Seigneur le lui avait commandé. Il a remporté une grande victoire pour Israël. Néanmoins, après cela, il a bâti un centre d’adoration pour un éphod qu’il avait fait lui-même. Il a mené Israël à se prostituer pour une idole.

Samson

Tout le monde admire Samson pour ses victoires d’une seule main sur les Philistins, mais il a été séduit en fin de compte par une femme et il a fini ses jours comme leur prisonnier. Il a emporté un grand nombre d’entre eux dans la mort lorsqu’il a détruit le temple. Lorsque nous lisons sa dernière prière, nous nous rendons compte que son cœur était enclin à une vengeance personnelle plutôt qu’aux intérêts de Dieu. Samson aurait dû au moins avouer qu’il n’avait pas bien jugé Israël et supplier le Seigneur d’établir quelqu’un d’autre qui pourrait faire mieux! Après tout, sa capture et la perte de ses yeux étaient la conséquence de son implication dans quelque chose d’injuste. Dieu n’était pas obligé d’utiliser Samson pour vaincre tous ces Philistins. Malgré tout, Dieu a honoré Samson comme Son juge à ce moment-là, tout aussi bien qu’Il l’avait honoré au cours des vingt ans précédents pendant lesquelles Samson avait jugé Israël.

En considérant le règne de Samson, nous devrions nous rendre compte que Dieu se soucie peu de qui a raison ou de qui a tort. Dieu a tout simplement Ses propres voies, et à cause de cela, nous devrions être en paix. Si Dieu pouvait utiliser un homme comme Samson, nous devrions tous alors être remplis d’espoir.

Dieu ne trouvant pas d’homme
selon Son cœur, même parmi Ses juges

Mon but en révisant l’époque des juges, c’est de mettre en évidence le fait qu’aucun d’entre eux ne semblait s’intéresser à ce qui était vraiment dans le cœur de Dieu. Ils ont été établis pour être juges et ils ont fait leur travail. Mais aucun d’entre eux n’a vraiment demandé à Dieu concernant la façon dont il devrait être juge, ni encore concernant ce qui Lui plairait vraiment.

En d’autres mots, aucun d’entre eux n’a demandé à Dieu, «Comment devrais-je être avec Ton peuple? Comment puis-je Te représenter si je ne sais même pas ce qu’il y a dans Ton cœur? Alors, s’il Te plaît, révèle-moi Ton cœur!»

Être obéissant versus être
selon le cœur de Dieu

Un enfant obéissant fait ce qu’il croit qu’on lui demande, pas plus, pas moins. Étant donné que ses parents lui ont dit qu’il doit étudier, il étudie et réussit très bien. Ses notes reflètent même ses efforts. Mais le fait d’être un bon élève signifie-t-il véritablement qu’il est quelqu’un selon le cœur de son père? Ses notes élevées sont-elles vraiment ce que désire son père? Être obéissant et être une personne selon le cœur de vos parents sont deux choses tout à fait différentes. C’était la même chose avec les juges et Dieu. Les juges essayaient effectivement de servir Dieu de leur mieux, mais pas un seul n’a servi Dieu en tant qu’une personne selon Son cœur.

Les chrétiens s’impliquent dans beaucoup de bonnes activités spirituelles. Ils peuvent même donner leur vie pour servir Dieu et devenir très occupés à faire des choses reliées à Dieu. Vous ne pouvez pas dire que Dieu est totalement mécontent avec eux, tout comme vous ne pouvez pas dire qu’un parent n’est pas content avec un enfant obéissant. Par contre, ce que nous devons nous demander, c’est que si les choses spirituelles que nous faisons sont véritablement selon le cœur de Dieu. Nous pouvons faire quelque chose qui semble être si juste et pourtant qui n’est pas du tout selon le cœur de Dieu. Oh! Combien nous devons voir cela! Paul nous dit que Dieu a trouvé en David une personne selon Son cœur. Il avait trouvé quelqu’un qui pouvait vraiment Le servir dans sa génération. D’autres rois ont régné sur Son peuple et même ont fait un bon travail, mais cela n’était pas vraiment ce que Dieu recherchait. Vous pouvez faire des choses selon les lois de Dieu et même selon les principes que Dieu semble demander. Toutefois, si vous n’êtes pas selon Son cœur, Dieu ne sera pas heureux avec vous, peu importe combien hardis, agressifs, puissants, fructueux, victorieux ou merveilleux vous puissiez être, car le Seigneur désire quelqu’un qui se soucie du désir de Son cœur. Ce que Dieu regarde véritablement, c’est si vous êtes selon Son cœur et non pas les compétences que vous avez.

Ne vous souciez donc pas du fait que vous n’êtes pas compétent. Et ne dites pas, «Je suis ici, ne craignez point! Je sais comment prendre soin de la réunion. Je sais comment paître ce groupe. J’ai une façon d’accomplir cela. Je sais travailler dans cette situation.» On ne doit pas mépriser cela mais je crains que plusieurs qui sont maintenant susceptibles de critiquer Samson après mes commentaires, ne passent la majeure partie de leur temps à complètement oublier le Seigneur. Au moins Samson a fait mieux que cela! Il est pourtant vrai qu’aucun des juges, autant Gédéon que Samson, n’avait pensé à rechercher ce qui était vraiment dans le cœur de Dieu lorsqu’ils servaient en tant que ceux que Dieu avait établis pour diriger Son peuple. Nous pouvons être très occupés de faire des choses au nom du Seigneur et cela même à Sa requête. Pouvons-nous dire que nous faisons ces choses en tant que ceux qui sont chargés selon leur réalisation de ce qui est dans le cœur du Seigneur? Dieu ne recherche pas de «directeurs de projets.» Dieu désire ceux qui Le recherchent et qui agissent selon ce qu’Il désire.

L’échec des juges, des prêtres, et des prophètes

Les juges ont accompli leur engagement devant le Seigneur, mais parmi eux, Dieu n’en a trouvé aucun selon Son cœur. Finalement, les juges, les prêtres et même les prophètes ont échoué. Ceci était la situation où David est né. Éli, le dernier juge avant le règne de Samuel, était prêtre et juge à la fois. Il semblait être d’une certaine façon, aussi aveugle spirituellement qu’il ne l’était physiquement. Que nous dit la Bible au sujet de cette époque? Elle dit que la parole du Seigneur était rare en ce temps-là et que les visions n’étaient pas fréquentes. (I Samuel 3:1) Néanmoins, la Bible nous dit que la lampe du Seigneur n’était pas encore éteinte! (I Samuel 3:3) Louons le Seigneur pour cela! La situation n’était pas totalement désespérée, car il y avait toujours des individus rayonnants tels que Boaz et Ruth, grands-parents de David. Il n’en reste pas moins que la parole de Dieu était rare, sinon complètement absente, parmi le peuple.

Un portrait de la génération de David

Quelle était donc la condition du peuple d’Israël à cette époque? À cause de l’échec parmi les prêtres, les dirigeants, et les prophètes, le peuple était mal en point. Lorsque ces trois catégories de gens ne fonctionnent plus, la situation du peuple de Dieu doit aller de mal en pis. En effet, c’est ce qui s’est produit. Le peuple n’est pas seulement tombé dans la confusion et l’immoralité, mais même les tribus d’Israël se sont mises à se massacrer les uns les autres dans le pays d’Israël.

À partir du chapitre 17 des Juges, nous venons à une série d’événements qui démontre de quelle manière la situation était devenue épouvantable. Un homme qui s’appelait Mica avait volé de l’argent à sa mère, mais ensuite il le lui a rendu. Sa mère est devenue alors si contente qu’elle a offert une partie de l’argent afin d’en faire deux idoles qui ont été ensuite dressées comme centre d’adoration chez Mica. Mica a fait même un éphod (un vêtement de prêtre) et a consacré l’un de ses propres fils ainsi qu’un Lévite à agir comme prêtre! Certains fils de la tribu de Dan sont venus ensuite, ont volé ses idoles, et ont emporté son «prêtre» à une contrée du Nord où ils ont établi leur propre sanctuaire.

Puis une femme appartenant à un Lévite a été brutalement violée et tuée par un groupe de Benjamites, après quoi le Lévite a découpé son corps en douze morceaux et a envoyé les morceaux dans tout le territoire d’Israël. Tout le peuple d’Israël s’est réuni comme un seul homme à Mitspa pour voir ce que cela voulait dire. Lorsqu’elles ont appris ce que les hommes de Benjamin avaient fait, les tribus d’Israël se sont mises en guerre contre toute la tribu de Benjamin parce que les chefs de Benjamin ont refusé de livrer les coupables pour être jugé. D’abord, Benjamin a vaincu le reste d’Israël, tout en frappant à mort 22,000 hommes et ensuite 18,000 Israélites. Enfin les fils d’Israël ont demandé au Seigneur s’ils devaient continuer à livrer bataille. Le Seigneur a répondu qu’Il livrerait Benjamin en leur main dans la bataille suivante. Les Israélites ont vaincu finalement Benjamin. Ils en ont tué 25,000, tout en brûlant leurs villes et en gardant vivants seulement 600 hommes qui avaient réussi à s’échapper. Toutes les tribus avaient beaucoup souffert pendant ce désastre, mais Benjamin avait souffert le plus, car toute sa tribu a été presque exterminée du pays d’Israël.
Ensuite les fils d’Israël ont cherché à redresser Benjamin, car non seulement ils étaient partis en guerre contre Benjamin, mais ils avaient également juré de ne jamais permettre à aucune de leurs filles d’épouser un Benjamite! Ils ont trouvé enfin une «solution»: ils ont appris qu’un groupe d’hommes n’avait pas obéi à l’ordre de partir en guerre contre Benjamin. Alors ils ont tué tous les hommes et leurs femmes de cette ville et ont dit aux hommes de Benjamin qui restaient qu’ils pouvaient épouser les jeunes filles vierges qui restaient de cette ville-là. Il n’y avait pourtant pas encore suffisamment de jeunes filles pour tous les hommes. Alors les fils d’Israël ont commandé aux deux cents hommes, qui n’avaient pas trouvé de jeunes filles, de se cacher dans les vignes pendant la fête annuelle à Silo, de se faufiler et de ravir pour eux-mêmes chacun sa femme d’entre les filles d’Israël qui sortaient danser. Donc, si la fille de qui que ce soit était prise, les fils d’Israël ne seraient pas coupables, en principe, de transgresser leur vœu!

Tout ceci nous donne un bon portrait de la situation à cette époque. Premièrement, nous pouvons constater à quel point la situation était confuse parmi le peuple de Dieu en ce qui concerne l’adoration de Dieu. Où était la prêtrise? Comment se fait-il qu’un Lévite pouvait occuper la fonction de prêtre et comment se fait-il que Jéhovah pouvait être adoré en utilisant des idoles? De plus, nous pouvons voir à quel point les gens étaient devenus violents et immoraux dans l’histoire du Lévite et de sa concubine. Cependant, ce qui devrait encore plus nous frapper dans ces événements, c’est comment une tribu pouvait même penser à prier Dieu concernant le fait d’aller en guerre contre une autre tribu. Il se peut que Dieu lui ait donné la permission selon ce qu’elle Lui avait demandé, mais est-ce que demander une telle chose était selon le cœur de Dieu? Sa prière était une vraie prière, mais cette prière était-elle selon Son cœur? Croyez-vous que Dieu était heureux avec une telle intercession? Croyez-vous que Ses sentiments étaient les suivants : «Enfin vous allez finalement vous entre-tuer. Oui, demain massacrez-vous davantage!» Est-ce que cela était quelque chose qui bénissait l’existence de Dieu? Et pourtant, fréquemment des chrétiens s’approchent de Dieu avec des prières semblables, plutôt qu’avec des prières qui sont selon Son cœur!

Avoir la direction de Dieu versus
être selon le cœur de Dieu

Par cet exemple nous pouvons voir que la direction de Dieu et le cœur de Dieu peuvent être deux choses très différentes. Les Israélites auraient pu croire que la parole de Dieu les rassurait qu’ils faisaient ce que Dieu voulait, tout comme nous pourrions nous ressentir lorsque nous obtenons une réponse à une prière. Plus tard, nous pourrions dire, comme les Israélites: «Je fais tout simplement ce que Dieu m’a commandé de faire!» Néanmoins, lorsque nous avons demandé cette chose à Dieu, est-ce que nous pouvons dire que nous l’avons demandé en tant qu’une personne qui recherchait le cœur de Dieu? Vous pourriez peut-être dire que le Seigneur vous a dirigés d’une certaine manière, mais ceux qui comprennent bien les choses spirituelles se rendront compte que malgré le fait que le Seigneur vous ait bien dit de le faire, ce n’était vraiment pas quelque chose selon Son cœur.

Une situation ténébreuse et
apparemment sans espoir

À cette époque, sur toute la terre, et même parmi le peuple de Dieu, il semble que personne n’avait aucune considération concernant le véritable désir de Dieu. Personne n’était centré sur le cœur de Dieu dans toutes ces situations. Au moins il ne semblait y avoir aucun homme qui a blâmé Dieu pour cette situation. Cependant, nous devons nous interroger sur la raison pour laquelle les fils d’Israël se sentaient obligés de respecter leurs vœux de ne permettre à leurs filles d’épouser aucun des fils de la tribu de Benjamin, même après que Benjamin s’est trouvé dans cette situation si difficile. Sans aucun doute, ils ne connaissaient pas le cœur de Dieu. Il semble qu’ils n’aient fait que ce qu’ils se sont déterminés à faire. Quel genre de peuple était-ce que Dieu a appelé «Son Peuple»?

Peut-être que certains se demanderont pourquoi Dieu a appelé un tel groupe de gens insensés. Néanmoins même au milieu de cette ère des juges, Dieu a conservé tout de même quelque chose de précieux pour Lui-même. Il y en avait quand même quelques-uns qui ont conservé cette flamme en vie. Que le Seigneur nous amène tous à nous rendre compte jusqu’à quel point nous devons être délivrés de toutes les choses religieuses et de toutes les luttes se déroulant autour de nous afin de nous soucier simplement et purement du cœur du Seigneur. Tout autour de nous peut sembler ténébreux et sans espoir, mais si nous pouvons au moins demeurer purs (c’est-à-dire, singulièrement et uniquement pour Lui) devant le Seigneur et ne rechercher que Lui, Dieu aura alors le moyen d’obtenir ce qu’Il désire.

Le livre des Juges se termine avec la phrase suivante «Ainsi firent les fils de Benjamin; ils prirent des femmes selon leur nombre parmi les danseuses qu’ils enlevèrent, puis ils partirent et retournèrent dans leur héritage; ils rebâtirent les villes, et y habitèrent. Et dans le même temps les enfants d’Israël s’en allèrent de là chacun dans sa tribu et dans sa famille, ils retournèrent chacun dans son héritage. En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon. » (Juges 21:23-25)

L’économie de Dieu est bénie
chaque fois qu’un David se trouve

Voilà donc notre introduction à David. Combien il est précieux que sur cette terre, même au milieu d’une situation si ténébreuse et sans espoir et en dépit de ses propres échecs et défaillances, un homme s’est rendu compte que Dieu désirait quelque chose et s’est résolu à trouver ce qui était dans le cœur de Dieu. À cause de l’existence d’un seul homme comme lui, une génération toute entière a pu être emmenée dans la bénédiction de Dieu.

Chapitre Deux

La préparation de Dieu :
une femme, son fils, et un roi

Le cœur et le labeur de David

Afin de comprendre pourquoi David est si important pour nous aujourd’hui, nous devons considérer deux commentaires faits à son égard. Premièrement, Dieu Lui-même nous dit que David était un homme selon Son cœur (Actes 13 :22; 1 Sam. 13 :14), et deuxièmement, il nous est dit par Paul qu’il était un homme qui a servi sa propre génération (Actes 13 :36). Être un homme selon le cœur de Dieu concerne la personne de David, tandis que servir sa génération concerne son labeur ou son service.

Nous devons tous nous rendre compte combien cruciaux sont ces deux aspects. La toute première chose dont un être humain devrait se soucier, c’est sa relation avec Dieu. Cela devrait occuper la première place dans notre pensée, car nous ne pouvons servir notre génération selon le désir de Dieu que jusqu’à ce que nous Le comprenions.

Qui est notre «génération»?

Qui est notre «génération»? Notre génération comprend les gens qui sont vivants en même temps que nous. Je suis plus âgé maintenant, et mon sentiment personnel, considérant la situation parmi les enfants de Dieu aujourd’hui, est que le Seigneur ne reviendra pas de mon vivant. Néanmoins, j’ai le sentiment qu’il y a des raisons de croire que plusieurs d’entre vous qui vivez aujourd’hui verrez le retour du Seigneur, mais uniquement à condition que dans cette génération-ci le Seigneur puisse en trouver quelques-uns qui sont véritablement selon Son cœur. La génération qui ramènera le Seigneur doit se composer de gens qui recherchent le cœur du Seigneur!

Recherchant le cœur du Seigneur

Que signifie être une personne selon le cœur de Dieu? Il y a des milliers de croyants qui aiment le Seigneur et qui accomplissent fidèlement plusieurs choses au nom du Seigneur. Et pourtant combien d’entre eux se soucient vraiment de ce qu’Il recherche? Dans certains événements pour les jeunes, par exemple, peut-être que les chants impliquent des formes de musique modernes. Il y en a certains qui pourraient s’en plaindre. Les plus jeunes saints leur répondraient peut-être en défendant ce qu’ils croient avoir été bénéfique pour eux. Il ne s’agit pourtant pas de l’utilisation du genre de musique, quel qu’il soit, mais plutôt de savoir si le Seigneur Lui-même est heureux. Peu importe l’apparence extérieure des choses, notre point de repère doit être la satisfaction du Seigneur et l’accomplissement de Son désir.
Servant notre génération selon
ce qu’il y a dans le cœur du Seigneur

Des chrétiens s’impliquent souvent dans des activités qui finissent par prendre prédominance sur le Seigneur Lui-même. Ils ne servent donc pas véritablement leur génération dans ces activités. Les activités que vous considérez comme service de votre génération pour Christ, tel que prêcher l’évangile, conduire des études de Bible sur le campus et ainsi de suite, ne peuvent être simplement que des choses chrétiennes à faire, ou encore elles peuvent être un moyen très productif pour vous de prendre soin de ce qui est vraiment dans le cœur du Seigneur. En fait, nous devrions nous demander pourquoi tant de chrétiens prêchent l’évangile et si peu de gens sont sauvés comme résultat. Même parmi le peu qui sont sauvés, il y a tant de désaccord et de dispute. Savez-vous pourquoi il en est ainsi? C’est parce que parmi le peuple du Seigneur, très peu d’entre eux se soucient véritablement de ce qu’il y a dans Son cœur.

Servir le Seigneur dans notre génération
versus
servir selon ce qui est bénéfique pour nous

Je connais des croyants qui sont très fidèles à prêcher l’évangile, mais lorsqu’ils aident quelqu’un à croire, ils retiennent cette personne comme leur capital, comme si cette personne était une preuve vivante démontrant leur travail efficace en tant que chrétiens. Ils présentent leurs malheureux convertis dans la réunion et les force à se lever et à dire quelque chose afin que l’on puisse faire attention à leurs fruits. Bien que de tels saints soient vraiment fidèles à prêcher l’évangile, ils n’ont aucune idée de ce qu’il y a dans le cœur de Dieu, et ceux qu’ils amènent à Christ ne sont habituellement pas en mesure de croître sainement.

Tout croyant sur un campus universitaire doit trouver quelques autres croyants qui aiment le Seigneur et Son corps, et se réunir avec eux. Cependant, lorsque vous vous réunissez ensemble sur le campus, votre petit rassemblement peut vous devenir tellement précieux, même plus précieux que ce que le Seigneur recherche vraiment. Alors lorsqu’une réunion est annoncée dans votre localité le même soir que votre réunion de campus, vous aurez peut-être le sentiment que cela est une frustration plutôt qu’une bénédiction ou une opportunité. Qu’est devenue alors cette réunion de campus? Tout comme les nouveaux convertis dont nous avons déjà parlé, elle est peut-être devenue votre capital. Au lieu d’être quelque chose que Christ recherche, cette réunion est-elle devenue quelque chose qui se retrouve en concurrence avec ce que Christ recherche? Plutôt que de se soucier du profit de Dieu, nous nous retrouvons parfois en train de nous soucier de quelque chose qui est devenu notre propre capital «chrétien».

Notre connaissance de la Bible peut être profitable à Dieu, ou elle peut devenir profitable à notre soi. Si nous utilisons ce que nous savons pour notre propre gain, nous ne sommes pas ceux qui sont vraiment selon le cœur de Dieu. Je ne dis pas que nous ne devrions pas nous donner à apprendre et à être équipés dans la parole! Les jeunes devraient utiliser chaque occasion pour se donner à apprendre à étudier la parole et en fin de compte à dispenser la lumière qui est dans la parole. Vous devriez aussi apprendre à prêcher l’évangile, à amener les gens à Christ, à paître et élever les autres, et à vous exercer dans la vie de l’église. Les jeunes gens devraient être agressifs à apprendre ces choses. Chacun d’entre nous doit rechercher à devenir aussi profitable que possible au Seigneur dans notre opération tout au long de notre vie. Mais plusieurs choses que nous faisons en tant que croyants peuvent avoir quelque chose d’autre en vue. Il est même possible que le genre de camaraderie que nous expérimentons devienne quelque chose qui n’est pas selon le cœur de Dieu. Nous devons nous rendre compte que nous ne sommes pas ici pour notre camaraderie et le fait d’être ensemble, mais plutôt pour les intérêts du Seigneur. Le fait d’être ensemble doit avoir uniquement en vue les intérêts du Seigneur. Si notre point de vue est de transformer ce que le Seigneur nous a donné en ce qui est profitable au Seigneur Lui-même, nous serons alors une personne selon le cœur de Dieu.

David, un homme selon le coeur de Dieu
versus
Saûl, un homme selon ses bons concepts

Saül avait le sentiment que Dieu lui avait donné le royaume, alors il a fait de son mieux pour accomplir ce que le Seigneur semblait lui demander de faire. Il a essayé de tenir fidèlement son engagement. Il nous semble qu’il fut très fidèle a accomplir ce que le Seigneur lui avait demandé de faire, Par contre David a pris ce que le Seigneur lui a donné et a accompli tout en vue de ce qui serait profitable au Seigneur Lui-même. C’est ce que le Seigneur chérissait chez David. Sommes-nous capables de voir la différence?

Nous devons tous nous demander pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Par exemple, pourquoi assistez-vous à une telle ou telle université? Vous pourriez répondre, « Je voudrais avoir une belle carrière. » Demandez-vous encore pourquoi. Vous pourriez répondre, « Pour que je puisse me marier et avoir une famille. » Demandez-vous encore une fois pourquoi. Pour avoir des petits-enfants? Quelle est notre cible?

Même dans les choses les plus insignifiantes, nous devrions nous poser cette question. Supposons que vous aimiez acheter des livres et des commentaires spirituels. Demandez-vous pourquoi? Vous répondrez peut-être, «J’essaie de me construire une bonne collection.» Encore une fois je vous demanderai pourquoi! Peut-être serez-vous obligé de dire, «C’est parce que j’aimerais être respecté comme étant un frère spirituel parmi les églises». Oserions-nous demander une dernière fois pourquoi? Plusieurs chrétiens fidèles et zélés vivent toute leur vie sans jamais pouvoir répondre de façon adéquate à cette question : «Pourquoi fais-je ce que je suis en train de faire?» Le Seigneur aujourd’hui est harcelé à trouver parmi Son peuple des gens qui se soucient de ce qu’il y a dans Son cœur. Nous pouvons vivre notre vie pieusement, admirablement, et fidèlement, mais à moins d’avoir la bonne réponse à cette question, le Seigneur ne trouvera pas vraiment ce qui Le satisfait dans notre vie.

Combattre pour ce qu’il y a
dans le cœur de Dieu

Une fois que nous découvrons ce qu’il y a dans le cœur du Seigneur, nous devrions donner notre vie pour combattre pour cela. David était un tel combattant. Trop nombreux sont ceux qui se laissent emportés de la chose pour laquelle ils devraient vraiment combattre, même parmi ceux à qui le Seigneur a révélé quelque chose concernant Son dessein.

Naturellement si nous ne sommes pas au clair sur ce qu’il y a dans le cœur de Dieu, nous lutterons peut-être toujours pour quelque chose, mais nos efforts seront en vain. Saül et David ont combattu tous les deux pour l’établissement d’un Israël fort. Cependant David s’est battu pour un Israël fort afin que Dieu puisse trouver Son repos parmi Son peuple et obtenir Son témoignage sur terre, tandis que Saül s’est battu pour sa monarchie. J’espère que nous serons impressionnés de voir comment ces deux hommes, placés en tant que roi, tous deux ayant de bonnes qualités similaires, et tous deux recherchant à honorer Dieu, pouvaient paraître différemment à Dieu en ce qui concerne Sa satisfaction.

L’essentiel est le suivant : au cours de notre vie, nous devons tenir en vue ce que le Seigneur désire dans Son cœur. Puissions-nous tous être sauvés de faire des choses spirituelles avec seulement ces choses en vue. Au contraire, puissions-nous considérer comment ces choses affectent ou bénissent le Seigneur Lui-même. Nous considérons trop souvent comment les choses affecteront ou béniront d’autres gens outre le Seigneur Lui-même.

Si nous ne sommes pas encore mariés, il se peut que nous considérions comment plaire à nos parents, ou bien à l’élu(e) de notre cœur. En fait, la bonne volonté de la personne que nous estimons le plus, c’est la nôtre! Alors, il y en a peut-être plusieurs que nous considérons, outre le Seigneur, dont nous recherchons le cœur lorsque cela revient à ce que nous considérons ou faisons. Intérieurement, il semble que nous ayons plusieurs «patrons»! Même dans les choses spirituelles, il se peut que nous considérions ce qu’il faudrait faire à la lumière d’autres gens outre le Seigneur. Un homme spirituel, par contre, considère premièrement ce qu’il fait à la lumière de ce qui est profitable au Seigneur, se fiant à Lui et laissant ainsi tout dans Ses mains.

Une femme, un Nazaréen, et un roi
étant nécessaires pour changer l’âge

Rappelez-vous que la situation parmi le peuple d’Israël était devenue vraiment dégradée. Les prêtres avaient échoué, les juges avaient échoué, et il ne semblait y avoir personne que le Seigneur puisse envoyer pour parler pour Lui en tant que Son prophète. Le témoignage qu’avait le Seigneur parmi Son peuple était très faible et il y avait beaucoup de ténèbres. Il y avait eu même des meurtres parmi les tribus d’Israël. Il semble que Dieu ait permis à cette situation de confusion de continuer pendant une longue période de temps. Après approximativement quatre cent cinquante ans, les choses étaient telles que Dieu était prêt à changer l’âge.

Obtenant une femme—Anne—
qui était purement pour Dieu

Afin de pourvoir à l’émergence d’une telle personne comme David, Dieu a dû préparer premièrement un certain nombre de choses. L’une des choses qu’Il a dû faire pour préparer le chemin était d’obtenir une femme qui serait assez pure et bienveillante pour Lui offrir son propre enfant.

À presque tous les égards, Anne (1Sam. 1 :6) n’était pas une personne plus exceptionnelle que les autres. Son nom signifie «favorisé» ou «bienveillant,» ce qui est généralement le cas avec toutes les femmes. Elle était mariée à un homme qui avait une autre femme qui lui donnait des enfants, et pourtant elle demeurait stérile. Cependant, ceci n’affectait ni son amour ni son affection envers elle.

Pour une raison quelconque, Anne a ressenti le désir de supplier Dieu de lui donner un enfant (1Sam.1 :10). Beaucoup de femmes peuvent se réconcilier au fait qu’elles n’enfanteront pas d’enfants. Cependant, Anne ne pouvait pas se réconcilier à son incapacité à donner naissance à un enfant, et elle a voyagé jusqu’au tabernacle de l’Éternel pour supplier le Seigneur de lui donner un enfant. Dans sa prière, elle a même dit au Seigneur que si le Seigneur lui donnait un enfant, elle le Lui redonnerait afin qu’il Le serve toute sa vie, et qu’aucun rasoir ne passerait sur sa tête (v.11). En d’autres mots, elle offrirait son enfant comme un Nazaréen (Nom. 6 :5), quelqu’un qui serait en mesure de servir Dieu dans Son tabernacle bien qu’il ne soit pas né Lévite. Anne disait donc, «Je ne veux pas d’enfant pour moi-même; je veux un enfant pour Toi.»

Anne et Éli

Lorsqu’Éli a aperçu Anne prier, il a supposé qu’elle était ivre! Cela révèle à quel point Anne était désespérée lorsqu’elle priait. À cette époque-là, Éli occupait la fonction de grand prêtre ainsi que la fonction de juge d’Israël. Le fait qu’Éli a réprimandé Anne d’une telle manière n’était pas quelque chose de négligeable. Lorsque nous recherchons purement le Seigneur, pour Ses intérêts, le Seigneur permettra parfois que nous soyons mal jugés et réprimandés même par Ses serviteurs. Ceci n’est pas facile à accepter, mais nous devons apprécier la façon dont Anne a répondu. Elle n’a pas dit avec indignation, «Ne vois-tu pas que je suis en train de prier? Je ne suis pas ivre! Repens-toi!» Même envers un serviteur, apparemment inadéquat, elle a répondu avec une attitude louable. Elle n’a pas essayé de se justifier. Au contraire, elle a expliqué à Éli que son âme était très amère à cause de la lourdeur en son coeur. Éli s’est rendu compte tout de suite alors de la vraie nature de la situation, et a prononcé une parole en lui représentant le Seigneur, indiquant par là qu’il avait en effet un discernement spirituel.

Comment pouvons-nous savoir qu’Anne a reçu les paroles d’Éli comme étant les paroles du Seigneur? Elle est partie immédiatement pour aller manger et elle était encouragée. Elle avait l’assurance que le Seigneur avait entendu sa prière. Cela indique encore une fois quelque chose d’impressionnant à son sujet. Ne nous demanderions-nous pas si nous devrions croire dans les paroles d’une personne qui venait de démontrer un manque flagrant de discernement à notre égard? Éli ne venait-il pas de la mal juger en supposant qu’elle était ivrogne? Comment se fait-il qu’elle puisse alors avoir confiance à la parole d’Éli, que le Seigneur répondrait à sa prière? Néanmoins Anne reconnaissait qu’Éli représentait toujours le Seigneur. Elle s’est rendu compte que Dieu soutient toujours ceux en qui Il a placé Son autorité, peu importe leurs échecs et faiblesses personnelles.

Anne est un bon exemple pour nous. Éli était peut-être un homme spirituel «dépéri», mais il était quand même grand prêtre et juge. De plus, il était toujours véritablement un homme spirituel. Cela est évident par la manière dont il a pu parler au nom du Seigneur même après que son erreur de jugement avait été exposée. Il peut nous sembler qu’Éli aurait dû demander pardon à Anne, mais de toute façon, il l’a encouragée en lui disant, sans même savoir ce qu’elle avait prié, que le Seigneur répondrait à sa prière. Ainsi, Éli était suffisamment au clair. Il semble qu’il pouvait être facilement dupé, mais lorsque la situation exigeait qu’il soit clair, il était clair.

Un jour, lorsque j’étais un jeune croyant, j’étais très attristé devant le Seigneur au sujet de quelque chose qui pesait si lourd en mon coeur. Un certain ancien m’a aperçu et m’a réprimandé, et pendant que mes larmes coulaient, il m’a encore réprimandé et m’a commandé de cesser de pleurer. Je me suis arrêté de pleurer, et par la miséricorde du Seigneur, je l’ai honoré comme étant quelqu’un que le Seigneur avait placé pour veiller sur moi. À ce moment, je me suis rendu compte combien sérieuse était la situation. Selon mon sentiment, si j’avais réagi de manière déplacée, j’aurais perdu ma relation sans nuages avec Christ et Son église, car ce frère-là en représentait tous les deux.

La réaction d’Anne envers Éli :
«Que ta servante trouve grâce à tes yeux»

Ainsi, apprenons tous quelque chose de plus dans les paroles d’Anne. C’est une bonne parole pour nous tous. Sa réaction au jugement injuste d’Éli était «Que ta servante trouve grâce à tes yeux» (1Sam. 1 :18). Si nous apprenons à réagir de cette façon lorsqu’on nous critique pour avoir fait quelque chose, combien de problèmes dans la vie de l’église seraient évités! Soyez toujours prêt. Dans la vie de l’église, il y a de nombreuses opportunités d’être incompris. Peut-être qu’un saint plus âgé vous demanderait « Quel genre de musique utilisez-vous dans vos réunions de jeunes? Vous devriez sortir de toute réunion où l’on utilise des airs de musique impies »! Au lieu d’essayer de défendre quoique ce soit, vous n’avez qu’à répliquer «Que ta servante trouve grâce à tes yeux!» Vous pouvez argumenter et même dire «Vous critiquez notre choix de chants, mais au moins nos réunions sont plus vivantes que les vôtres!» Cependant, cela n’amènerait aucune grâce! En fait, du moment où vous parleriez de cette façon, la grâce partirait. Apprenez à répondre comme Anne. Même si un frère ou une soeur dit que ce que vous faites est terrible, apprenez à dire «Que je trouve grâce à tes yeux» Ceci est le secret pour avoir une vie de l’église saine. Souvent, plus vous essayez de défendre quelque chose, plus la porte sera ouverte aux accusations supplémentaires. Mais considérez Anne. La première parole d’Éli envers elle était terriblement injuste. Néanmoins sa réponse a ouvert le chemin pour qu’Éli puisse opérer de façon adéquate; cela l’a suffisamment touché pour qu’il dise, «Va en paix; et que le Dieu d’Israël t’accorde la demande que tu Lui as faite!» Ce n’est pas une petite chose que d’être capable de réagir à une telle situation comme Anne. Si nous sommes capables d’opérer si doucement, cela ouvrira la porte à une telle douceur dans la vie de l’église, car tous ceux qui sont impliqués sont pour le Seigneur et aiment le Seigneur. Personne n’a l’intention de faire des choses nuisibles. C’est simplement que parfois nous voyons les choses différemment. Dans la vie de l’église nous devons tous rechercher à connaître cette grâce ensemble.

Dieu donnant un fils à Anne pour une offrande

Immédiatement après cela, Anne s’est rendu compte que Dieu l’avait entendue et répondu à sa prière. Elle s’est laissée encouragée en cessant d’être dans l’amertume, et elle a enfanté effectivement un fils et l’a appelé Samuel, « demandé ou entendu de Dieu ».

Samuel le nazaréen

Lorsque Samuel était petit, servant dans la maison de Dieu, il nous est dit qu’il portait un éphod de lin, ce qui signifie qu’il servait en tant que prêtre. Il n’était pas un Lévite, mais parce qu’il était un Nazaréen, il pouvait servir en tant que prêtre devant Dieu.

Nous devrions tous nous rendre compte que la manière dont nous nous revêtons devant le Seigneur est très importante, car notre opération est déterminée par la façon dont nous sommes revêtus. Vous pouvez vous vêtir de façon nonchalante extérieurement, mais intérieurement, vous devez vous ceindre, portant l’éphod de lin, et servant en tant que prêtre. Le jour où vous revêtez l’éphod de lin, est le jour ou vous commencer à servir en tant que prêtre. Ceci n’est pas quelque chose qu’une fois commencé, vous pouvez cesser et recommencer comme bon vous semble. Si vous faites cela, cela signifie alors qu’au lieu de vivre et servir le Seigneur en tant que prêtre, vous ne participez qu’à certaines choses dans la vie de l’église.

Servant le Seigneur sous Éli

Samuel servait le Seigneur en tant que prêtre. S’il ne s’agissait que de cela, son service n’aurait pas été trop difficile. Mais servir sous Éli, dont les yeux avaient commencé à devenir «troubles» (1Sam. 3 :1-2) n’était probablement pas quelque chose de facile. Servir sous qui que ce soit qui n’est pas vraiment clair peut être une réelle souffrance. L’une des choses qui m’inquiètent le plus dans la vie de l’église est quand les anciens ne sont pas clairs. Si les frères qui prennent la direction dans une localité ne sont pas clairs, plusieurs choses très drastiques peuvent se produire. Des choses négatives peuvent passer inaperçues et ne pas être traitées, et les choses positives comme le déplacement de l’Esprit peuvent être manquées. Cependant, si vous avez un cœur juste, l’exemple négatif et l’opération positive qui se manifeste encore, quelle qu’elle soit, peuvent vous beaucoup apprendre.

Un témoignage personnel

Il y a plusieurs années de cela, j’ai appris qu’un certain frère ancien avait pris la mauvaise habitude de fumer. Je n’en ai parlé à personne, mais un jour, un autre frère que je connaissais est venu me dire qu’il avait vu fumer cet ancien, et il ne savait pas que faire. Nous aurions pu critiquer ce frère ou répandre des commérages au sujet de ce frère, mais au lieu de cela j’ai dit «prions!» Ceci a été un vrai salut pour nous. Nous n’avons même pas prié pour la situation de ce frère en particulier, car même notre prière aurait pu devenir encline à juger, ouvrant ainsi une porte vers un manque de respect pour ce frère. Au contraire, nous avons prié le Seigneur de nous accorder Sa miséricorde afin que nous ne voyions que Lui dans la vie de l’église. Pas trop longtemps après, cet ancien a donné un message dans lequel il a dit, «Vous ne pouvez pas savoir combien de puissance un petit bout de cigarette de trois pouces peut avoir sur vous.» À ce moment j’ai ressenti du Seigneur que ce frère avait réussi à passer au travers de ce problème, et j’ai loué le Seigneur. Je crois que notre prière y a joué un rôle, bien que dans notre prière nous n’ayons pas mentionné particulièrement son habitude.

Surtout lorsque vous êtes jeunes, vous croyez que les dirigeants doivent être des géants vainqueurs de la foi, tandis qu’ils ne sont en réalité que des êtres humains tous comme vous. La vie de l’église est remplie de gens qui ont tous des problèmes. Pour chaque problème que vous apercevez dans la vie de l’église, rendez-vous compte qu’il en existe beaucoup plus que vous n’apercevez pas. Soyez-en reconnaissant! En fait, si vous désirez être une personne qui est selon le cœur de Dieu, vous devez apprendre à ne pas voir certaines choses, ou au moins à les couvrir avec de l’amour. En fin de compte, si vous apprenez à supporter le désordre dans la vie de l’église, vous serez en mesure de continuer à croître. Même les situations chaotiques sont là surtout pour notre apprentissage et notre croissance.

Samuel servait ainsi en tant que prêtre―pas indépendamment, mais plutôt sous un grand prêtre dont la vue était devenue trouble. C’était pourtant dans ces conditions que le Seigneur lui a parlé.
Dieu parlant à Samuel

Nombreux d’entre nous connaissent cette histoire. Il nous est dit que la parole de l’Éternel se faisait rare en ce temps-là (1Sam. 3 :1). L’homme n’avait pas entendu Dieu parler depuis fort longtemps. Souvenez-vous que les prophètes avaient échoué ainsi que les prêtres et les rois. Un soir, pendant que Samuel dormait dans la maison du Seigneur, il a été réveillé par quelqu’un qui appelait son nom (v.4). Samuel, n’ayant jamais entendu la voix du Seigneur auparavant, a cru que cela a dû être Éli qui l’a appelé, alors il a couru vers Éli. Éli lui a dit qu’il s’était trompé, et de retourner se coucher. Ceci s’est répété à deux reprises, après quoi Éli s’est finalement rendu compte que c’était le Seigneur Lui-même qui s’adressait à Samuel.

J’apprécie vraiment Éli dans ce récit. Éli était au clair lorsque cela était nécessaire. Il a considéré Anne comme étant ivre, mais lorsqu’il l’a bénie, c’était une vraie bénédiction. Et malgré le fait qu’il n’était pas clair au début que c’était le Seigneur qui appelait Samuel, lorsqu’il s’est rendu compte que c’était en effet le Seigneur, il était très au clair sur ce que Samuel devait faire. Il a dit à Samuel de retourner et de répondre «Parle Seigneur, Ton serviteur écoute» lorsqu’il entendrait la voix du Seigneur encore une fois (si nous étions Eli, nous serions peut-être tentés de donner un sédatif à Samuel dans l’espoir que le Seigneur serait alors obligé de nous parler, ou peut-être serions-nous tentés d’instruire Samuel de dire au Seigneur de venir s’adresser à nous, car Éli n’était-il pas le juge d’Israël à cette époque-là, et le prêtre oint? Le fait que le Seigneur s’est adressé à Samuel plutôt qu’à Éli signale le jugement du Seigneur contre Éli.)

Lorsque le Seigneur a appelé Samuel la quatrième fois, Samuel a répliqué comme Éli le lui avait dit, et le Seigneur lui a prononcé Son jugement contre la maison d’Éli. C’était une parole très sévère. Dieu était en colère contre Éli, car celui-ci n’avait pas restreint ses fils de commettre du mal, ce qui constituait l’abus de leurs privilèges de prêtre ainsi que l’immoralité flagrante qui avaient au milieu même de la maison de l’Éternel. Dieu n’a pas modéré ce qu’Il avait à dire à cause du fait qu’Éli avait élevé fidèlement Samuel. C’était un jugement qui, selon Dieu, produirait un tel effet que les deux oreilles de quiconque l’entendrait en Israël se tinteraient (1Sam. 3 :11).

Le jugement de Dieu envers l’échec d’Éli

Régler ses propres enfants n’est pas quelque chose de facile, car vous les aimez et vous avez tendance à fermer les yeux sur leur comportement comme personne d’autre n’est capable de le faire. Il y a un proverbe chinois qui dit que si vous désirez élever correctement vos enfants, vous devez les remettre entres les mains de quelqu’un d’autre qui saura les réprimander. Or, Éli savait sans doute que la parole du Seigneur à Samuel avait quelque chose à voir avec lui. Samuel ne voulait pas dire à Éli tout ce que le Dieu lui avait dit, car Dieu lui avait dit que la maison d’Éli était jugée sans possibilité de repentance. Éli a dû se rendre compte de tout cela, car il a dit à Samuel de ne lui rien celer. Lorsqu’il a entendu la parole du Seigneur, il a dit, «C’est l’Éternel, qu’Il fasse ce qui Lui semblera bon!» Il ne savait peut-être pas comment contrôler ses fils, et sa vue était peut-être devenue trouble, mais Éli demeurait toujours un homme spirituel.

Dieu obtenant un prêtre, un juge
et un prophète en Israël

À partir de ce moment, le Seigneur était manifestement avec Samuel. Samuel a commencé à juger Israël, et il a continué à le faire tous les jours de sa vie.

Ainsi, en Samuel, nous voyons une sorte de restauration des trois lignes en une seule personne, car Samuel fonctionnait en tant que prêtre, en tant que juge, et en tant que prophète. Dieu a continué à parler à Samuel tout au cours de la vie de celui-ci, et Il n’a laissé tomber à terre aucune de Ses paroles (3 :19-21).

Dieu a utilisé une femme et le fils qu’elle a offert pour Se rapprocher de Son but. Maintenant, Il avait besoin d’une autre personne pour obtenir l’homme qui serait selon Son cœur. Qui serait la dernière personne qui préparerait le chemin pour que Dieu obtienne un homme selon Son cœur?

Saül le roi

Saül était la troisième personne dont Dieu avait besoin pour inaugurer David. Son nom signifie «désiré,» «demandé,» ou «prêté». Le nom de Samuel signifie «demandé de Dieu» mais Saül ne signifie que «demandé.» Avec Saül, nous pouvons voir quelqu’un qui s’est donné entièrement au désir de l’homme de gagner quelque chose pour lui-même. Lorsque le peuple a demandé à Samuel un roi (1Sam. 8 :5), Saül était la réponse à leur demande. Dans un certain sens, Saül était comme un fossé qui devait être traversé avant que David puisse paraître, mais nous ne devons pas mépriser de tels «fossés», car sans les fossés, la vie serait très plate! Saül était peut-être une frustration, mais sa vie fournit un cadre pittoresque à la procédure de produire David, rehaussant ainsi notre appréciation de ce que Dieu trouverait enfin chez David.

Le peuple de Dieu désirant un roi

Les gens se sont approchés de Samuel afin qu’il leur donne un roi. Il nous est difficile de les culpabiliser lorsque l’on considère l’expérience des enfants d’Israël sous les juges. La situation était souvent chaotique. Il était des fois où il n’y avait personne qui fonctionnait comme juge. On ne savait pas qui en était responsable. Mais à chaque fois que le besoin se présentait, Dieu élevait quelqu’un. Donc, pendant une période de plus de quatre cents ans, depuis que les enfants d’Israël étaient entrés dans la terre promise, les juges n’ont régné qu’une partie de ce temps, et même lorsqu’ils ont régné, la situation était souvent bizarre. Les enfants d’Israël ont demandé à Samuel un roi pour régner fidèlement sur eux tout comme les autres peuples autour d’eux.

Pourquoi Dieu ne voulait-Il pas leur donner un roi? Parce qu’Il voulait que Son peuple dépende de Lui. Même lorsqu’il y avait un juge, Dieu ne leur donnait pas trop de sécurité, car lorsque les choses semblent stables et sûres, on a tendance à oublier Dieu. C’est comme des enfants qui ont une maison, un bon père, de l’argent dans la banque, un toit au-dessus de leur tête, et de la nourriture sur la table. Combien d’entre nous, dans une telle situation, ressentent le besoin de s’accrocher à Dieu? Lorsque Dieu nous fournit quelqu’un qui peut nous donner de la paix et de la sécurité, nous ne tournons pas à Lui pour ces choses. Voilà pourquoi Dieu permet des problèmes de surgir. Lorsque nous avons des problèmes, n’est-il pas vrai que nous prions davantage? Et comment se fait-il que lorsque l’on nous accepte dans un programme collégial, ou encore dans un certain emploi, nous nous sentions remplis d’espoir et de bonheur? C’est parce que, tant que vous avez cet emploi ou que vous êtes dans ce programme, vous vous dites, «Ah! Maintenant tout est réglé, tout ira bien à partir de maintenant.» Mais le désir de Dieu est que nous dépendions uniquement de Lui. Au lieu de dépendre de Dieu, nous désirons souvent un roi, tout comme celui dont nous voyons dépendre les gens sans Dieu autour de nous.

Lorsque Samuel a amené cette affaire à Dieu, le Seigneur lui a dit «Ne sois pas malheureux. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, mais Moi, afin que Je ne règne point sur eux» (1Sam. 8 :7). Le Seigneur désirait être leur Roi, mais ils ne voulaient pas venir à Lui. Il leur a donc donné un roi, mais lorsqu’Il leur a donné un roi, Il comptait être le Roi de ce roi. Il avait besoin alors d’un homme selon Son cœur.

Qui était cet homme qui a été choisi parmi les Israélites? C’était Saül, un homme pieux d’une bonne famille (1Sam. 9 :2). Il devait sembler être le bon choix. Il surpassait tous les autres en taille. Si l’on regardait dans une foule, il ressortirait d’entre tous, et l’on se souviendrait probablement de son beau visage.

Samuel oignant Saûl comme roi

Lorsque Samuel a oint Saül comme roi, il a dit, «L’Éternel ne t’a-t-il pas oint pour prince sur Son héritage?» (1Sam. 10 :1). Samuel n’a pas fait de tel discours lorsqu’il a oint David. Je crois que Samuel aimait Saül. Ainsi, Saul a été oint pour être le premier roi sur l’héritage de Dieu, la nation d’Israël. Et comme Saül, le nouveau roi, a tourné le dos pour s’en aller d’avec Samuel, Dieu lui a changé son cœur en un autre (1Sam. 10 :9). Quelle confirmation! Il est devenu une autre personne, n’étant plus craintif. Et au-delà de tout cela, l’esprit du Seigneur est descendu sur lui, et ainsi il a parlé parmi les prophètes (1Sam. 10 :10).

Oint, recevant un cœur nouveau,
et étant rempli de l’Esprit

J’espère qu’un grand nombre d’entre vous désireront ce que Saül a expérimenté à cette époque-là. Nous ne devrions pas être satisfaits de continuer de la même façon. Nous devrions demander à Dieu de nous oindre jusqu’à ce que nous devenions une nouvelle personne, même une personne remplie du Saint-Esprit. Lorsque les anciens dans votre localité vous voient, ils devraient avoir le sentiment qu’ils voient une nouvelle personne en vous. Oh! Combien nous avons besoin de ce cœur nouveau qui provient du fait d’être rempli du Saint-Esprit! Les ingrédients des réunions ne devraient pas être rigides, schématisés et prévisibles. Au contraire, la vie de l’église devrait être remplie des gens qui sont saturés de l’Esprit! Nous devrions être ceux qui sont un avec l’opération de Dieu. Dieu opère! Il est dynamique et plein d’entrain, et nous devons l’être également! Combien nous devons demander au Seigneur de nous remplir de Son Esprit! O Seigneur, sature-nous! Rends-nous nouveaux!

Qu’est-ce qui distinguait David et Saül en tant que ceux que Dieu a oints? Ils avaient tous les deux un cœur nouveau. Ils sont devenus une nouvelle personne. L’Esprit s’est précipité sur eux, et ils ne pouvaient pas parler comme avant. Leur opération ne pouvait plus être limitée. Nous pouvons tous être ce genre de personnes, prenant l’initiative parmi les saints de louer le Seigneur, de prier, de chanter, et de parler pour Lui. Puissions-nous tous devenir si nouveaux dans les églises aujourd’hui. Ainsi demandons-nous tous au Seigneur, «Fais de moi une nouvelle personne! Donne-nous un cœur nouveau! Oins-nous! Que Ton esprit nous sature, afin que nous puissions être un peuple qui marche selon Ton économie.

Chapitre Trois

Saül : l’insuffisance de la religion

Pourquoi les enfants d’Israël ont-ils demandé un roi à Samuel? C’est parce qu’ils désiraient avoir quelqu’un dans leur existence sur qui ils pouvaient compter, autre que Dieu. Nous aimons tous avoir quelque chose sur lequel nous pouvons nous appuyer, quelque chose qui nous procure une certaine sécurité. Une jeune personne pourrait se fier à un diplôme obtenu d’une certaine université. Une personne plus âgée pourrait se fier à un certain montant d’argent dans un compte de retraite. Un bon nombre de choses différentes deviennent des «rois» auxquels les gens se fient pour se protéger contre des moments difficiles. Même dans la vie de l’église, il se peut que nous recherchions un tel roi à la place du Seigneur.

Certains pourraient soutenir que le Seigneur nous a donné des dirigeants. Oui, le Seigneur nous fournit des saints plus matures qui sont capables de prendre soin des frères et des sœurs dans la vie de l’église, mais si le Seigneur est miséricordieux, Il ne nous permettra de dépendre d’aucune personne ni de chose autre que Lui-même.

Les principes d’opération de Saül
provenant de la religion

Saül était très bon à bien des égards. Il a pourtant manqué de satisfaire Dieu parce qu’il a opéré en tant que quelqu’un dans la religion. Il n’était pas méchant; c’était sa «religiosité» qui lui a fait perdre sa valeur aux yeux du Seigneur. Considérons comment il en était ainsi.

1. Au nom de Jéhovah, il s’est efforcé en lui-même de satisfaire les besoins de l’homme

Les Israélites croyaient qu’ils avaient besoin d’un roi, en tant que nation, et ils ont donc demandé à Samuel de leur choisir un roi parmi eux. Le Seigneur a consenti à leur donner un roi, et Saül a été choisi et oint. (1Sam. 10 :1).

Pauvre Saül! Si seulement le peuple n’avait pas demandé de roi, Saül aurait pu vivre une vie heureuse et pleine de succès. Au lieu de cela, depuis plus de trois mille ans, il a la réputation d’un «mauvais roi,» par rapport à celle de David d’un «bon roi.» Pourtant ceux qui pensent que Saül était mauvais ou méchant n’ont probablement jamais lu le récit dans la Bible, car dans la Bible nous pouvons voir que Saül était en fait une assez bonne personne. Peut-être nous souvenons-nous de la façon dont il a pourchassé David afin de le tuer, mais aussi devons-nous nous souvenir de la manière dont Saül a reçu un cœur nouveau au moment où il a été oint, de la manière dont l’Esprit est descendu sur lui, et de la manière dont il a combattu vaillamment contre les ennemis d’Israël. Il n’était pas une personne terrible mais sa fin était triste. Comment se fait-il qu’il ait manqué de satisfaire le cœur de Dieu?

Un roi centré sur les besoins de l’homme
plutôt que sur le cœur de Dieu

Saül lui-même a été fait roi parce que le peuple croyait qu’il en voulait un. Ce n’est pas Dieu qui a initié cette requête. Samuel avait désigné ses fils comme gouverneurs, mais ils n’ont pas bien gouverné. Donc le peuple n’était pas satisfait avec eux et désirait un roi. Il en avait assez de quatre cent cinquante ans de direction inconsistante. Il voyait comment les nations autour de lui étaient gouvernées par une lignée des rois prévisibles et stables. En effet, si l’existence du peuple d’Israël sous les juges est comparée avec ce qu’il a expérimenté en Égypte, plusieurs pourraient croire qu’il ferait mieux de rester en Egypte! À tout de moins, il était dans un environnement relativement plus sécuritaire et il était suffisamment nourri. Peu importe, le peuple était fatigué d’être dans le désordre dans lequel il se croyait être. Ainsi donc, Dieu lui a donné Saül. Le peuple a obtenu ce qu’il a «demandé» (ce qui est la signification du nom de Saül), tout comme prévu (1 Sam. 8 :9-18).

Après être devenu roi, Saül se sentait responsable de prendre soin des besoins du peuple. Cependant le royaume qui lui a été donné de diriger était, en fait, le royaume de Dieu et non pas le sien. L’intention de Dieu était qu’Il exercerait Sa royauté au travers du roi choisi parmi le peuple, qui Le représenterait devant le peuple. Au lieu de se tourner à Dieu en tant que le vrai roi, Saül a essayé de s’adresser directement aux besoins du peuple, par ses propres efforts.

Les besoins sont-ils réels? Ils le sont. Dieu réclame-t-Il que les besoins soient comblés? Oui. Cette raison est-elle suffisante pour agir? Elle ne l’est pas! Et pourquoi pas? Parce que Dieu Lui-même désire être Celui qui comblera tous les besoins. Nous ne devons donc pas réagir à un besoin indépendamment de Dieu. Lorsque nous réagissons d’une telle manière, nous tombons dans la religion. À cause de sa réaction « religieuse, » Saül a perdu sa valeur devant Dieu en tant qu’un homme qui pouvait régner pour Lui.

Les besoins auxquels nous faisons face, en tant que le peuple de Dieu, peuvent être urgents. Juste avant que Saül soit devenu roi, les Ammonites s’étaient avancés et avaient assiégé la ville de Jabès de Galaad, une ville en Israël (1Sam. 11 :1). Les gens de cette ville avaient demandé d’avoir une trêve de sept jours afin qu’ils puissent se trouver un libérateur en Israël, et très étonnamment, l’ennemi y a consenti. Et s’il ne s’y trouvait aucun libérateur pour sauver la ville, les gens de Jabès de Galaad se rendraient, leur œil droit leur serait arraché, et ils devraient servir les Ammonites en tant qu’esclaves en échange de leur vie. S’ils ne se rendaient pas, toute la population serait tuée par l’épée. Le besoin était donc très urgent et réel!
Comme croyants, nous rencontrons aussi des moments de besoins désespérés. Comment y réagissons-nous pendant ces moments? Il y a des temps de difficulté où il nous semble que l’on doive absolument faire quelque chose. Et surtout lorsque vous servez le Seigneur en tant que quelqu’un qui exerce une certaine direction, vous serez confronté avec de nombreuses choses nécessitant une certaine action. Comment réagirez-vous? Réagirez-vous directement pour prendre soin du besoin, comme l’a fait Saül, ou irez-vous vers le Seigneur pour rechercher ce qu’il y a dans Son cœur?

2. En tant que roi, Saül croyait que ce que Dieu lui avait donné pouvait être légué à quelqu’un que lui-même aurait choisi

Il est très commun dans la religion de présumer que les choses spirituelles peuvent être transmises aux héritiers. Même un évangéliste très connu a légué ce qu’il avait développé à son fils. Nous ne présumons pas juger que cela n’est pas quelque chose du Seigneur, mais dans plusieurs cas des hommes spirituels ont tenté de faire une place pour leurs enfants dans ce que le Seigneur leur avait donné. Éli a permis à ses fils de servir en tant que prêtres tandis que ceux-ci n’en étaient pas dignes (1Sam. 2 :22), et même Samuel a tenté d’établir ses fils pour gouverner Israël après lui, bien qu’ils ne connaissaient pas le Seigneur comme lui, et même acceptaient des «pots-de-vin» (1Sam. 8 :1). Samuel semble être parfait en toute chose à l’exception de ce point. Nous devons donc tous être impressionnés de nous rendre compte combien il est difficile pour un père de ne pas désirer voir son fils marcher dans ses traces.

Dans 1 Samuel 20 :31, Saül a dit à son fils Jonathan qu’en se rangeant du coté de David, il perdrait le royaume que lui (Saül) comptait lui léguer. Aux yeux de Saül, Jonathan était l’héritier de son royaume. On aurait dû demander à Saül, «Qui décide qui sera le roi en Israël? Toi? Le royaume appartient à Dieu, et non pas à toi, et qui règnera en Israël est Sa décision!» Peu importe à quel point Saül désirait que Jonathan soit roi après lui, ce n’était pas à lui de le décider. Cette intention de Saül―d’établir sa lignée en tant que la monarchie pour régner sur Israël―était très offensante à Dieu. En fait, la lignée de David a été choisie, mais lorsque David a établi son fils sur le trône, c’était selon la révélation de Dieu et non pas pour préserver sa propre postérité. C’était basé sur ce que le Seigneur lui avait révélé, et non pas sur quelque chose qu’il a assumé de lui-même!

Même parmi nous, il est trop facile de considérer que le ministère du Seigneur devrait se poursuivre par la voie de l’héritage. Nous ne devons pas penser de cette façon concernant le ministère du Seigneur. Le ministère que le Seigneur a confié à une personne n’opère que pendant la vie de cette personne. Lorsque cette personne meurt, son ministère s’arrête. Même si elle le veut, elle ne peut pas le léguer à qui bon lui plaît. Cela revient au Seigneur d’élever la prochaine personne qui travaillera avec Lui d’une telle façon. Dans le dernier article du 31 décembre du livre intitulé Une table dans le désert (A Table in the Wilderness), Watchman Nee s’adresse à cette question en disant qu’une fois qu’un serviteur du Seigneur a servi sa génération et est mort, le Seigneur doit tout labourer afin de préparer la terre pour tout ce qu’Il pourrait faire ensuite, ce qui ne pourrait se produire qu’après une certaine période de temps. Selon notre idée peut-être, le ministère devrait être quelque chose continué par la voie de l’héritage, en tant qu’une continuation directe. Il y a même des discussions à propos de qui a hérité le ministère de quelle personne, ou à propos de qui sera la continuité ou le successeur de qui. Nous ne devons pas comprendre le ministère de cette manière. Une telle compréhension relève de la religion et empêche Dieu d’avoir la prééminence parmi nous.

3. En tant que roi, Saül a accompli
ce qui lui avait été divinement confié au moyen de la vie de l’âme naturelle

Dieu a nommé Saül roi de Son peuple. Régner en tant que roi était l’engagement divin que Saül avait reçu. En tant que le roi divinement désigné, Saul devait faire face à de nombreuses situations, mais il les a traitées au moyen du rival de Dieu, c’est-à-dire, de la vie du soi.

Tous ceux qui servent Dieu font face à la même possibilité. Lorsque nous avons été honorés par Dieu avec une certaine responsabilité, habituellement notre réaction immédiate est d’être fidèle à tout ce qui nous a été confié. Quelle forme cette fidélité prend-elle? Elle prend souvent la forme de faire ce qui est juste, ce qui est nécessaire, ou ce qui est attendu. Cependant, lorsque vous faites des choses pour Dieu de cette façon, vous êtes religieux si vous les faites indépendamment de Dieu. Même ce message peut vous amener à faire quelque chose qui ne sera que religieux si ce n’est pas de Dieu Lui-même. Même un bon message peut nous présenter une façon ou un moyen de faire quelque chose sans Dieu. Chaque fois que nous pensons, «Ça y est! » ou « Maintenant je sais ce que je dois faire!» ou «Cela est vraiment la façon de faire les choses!», nous devrions alors être extrêmement prudents. Toutes ces choses peuvent nous entraîner dans la religion si elles deviennent un moyen pour nous de faire quelque chose pour Dieu indépendamment de Lui, et par notre vie du soi.

4. En tant que roi, Saül a reçu quelque chose
de précieux de la part de Dieu, mais il a permis à cette chose de devenir plus précieuse pour lui que Dieu Lui-même

Saül n’était vraiment pas une mauvaise personne. En fait, lorsque Samuel lui a dit qu’il serait roi, il a répondu très humblement en disant qu’il n’était pas digne d’un tel honneur. Il savait probablement qu’être roi impliquerait beaucoup de maux de tête, et il ne s’y intéressait pas. Néanmoins, Samuel l’a oint roi de toute façon, et le Seigneur lui a donné un cœur nouveau (1Sam. 10 :9).

Un peu plus tard, lorsque le temps est venu de choisir publiquement le roi parmi le peuple, je crois que Saül espérait encore que ce ne serait pas lui. Après tout, les chances d’être tiré au sort parmi tout le peuple auraient pu rendre les possibilités d’être choisi pour être roi assez lointaines au premier abord. Mais une fois que la tribu de Benjamin a été choisie, et une fois que son clan a été choisi parmi tous les clans de la tribu de Benjamin, il a commencé peut-être à se rendre compte que Samuel avait probablement vu juste. Ainsi, d’ici le moment où l’on a appelé son nom, il avait déjà disparu! Donc, le peuple a dû demander à Dieu où il était, et Dieu a dû répondre au peuple que Saül se cachait parmi les bagages de la foule (1Sam. 10 :22)! Personne n’aurait pu accuser Saül de convoiter la royauté.

Saul se sentait probablement reconnaissant du nouveau cœur qu’il avait reçu, aussi bien que du fait d’avoir été rempli de l’Esprit (1Sam. 10 :10). Il peut avoir dit «Merci pour tout, c’est un grand honneur…mais je crois qu’il y a une erreur. Je ne veux pas être roi!» Mais lorsque les gens l’ont regardé après qu’il a essayé de se cacher parmi toutes les tentes et les bagages, ils ont remarqué qu’il était effectivement très attirant et qu’il dépassait de la tête et des épaules tout le reste du peuple. Il devait mesurer au moins six pieds et demi. Si qui que ce soit se demandait si Saül devait être roi, quelqu’un d’autre aurait pu dire, «Va et tiens-toi à coté de lui, et dis-nous qui d’autre est comme lui?»

Ceux qui pensent que Saül était une mauvaise personne n’ont pas lu ce que la Bible dit à son sujet. Il n’était pas quelqu’un qui recherchait le pouvoir. En fait, il semble qu’il ne voulait avoir aucune part à la royauté. La royauté était quelque chose qu’on a dû imposer sur lui.

Le peuple croyait avoir trouvé l’homme de la situation. C’était pourtant comme quelqu’un qui va se marier. Le peuple n’avait aucune idée de ce dans quoi il tombait! Peu importe combien il «courtisait» et s’attendait au jour où il serait «marié», il n’avait aucun moyen de savoir quelle serait la réalité d’être «marié» à un tel roi que jusqu’à ce qu’il l’ait expérimenté. À ce stade, il ne vivait que dans les sensations plutôt que dans la réalité, et la notion enivrante d’avoir un roi l’a amené à «se nouer» avec Saül. Tout comme avec le mariage, plusieurs ont fini pourtant par se rendre compte qu’avoir un roi n’était pas comme ils l’avaient imaginé au début. Dieu n’a pu que répondre à cette réalisation en disant, « J’ai beau essayé de vous le prévenir, vous y avez insisté.»

Mais Saül et le peuple d’Israël ont bien commencé. Saül avait été oint, il avait reçu un cœur nouveau, il avait été rempli de l’Esprit, et il avait été très bien accueilli par le peuple. Une autre histoire nous indique que l’on s’attendait peut-être à ce qu’il devienne un très grand roi. Certains «hommes pervers de Bélial» avaient remis en cause le fait qu’on l’avait choisi comme roi (1Sam. 10:27). Plus tard, après qu’il avait remporté une grande victoire qui l’a établi aux yeux du peuple comme son vrai leader, il n’a pas permis que ceux qui s’étaient moqués de lui soient punis (1Sam. 11 :13). La royauté de Saül a bien démarré.

Saül délivrant le peuple de Jabès de Galaad

Comme nous l’avons déjà mentionné, les Ammonites avaient envahi Israël et avaient demandé la capitulation du peuple de Jabès de Galaad. Les Ammonites dans la Bible représentent la chair qui veut nous détruire et nous asservir, mais qui toutefois nous alloue sept jours pour trouver du secours! Lorsque Saül a entendu parler de la situation, l’Esprit de Dieu est descendu sur lui. Saül a décapité une paire de bœufs et en a envoyé les morceaux parmi tout Israël, disant que les bœufs de quiconque ne répondait pas à la somation subiraient le même sort (1Sam. 11:7). Trois cent mille hommes se sont rassemblés auprès de lui en Bések, ainsi que 30,000 hommes de Juda, et ils ont totalement vaincu les Ammonites et ont délivré Jabès de Galaad de cette menace. Tout de suite après, Saül a été publiquement reçu comme roi d’Israël à Guilgal. Si Saül était mort à ce moment-ci, son souvenir d’être un jeune roi très prometteur serait resté dans nos mémoires.

Le premier échec significatif de Saül :
agir indépendamment pour offrir un sacrifice

Israël était sous la menace d’une immense armée de Philistins, «comme le sable de la mer» à Micmash. Cependant, Samuel n’était pas arrivé pour offrir les sacrifices de leur part. Saül l’a attendu non seulement un jour ou même deux, mais sept jours, selon l’horaire que Samuel avait établi. Nombreux parmi Israël avaient déjà fui se cacher dans des grottes, et ceux qui suivaient Saül commençaient à le déserter. Saül, en tant que roi, avait la conviction qu’il devait agir. Il a offert donc l’offrande de l’holocauste et l’offrande de paix sans Samuel. Il était très soucieux de faire des offrandes à l’Éternel avant d’aller au combat. À peine Saül avait-il fini de faire ses offrandes que Samuel est arrivé.

Si la Bible ne nous disait pas que Samuel a mené deuil plus tard sur Saül (1Sam. 16:1), il serait tentant de croire que le retard de Samuel était intentionnel! Samuel ne s’est pas excusé, et il n’a pas justifié non plus son retard. Il a dit simplement, «Tu as agi follement, tu n’as pas gardé le commandement de l’Éternel, ton Dieu, qu’Il t’avait ordonné; car maintenant l’Éternel aurait établi pour toujours ton règne sur Israël; et maintenant ton règne ne subsistera pas : l’Éternel s’est cherché un homme selon Son cœur, et l’Éternel l’a établi prince sur Son peuple, car tu n’as pas gardé ce que l’Éternel t’avait commandé. (1Sam. 13 :13-14). Saül devait être écrasé par les paroles de Samuel. Il semble qu’il aurait été parfaitement justifié de dire qu’il n’avait jamais recherché à devenir roi dès le début. De toute façon, le don de Dieu n’était-il pas sans repentance (Rom. 11:29)? Et étant donné que Dieu et Samuel lui avaient imposé la royauté, Samuel n’aurait-il pas dû essayer de rester avec lui au lieu de le laisser s’occuper tout seul de toutes les choses? Et la seule raison pour laquelle Saül a été obligé de sacrifier n’était-elle pas le retard de Samuel? Ainsi, Samuel n’était-il pas responsable, ou tout de moins Dieu, de toutes les souffrances de Saül?
Il est difficile de ne pas sympathiser avec Saül dans cette situation. Il n’est pas facile de distinguer ce qu’il a fait de mal. Dieu lui avait donné la royauté, une responsabilité que Saül lui-même ne voulait même pas, mais qu’il essayait de réaliser avec fidélité en tant que celui qui avait été choisi. Pendant qu’il attendait Samuel, l’ennemi gagnait de la force tandis que ses propres hommes diminuaient. Dieu ne s’attendait-Il pas à ce qu’il sauve Israël? Il avait même offert une offrande de paix, aussi bien qu’une offrande de holocauste.

Ne recherchant pas Dieu

Ceci devrait nous amener à nous demander ce que Dieu attend de nous. Si nous étions dans cette situation, que ferions-nous? Saül aurait dû demander à Dieu Lui-même que faire. S’il avait simplement fait cela, peut-être que Dieu lui aurait dit clairement qu’il devrait offrir les sacrifices. Alors Samuel n’aurait eu rien à dire. Mais le sentiment de Saül était le suivant : «Tout repose sur mes épaules. Je dois accomplir la tâche pour laquelle j’ai été choisi.» Il a cherché à s’occuper de la situation selon les circonstances, plutôt qu’à rechercher la direction de Dieu pour savoir ce qu’il devait faire.

J’espère que nous pourrons en tirer des leçons. En tant que croyants, nous ne devrions jamais déclarer, «Je dois le faire» ou «Je n’ai pas de choix.» Au contraire, nous devons rechercher le Seigneur jusqu’à ce que nous puissions dire, «Le Seigneur m’a demandé de le faire.»

Il semble que Saül n’a rien fait de mal, mais ce qui est important de voir, c’est que Dieu n’était pas du tout impliqué. Ainsi, Saül a agi religieusement. Dieu désirait diriger Saül dans ses décisions. Dieu désirait être avec lui pendant qu’il accomplissait ce qu’il avait à faire, et Dieu désirait être présent dans les résultats de ce qu’il a accompli. Au lieu de cela, Saül n’a fait que ce qu’il pensait devoir faire. Voilà ce que c’est que la religion : faire tout ce que l’on pense que Dieu veut que l’on fasse, sans que Dieu Lui-même ne soit impliqué.

Le plus grand ennemi nous
empêchant de devenir quelqu’un
selon le cœur de Dieu―la religion

Le plus grand ennemi auquel nous faisons face, en tant que croyants, n’est ni le péché ni Satan. Le plus grand ennemi auquel nous faisons face est la religion. La religion est la plus grande frustration dans la croissance individuelle à ceux qui veulent suivre le Seigneur. Elle est également la plus grande frustration à l’édification du corps de Christ, l’église. Nous devons être ceux qui sont obéissants à l’unique commandement de Christ, qui est de vivre par Lui et de dépendre de Lui en toutes choses.

Le cœur de Dieu est que nous fassions toute chose avec Lui, en Lui, et selon Lui. Ceci est la façon qu’Il désire que nous fassions tout ce que nous faisons pour Lui. À cause du fait que Saül ne recherchait pas le Seigneur de cette façon, il ne pouvait plus continuer à régner comme roi de Dieu sur le peuple de Dieu. Ceci peut nous sembler sévère, mais Saül n’était pas une personne selon le cœur de Dieu; il était plutôt tout simplement une bonne personne religieuse qui faisait ce qu’il croyait qu’un bon roi devait faire. Il n’agissait pas parce que le Seigneur était avec lui. Pour Dieu, au contraire, Sa présence dans nos activités est ce qui compte le plus. Si Saül avait exercé sa royauté en se confiant à Dieu en toute chose, Dieu aurait établi son royaume. Néanmoins, Saül n’était pas un homme selon le cœur de Dieu; il était simplement un homme qui essayait de faire correctement les choses.

Qu’est-ce qui satisfait Dieu? Christ. Lorsque nous avons Christ, lorsque nous expérimentons Christ, lorsque nous prenons soin de Christ, Dieu est satisfait. Et pourtant, combien de chrétiens, et même combien d’églises, sentent qu’ils doivent faire ceci ou cela parce qu’il leur semble que c’est la bonne chose à faire, et non pas parce que le Seigneur les dirige à le faire!

Le deuxième échec significatif de Saül :
ne pas avoir complètement détruit Amalek

Peu de temps après, Saül a manifesté encore une fois ce problème fondamental. Dieu désirait que les Amalécites soient complètement détruits (1Sam. 15 :3), et pourtant, Saül a gardé vivants le roi et le meilleur du menu et gros bétail (v.9). Il pensait peut-être que du bétail aussi beau et sain ne devrait pas être gaspillé, mais plutôt utilisé comme offrandes de péché pour ses échecs précédents!

Lorsqu’il est parti au début frapper Amalek et sa ville, Saül avait probablement tout à fait l’intention de détruire complètement les Amalékites de la surface de la terre, mais une fois qu’il a vu comment le roi était plaisant et comment le bétail était si beau et sain, il s’est laissé fléchir et il a préservé ce qui, à ses yeux, semblait si bon, croyant qu’il serait agréable pour Samuel d’avoir du bétail comme cela pour les offrandes (1Sam. 15 :15)!

Nous savons que toute idole que possède un croyant devrait être détruite. Et si cette idole était d’une grande valeur? Certaines idoles sont chéries comme des œuvres d’art et ont une grande valeur aux yeux de certains collecteurs d’œuvres d’art. Ne serait-il pas raisonnable, si une idole était évaluée à plusieurs milliers de dollars, de la vendre à un collecteur, et ensuite de donner l’argent pour l’œuvre du Seigneur? Nous pourrions facilement détruire une idole de peu de valeur, mais qu’en est-il d’une idole de très grand prix? J’espère sincèrement que vous la détruirez! Dieu n’a pas besoin d’une telle offrande. Il est capable de pourvoir à tout ce dont Son peuple a besoin.

Cherchant à tuer David pour
préserver son propre trône

Le rôle des femmes

Au fur et à mesure que David devenait de plus en plus connu en tant que grand guerrier, les femmes ont commencé à en chanter (1Sam. 18 :7). Je suis vraiment désolé de dire cela, mais les femmes sont souvent une source des problèmes dans la vie de l’église, tout comme elles sont la source de bénédiction. Lorsque certaines sœurs commencent à être surexcitées par certaines choses, je peux prédire que l’église expérimentera des problèmes. Les sœurs elles-mêmes peuvent ressentir qu’elles sont «exercées,» mais tant d’églises ont payé un grand prix à cause d’un tel genre d’« exercice. » Je demande donc aux sœurs de vouloir avoir l’obligeance de ne jamais pratiquer de chose pareille. Tant de dommages se sont produits parmi les églises parce que des saints sont devenus surexcités par quelque chose autre que le Seigneur Lui-même.

Les longues filés de femmes vêtues de couleurs flamboyantes, dansant au son des tambourines et chantant de cette façon, étaient sans doute quelque chose de très intéressant à regarder. Mais le fait qu’elles se sont vantées en David a amené Saül à ressentir que son trône était menacé. Ainsi, lorsque David jouait de la harpe pour l’apaiser, Saül a lancé son javelot vers David, pensant le tuer en l’épinglant au mur! En fait il a essayé cela à deux reprises. Il savait que David avait été oint pour être roi, et pourtant il cherchait à le tuer. Pourquoi? C’est parce qu’il voulait protéger son propre trône. Et qu’est-ce qui a provoqué sa jalousie? C’était l’admiration des femmes de David et la promotion qu’elles faisaient de lui au détriment de Saül. Cependant lorsque David était obligé de fuir Saül, ces femmes ont-elles suivi David dans le désert? Non, elles se sont fait un plaisir de chanter des louanges vantardes de David, mais elles ne s’intéressaient pas à partager les conséquences que David a souffertes comme résultat.

La justification de Saül: se préserver
pour le bien du nom du Seigneur

Saül se sentait probablement justifié de chercher à prendre la vie de David, car si David était oint, cela signifiait que lui, Saül, devait mourir afin que David puisse prendre le trône. Il aurait pu sembler à Saül que Dieu utilisait David pour effectuer sa propre mort et accélérer ainsi la transmission de sa couronne à David. Alors, dans un certain sens, il s’agissait de faire un choix : soit David, soit lui. L’argument de Saül avec Dieu aurait pu être le suivant : «Je n’ai pas choisi d’être oint roi. C’est Toi qui as arrangé le tirage au sort, et Tu as même montré au peuple où je me cachais, et Tu m’as fait sortir de là. Et maintenant Tu veux ma mort? Tes dons n’auraient-ils pas été donnés sans repentance?» Saül avait certainement le droit d’honorer sa propre royauté, car c’était quelque chose qui lui avait été donné par le Seigneur pour Son propre bien, mais il n’aurait pas dû essayer de tuer David! Il aurait dû plutôt chercher à exercer sa royauté de manière à faire avancer les intérêts du Seigneur. Le Seigneur n’était pourtant pas capable d’utiliser Saül comme un roi qui gouvernerait Son peuple selon ce qui était dans Son cœur.

Chapitre Quatre

La victoire de David dans l’épreuve:
choisi, oint, formé et éprouvé (1)

Saül est devenu roi au moment où la petite nation d’Israël se trouvait dans une situation désespérée. Les Philistins occupaient la côte à l’ouest et au nord, tandis que les Ammonites menaçaient de l’est. En fait, les Ammonites avaient déjà envahi Israël et exigeaient la capitulation de Jabès en Galaad, une ville en Israël. Saül faisait face à une situation difficile, en tant que roi. Le peuple n’était pas habitué à avoir un roi, et il restait beaucoup de choses à mettre en route. Saül avait donc une grosse tâche devant lui.

Saül était incapable de tourner à Dieu

Samuel a conseillé à Saül de faire ce qu’il devait faire comme roi, mais la tâche de mettre en ordre un nouveau système de gouvernement était une entreprise énorme. Saül aurait dû tourner à Dieu, mais il semble qu’il ne savait pas le faire. Il dépendait de son propre jugement, de celui de Samuel, et aussi du Dieu de Samuel. Lui-même ne semblait pas pourtant connaître Dieu.

La fin de Saül

Saül a eu un bon début. Puisqu’il ne savait pas dépendre de Dieu, Dieu l’a quitté, et Saül est devenu finalement une personne différente. Nous devons tous nous rendre compte à quel degré la miséricorde de Dieu nous préserve sans que nous en soyons même conscients. Si Dieu retirait de nous Sa main, on verrait une autre personne !

Lorsque le Seigneur s’est retiré de Saül, Saül a essayé de tuer David malgré les efforts de David d’aider Saül en jouant de la harpe pour lui. Saül voulait désespérément maintenir son propre pouvoir au lieu de s’intéresser aux meilleurs intérêts d’Israël. Il est devenu jaloux en entendant les femmes chanter les louanges de David, et il a commencé à regarder David comme une menace. Il a même dit à son fils et à ses serviteurs de tuer David (1 Samuel 19 :1). Pour Saül, il valait la peine de sacrifier David pour garder son pouvoir et sa position. Ce n’était pas le même Saül qui avait commencé son règne en tant que le premier roi d’Israël.

Cherchant à tuer David
afin de préserver sa place

De nombreuses personnes qui atteignent une position d’influence essaient de s’y accrocher, même s’ils ont besoin de sacrifier les autres. Même dans l’œuvre du Seigneur, nous avons observé certaines personnes qui ont été prêtes à sacrifier des autres afin de protéger leur place ou position. En oeuvrant donc pour l’église et pour le témoignage du Seigneur, il est parfois facile de croire que tout irait beaucoup mieux si certains individus n’étaient plus là. Et si ces individus sont chassés ou déplacés, nous en sommes tranquilles, croyant que tout sera plus facile dès lors pour notre progrès spirituel ! Si, par contre, le Seigneur nous a vraiment donné quelque chose, nous n’avons pas besoin de nous inquiéter de la possibilité qu’on nous l’arrache. En effet, nous devons nous soucier du bénéfice de ceux qui sont avec nous, et faire confiance au Seigneur d’accomplir ce qu’Il veut, car il s’agit de Son œuvre, et non de la nôtre !

À Guilgal, Saül a désobéi à Samuel en offrant des sacrifices afin de remporter la victoire contre les Philistins. Il a ensuite épargné les meilleures brebis, les meilleurs boeufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras, et tout ce qu’il y avait de bon des Amalékites, afin de s’en servir comme offrandes au Seigneur. Le voilà maintenant en train de lutter désespérément pour retenir sa position de roi, prêt même à tuer quelqu’un pour y réussir !

Watchman Nee a écrit une chanson en chinois, disant que lorsque les autres étendaient la main contre lui et commençaient à se disputer, il fermait sa porte et chantait des hymnes au Seigneur, se rendant compte que c’était le Seigneur qui souffrait le plus. Le Seigneur ne se réjouit pas lorsque les frères se disputent à propos de qui doit se soumettre à qui, et de ce qui se passera si tel frère ne cède pas à tel autre frère.

Renonçant à Dieu et convoquant Samuel à l’aide
d’une femme qui « évoquait les morts »

Les Philistins se battaient contre Israël, et Saül avait amené son armée contre eux. Il a pourtant eu peur à cause de la grandeur de leur armée (1 Samuel 28). Les Philistins représentent la chair. Leur présence pendant l’époque de Saül et de David constituait toujours un problème. Notre chair est une présence constante qui nous menace toujours !

À la vue du camp des Philistins, Saül a été donc saisi de crainte, et « un violent tremblement s’est emparé de son cœur ». Samuel, la personne dont il dépendait comme son « dieu, » était mort (v. 3). Qu’a-t-il donc fait ? Il a cherché l’aide d’une sorcière afin de ramener Samuel de la mort ! Saül semblait tout carrément ne pas connaître l’Éternel, bien que l’Éternel l’eût fait roi. Il savait assez pour faire retrancher du pays d’Israël de tels spiritualistes (il discernait le bien et le mal), mais en se trouvant dans cette situation particulière, lui-même s’en est servi (il ne connaissait pas Dieu). Il était apparemment entouré des gens qui connaissaient de telles affaires perverses, car l’un de ses serviteurs avait entendu parler d’une femme à En Dor qui « évoquait les morts. » On appellerait une telle personne aujourd’hui un médium. Qu’il est triste qu’aucun de ses serviteurs ne lui a suggéré d’essayer de tourner au Dieu vivant ! Par contre, Saül s’est déguisé en prenant d’autres vêtements, et il est parti avec deux hommes pendant la nuit chez cette sorcière d’En Dor. Combien Saül s’était rabaissé ! Lorsqu’il l’a rencontrée, elle n’a pas été persuadée de faire ce qu’il voulait qu’elle fasse, puisque lui-même avait ordonné que tous ceux qui pratiquaient de la sorcellerie soient mis à mort. Comment savait-elle que ces hommes n’étaient pas des espions de Saül ?

Saül lui a même juré au nom de l’Éternel qu’il ne lui arriverait pas de mal si elle faisait ce qu’il lui demandait. Saül, roi du peuple de Dieu, au nom de l’Éternel, a fait un pacte avec une sorcière qui collaborait avec l’ennemi de Dieu ! La femme a donc fait ce que Saül lui avait demandé de faire, et a convoqué la personne du nom qu’il lui a donné. Lorsque Samuel a apparu en réalité, elle en était choquée, car elle s’est rendue compte à ce moment que l’homme qui lui demandait de faire ceci ne devait être aucun autre que Saül lui-même.

Saül a demandé à la femme ce qu’elle voyait. Elle a répondu qu’elle avait vu des dieux monter de la terre (Hébreu : Élohim). Ceci est difficile à comprendre s’il s’agit des dieux au pluriel, mais ce devait être quelque chose à s’émerveiller. Elle lui a dit qu’un vieillard montait de la terre, enveloppé d’un manteau. En comprenant que c’était Samuel, Saül s’est prosterné par terre.

Samuel a pourtant reproché à Saül en disant, « Pourquoi m’as-tu troublé, en me faisant monter? » Saül a répondu qu’il était dans la détresse à cause des Philistins, et il avait besoin du secours de Samuel. Saül se trouvait vraiment désespéré. Il avait un ennemi, mais il n’avait pas de Dieu, et personne ne pouvait parler à Dieu pour lui, ni à lui pour Dieu. Il s’est senti obligé de chercher un fantôme !

Cherchant de l’aide et du réconfort loin de Dieu

Nous ne devons pas croire que ce que Saül a fait n’a aucun rapport avec nous aujourd’hui. Si vous n’expérimentez pas un Christ vivant, un jour, vous risquez peut-être de vous trouver à côté du tombeau d’un frère que vous respectiez. Il y a des saints qui visitent les tombeaux des hommes spirituels, et quoiqu’ils ne puissent pas évoquer ces hommes, ils se sentent réconfortés, comme s’ils peuvent raconter aux morts les problèmes qu’ils ne peuvent pas raconter à Dieu. Que le Seigneur nous garde d’une telle fin. Combien nous devons connaître aujourd’hui le Christ vivant !

Tant que vous êtes jeune, vous devez vous exercer à connaître le Seigneur et avoir Sa présence dans les grandes et les petites affaires – vos études, votre spécialité, votre carrière, votre mariage, tout ce à quoi vous faites face…vous devez dire au Seigneur, « Je ne veux pas finir par prier un jour au tombeau d’un frère mort. Je veux apprendre à Te connaître comme mon Seigneur en toutes choses ! Seigneur, je veux avoir Ta parole toute ma vie, dès aujourd’hui ! » Nous devons tous expérimenter Jésus comme notre Seigneur vivant.

La réaction de Samuel

Samuel a dit à Saül qu’il ne pouvait rien faire pour lui, car Dieu s’était retiré de Saül et était même devenu son ennemi et avait donné son royaume à David (v. 16). Samuel avait aimé Saül, et il l’avait même pleuré. Puisqu’il ne lui restait plus rien à faire pour Saül quand il était vivant, il ne pouvait certainement plus rien faire pour Saül, maintenant qu’il était mort.

La pente savonneuse de la religion

La religion abaisse les gens à un tel degré qu’ils s’impliqueraient dans des choses comme cela. D’abord, la religiosité de Saül l’a mené à penser qu’il pouvait combattre sans Dieu. Ensuite, sa religiosité l’a mené à penser qu’il pouvait se racheter en offrant ce que Dieu avait condamné. Troisièmement, sa religiosité a mené Saül au point où il ne se souciait que de son propre royaume. Finalement, sa religiosité l’a mené au point où il a cherché le conseil d’un fantôme à travers d’une sorcière ! Nous apercevons maintenant quelqu’un loin de la présence de Dieu. Une fois que vous vous impliquez dans la religion, vous ne pouvez pas imaginer à quel point elle peut vous éloigner de Dieu. Voilà pourquoi je refuse de compromettre lorsque je vois entrer dans la vie de l’église quoi que ce soit qui pourrait potentiellement devenir un substitut de Christ, peu importe s’il semble bon ou nécessaire. Pouvons-nous nous permettre quelque chose qui réduit notre nécessité de chercher Christ ? Peu importe si c’est une « haute vérité » ou un « haut ministère » ou même une « haute unité. » Si les saints ne sont pas amenés à Christ Lui-même, il s’agit de la vanité. Tout ce qui est hors de Christ Lui-même ne peut résulter en ce qui est selon le cœur de Dieu. Tout ce qui se produira de telles choses est une autre dénomination.

David, un homme selon le cœur de Dieu

Ayant Saül comme un précédent

Après avoir considéré l’expérience de Saül, nous pouvons peut-être croire qu’il vaudrait mieux ne jamais avoir été sauvés, car nous ne serions jamais exposés alors à la religion. Dieu nous a pourtant donné un chemin. La vie de Saül devrait nous être un avertissement, mais une autre personne révèle ce que Dieu cherche. David nous révèle que Dieu Lui-même peut être notre chemin.

1. Choisi

La première caractéristique d’un homme que Dieu veut gagner est le fait qu’il a été choisi par Dieu. Cette caractéristique s’est manifestée même dans la jeunesse de David. Lorsqu’il a tué Goliath, il devait être très jeune. Quel âge avait-il quand les femmes commençaient à chanter ses louanges en Israël ? Il était toujours un très jeune homme. Comment se fait-il qu’un homme aussi jeune se soit tellement manifesté ? Tout d’abord, il a été choisi. Cependant, être choisi ne suffisait pas. Il devait aussi être formé.

2. Formé

Qu’en sera-t-il de n’importe quel jeune croyant d’ici vingt ans ? Une possibilité est qu’il n’aura abouti à rien. Aucun jeune ne croit qu’il n’aboutira à rien, mais ceci ne veut pas dire que la possibilité n’en existe pas. Une autre possibilité est qu’il sera centré sur sa carrière avec peu d’intérêt à Dieu. Une autre possibilité est qu’il sera devenu un chrétien fidèle, assistant aux réunions. Si on lui demande de faire quelque chose, il le fera. Autrement dit, il est un bon chrétien ! Mais ce que le Seigneur cherchera dans vingt ans ne sera ni un fainéant qui vit sur sa femme, ni une personne absorbée par sa carrière, ni même un « bon » chrétien. Le Seigneur cherchera plutôt quelqu’un qui portera quelque chose que le Seigneur Lui-même lui aura confié, qu’il travaille ou qu’il Le serve à plein temps. Combien de gens pareils existe-t-il sur la terre aujourd’hui ? Ce sont ces gens-là que Dieu cherche. Ce sont ces gens-là qui sont selon Son cœur.

Qui peut déclarer aujourd’hui que sa vie a une telle signification et un tel but ? Seulement ceux qui portent quelque chose devant le Seigneur Lui-même. Ces gens-là ont une vie d’une valeur éternelle. J’ai soixante-dix ans, mais je ne me sens pas vieux, car je porte ce que le Seigneur m’a confié depuis plus de cinquante ans, et je le porte toujours. Notre labeur peut produire quelque chose d’éternel ! Cette existence est si noble ! J’espère que dans quelques années, plusieurs qui sont encore jeunes pourront témoigner que jour par jour, ils auront exploré Christ, joui de Christ, participé à Christ, communié avec Christ, et permis à Christ de s’écouler en eux, à travers d’eux, et hors d’eux. Ceci est une vie qui est valable.

Un témoignage personnel

J’ai obtenu mon diplôme de l’Université de Taiwan, qui est la meilleure université à Taiwan. Plusieurs de mes camarades de classes sont devenus présidents des corporations, des professeurs, ou des employés du gouvernement. À mon avis, aucune de ces carrières n’a eu aucun effet sur ce qui compte vraiment. Même si beaucoup de mes camarades ont réussi aux yeux du monde, leur vie a été gaspillée ! J’ai reçu l’éternité dans mon esprit quand j’avais dix-sept ans, et elle ne m’a jamais quitté. N’est-ce pas merveilleux ? J’espère que ceux qui lisent ce chapitre diront fermement, « Je peux être jeune, mais quelque chose de l’éternité se manifestera en moi ! Ce à quoi je me donne sera manifesté dans l’éternité ! Je suis une personne limitée par le temps, mais ce que je fais est pour l’éternité ! »

Toute autre sorte de vie a très peu se sens. J’entends dire de temps en temps qu’un camarade de classe ici et un autre là sont morts. J’en suis triste, car j’ai l’impression qu’ils ont gaspillé leur vie, bien qu’on les eût sélectionné parmi les milliers de gens pour assister à la meilleure université de Taiwan. Tous ceux qui deviennent célèbres à Taiwan ont commencé avec un diplôme de l’Université de Taiwan. Ceux qui ont reçu leur diplôme avec moi sont maintenant en train de prendre leur retraite. Lorsque mes camarades de classe me voient, ils m’invitent à leurs réunions. Je suis obligé de dire non, car je suis simplement trop chargé et occupé de ce que le Seigneur m’a confié. Même à mon âge, il reste de plus en plus à faire pour l’intérêt du Seigneur. Que cette vie est bonne !

Pas un homme parfait, mais un homme
selon le cœur de Dieu, prêt à être formé

Voilà la sorte de vie que David a menée. Malgré les problèmes de David, Dieu aurait toujours dit, « Oui, il est faible, et il a ses défauts, mais sa vie est pour Moi et pour Mon économie ! Voilà pourquoi il Me satisfait. »

Nous devons pourtant être formés afin de satisfaire le cœur de Dieu. Les Américains ont beaucoup de mal à comprendre ce concept, car ils préfèrent typiquement être laissés seuls, même par Dieu. Leur sentiment est que la formation viole notre droit de ne pas être trop durs avec nous-mêmes. De nombreux saints s’opposent à se donner à être formés. Si nous ne sommes pas formés, nous n’accomplirons pas pour Dieu autant que nous aurions pu accomplir, même si nous sommes très doués.

La formation développe notre capacité
d’accomplir ce que Dieu veut nous confier

Je suis toujours impressionné par des gens qui sont doués en musique. Il y en a certains qui peuvent jouer du piano à l’oreille, sans aucune formation formelle. Ils peuvent faire de la très belle musique, mais sans formation, leur capacité de se développer davantage est limitée. S’ils veulent trouver leur véritable potentiel, ils auront besoin d’être formés. En voyageant une fois dans un pays du tiers monde, un frère qui avait écouté un de mes messages s’est approché de moi. Il voulait s’assurer qu’il avait bien compris mon message. Il était très intelligent et il avait mémorisé mon message. Il m’a dit qu’il tournerait mon message en chanson et qu’il le chanterait partout dans les divers villages. C’était un jeune homme avec un bon mémoire et extrêmement doué, mais sans formation. J’ai peur qu’il ne puisse pas se développer beaucoup plus. Il désire accomplir quelque chose que le Seigneur lui a confié, mais même un tel don nécessite une formation plus approfondie.

3. Oint

Tous ceux qui servent le Seigneur doivent être formés. Ils doivent aussi être oints. Être oint est la manifestation d’être choisi. Si Dieu vous a choisi dans l’éternité, vous aurez un jour l’expérience d’être oint. Cette expérience d’être oint devant Dieu est quelque chose de très particulier et d’inoubliable. Tout croyant aurait dû eu l’expérience d’être oint soit au moment de leur salut, soit quelque temps après. L’expérience d’être oint fait partie de l’opération de l’Esprit sur vous, ce qui vous met à part pour Dieu pour Son but. Après une telle expérience merveilleuse, soyez quand même prêt à être éprouvé. C’est seulement après l’épreuve que celui qui a été choisi, formé et oint, puisse être approuvé.

4. & 5. Éprouvé et approuvé

Les jeunes ont normalement du mal à subir une période d’épreuves. Il y en a peu qui sont capables de triompher, car l’épreuve semble contredire tout ce qui est dit raisonnable. Par exemple, après une période de formation, et après l’expérience de l’onction, vous pouvez peut-être croire que vous devez tout de suite vous mettre au service du Seigneur. Par contre, il se peut que vous soyez mis à côté, et même frustré par quelqu’un. Au lieu d’avoir l’opportunité de prouver de quoi vous êtes capable de faire, il semble que vous soyez coincé dans un endroit où l’on ne vous appréciera jamais. Que devez-vous faire ? Vous devez subir la période d’épreuve avant d’être approuvé.

Au lieu de vous plaindre des anciens ou des serviteurs, et au lieu de croire qu’ils sont incompétents de ne pas se servir de votre talent, vous devez vous rendre compte que le Seigneur ne se trompe pas. Toutes les choses spirituelles que vous croyez posséder doivent être éprouvées afin de vérifier leur authenticité. Ainsi devez-vous être non seulement choisi, éprouvé et oint, mais aussi éprouvé afin de déterminer où vous en êtes en réalité. Nombreux sont ceux qui aiment le Seigneur, mais qui n’arrivent pas à réussir aux épreuves qui mènent à la victoire.
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Un frère servant à plein temps a déménagé à une certaine région des États-Unis. Il est devenu ancien dans une grande église. Plusieurs autres ouvriers, ayant appris la situation, ont commencé à déménager au même endroit, croyant qu’ils pourraient aussi être plus manifestes de cette façon. Plusieurs sont devenus plutôt déçus, et sont retournés. Les épreuves ne sont pas faciles. Si le Seigneur vous dirige à déménager quelque part, il vaut mieux partir, sans aucune autre espérance que d’y trouver le Seigneur Lui-même. Trop de saints qui « ont » quelque chose s’attendent aussi à être appréciés et employés afin d’accomplir de grandes choses. Ils se sentent prêts ! Ne sont-ils pas plus capables que ceux qui servent déjà ? Pourquoi ne devraient-ils pas s’attendre à être reconnus ? Pourquoi les autres semblent-ils toujours les gêner ? « Si seulement ces frères qui me bloquent me cédaient la place et me donnaient l’occasion d’opérer ! » Le Seigneur ne semble pas du tout coopérer. Il leur permet de continuer afin de discerner votre cœur.

Frères, si vous sentez qu’il y a quelque chose en travers de votre chemin, vous concevez les choses comme si vous étiez dans une institution plutôt que dans le corps vivant du Seigneur. Si vous vous croyez frustré par quelqu’un, cela veut dire que cette personne est justement celle que vous devez soutenir et avec qui vous devez servir ! Vous devriez l’aider ! Si vous prenez ce chemin, vous porterez des fruits, et vous trouverez de la victoire dans l’épreuve. Si, par contre, vous croyez qu’on vous empêche de faire ce que vous voulez faire, vous ne trouverez pas de victoire dans l’épreuve, peu importe à quel point vous avez été formé. Vous vous demanderez pourquoi personne ne vous dit amen. Frères, les saints ne sont pas froids. Ils sont sains. Toute la situation sert à vous mettre à l’épreuve. C’est seulement par de telles épreuves que vous trouverez des occasions d’expérimenter de la victoire dans l’épreuve.
Chapitre Cinq

La victoire de David dans l’épreuve (2)

1. Choisi

Avant que Dieu puisse nous gagner, nous devons expérimenter plusieurs choses. Être choisi n’est pas suffisant en soi. Nous devons aussi être oints, formés, éprouvés, et approuvés avant de commencer à vraiment servir Dieu selon Son propre cœur.

D’après Ephésiens 1: 4-5, le fait d’être sauvé veut dire que vous étiez choisi par Dieu avant la fondation du monde. Paul s’est rendu compte qu’il avait été mis à part pour le Seigneur dès le ventre de sa mère (Gal. 1 :15). Nous devons nous en rendre compte aussi. Nous sommes différents de tous les autres, car nous avons été choisis par Dieu, et Dieu nous a choisis pour nous gagner !

Que nous atteignions ou pas le but que Dieu nous a préparé dépend quand même de notre participation. C’est semblable à être accepté par une université prestigieuse. Si vous acceptez d’être choisi, vous participerez au programme. De plus, si vous êtes fidèle à compléter vos études, vous obtiendrez votre diplôme. Il y a pourtant d’autres possibilités. Il se peut que vous ne croyiez pas, ou que cela vous soit égal, qu’on vous ait choisi, et que vous n’y participiez donc pas. Quiconque tombe dans cette catégorie ne finira pas par atteindre le but pour lequel on l’avait choisi (pas au moins à travers le programme en question !). Une autre possibilité est que vous puissiez commencer à assister à vos cours de l’université, mais que vous n’étudiiez pas adéquatement, et que l’on vous trouve par conséquent inhabile à compléter le programme et d’obtenir votre diplôme. Être choisi est une chose, mais réaliser le but de votre sélection en est une autre. Ainsi, en tant que ceux qui ont été élus par Dieu, nous de devrions pas permettre que la sélection que Dieu a faite de nous devienne quelque chose en vain (2 Pierre 1 :10). Comme ceux qui ont été choisis par Dieu, nous devrions prier, « Seigneur, je suis ici pour participer à tout ce que Tu as préparé pour moi. C’est mon désir d’être fidèle à Ta sélection ! »

Après que Dieu avait commandé à Samuel de cesser de mener deuil sur Saül et de choisir un autre roi parmi les fils de Jesse le Béthléhémite, Samuel Lui a obéi en partant tout de suite, malgré le fait qu’il avait peur que Saül ne le tue si celui-ci découvrait la raison de son voyage. Dieu a donc dit à Samuel de dire à Saül qu’il partait afin d’offrir un sacrifice. Après être arrivé chez Jesse, Samuel a commandé que Jesse et ses fils assistent au sacrifice.

Choisi d’être un sacrifice

Ce portrait devrait nous impressionner. Selon notre compréhension, on nous appelle à quelque chose de si haut, ce qui est tout à fait vrai. Mais nous devons aussi nous rendre compte qu’on nous appelle à un autel de sacrifice. Si nous désirons être ceux que le Seigneur peut utiliser, nous devons nous préparer à devenir ceux qui n’ont aucun droit et aucune liberté d’agir selon notre propre volonté. Une fois que vous devenez un sacrifice, tout ce que vous aviez comme vie hors de Dieu est terminé. Nous devrions aussi nous rendre compte qu’à cet autel, la plupart de ceux qui ont été amenés devant Samuel en tant qu’ « offrandes » ont été rejetés. Nous devrions avoir l’aspiration d’être le sacrifice que choisirait le Seigneur.

Un pastoureau

Dieu a dit à Samuel de ne pas être impressionné par la hauteur de la taille et de l’apparence du premier né d’Isaì, Éliab, car Il ne regardait pas à l’apparence extérieure, mais plutôt au cœur. Samuel a donc appelé le fils suivant, et le suivant, et ainsi de suite. Après avoir regardé les sept fils d’Isaì, Samuel s’est rendu compte que le Seigneur n’avait choisi aucun d’entre eux. À cause de cela, et à cause de la parole du Seigneur, Samuel s’est rendu compte qu’il n’avait sans soute pas encore fait la connaissance de tous les fils d’Isaì. Isaì a indiqué qu’il lui restait encore un fils, le plus jeune, mais que celui-ci faisait paître les brebis. (Faire paître les brebis, c’était peut-être une responsabilité assez normale pour le plus jeune fils d’une famille de l’époque, mais, comme nous allons le voir, le fait d’avoir été berger porterait pour David une grande signification à son règne).

Samuel a peut-être espéré que Dieu choisirait le fils aîné, car il avait l’air très prometteur. Certains d’entre nous préféreraient peut-être que Dieu eût choisi quelqu’un qui était incompétent, car alors nous pourrions croire qu’un paresseux est prometteur! Celui que Dieu cherche est pourtant une personne qui semble être ni prometteuse, ni inutile ! Samuel a dû s’étonner que Dieu ait rejeté tous ceux qui semblaient si prometteurs, mais il a insisté que David soit cherché, en disant qu’on ne se placerait pas autour de la table avant que l’affaire ne soit réglée.

Isaì a donc fait amener David, qui était sans doute assez loin, ce qui faisait que tout le monde l’a attendu solennellement jusqu’à ce qu’on l’ait amené dans leur présence. Pour Samuel, ceci était une affaire très sérieuse, et il s’est assuré que tous les autres s’en soient rendus compte aussi. En tant que serviteurs du Seigneur, nous avons tous besoin de pouvoir reconnaître quand il est temps d’être sérieux avec le Seigneur, et de nous porter avec une telle détermination jusqu’à ce que l’affaire soit accomplie. Peut-être qu’il y a un frère qui est dans une situation très grave. Nous avons le sentiment que nous ne devons cesser de prier que jusqu’à ce qu’il réussisse à surmonter son obstacle. J’espère que nous pourrons tous prier jusqu’à ce que notre prière soit exaucée de cette façon. Nous prenons trop souvent les choses à la légère alors que nous devrions plutôt nous tenir ferme avec urgence jusqu’à ce que le Seigneur ait remporté la victoire.

2. Oint

Lorsque David a été amené devant eux, Samuel a vu qu’il avait le teint rosé, avec de beaux yeux, et qu’il était beau de visage. La Bible ne dit pas qu’il était grand, alors c’était probablement un adolescent d’une taille moyenne. Lorsque les autres l’ont vu, ils se sont rendus compte qu’il était modeste mais charmant. Quand Samuel a vu David, le Seigneur lui a dit, « Lève-toi, oins-le; car c’est celui-là. » Samuel a pris donc la corne d’huile, et a oint David au milieu de ses frères. La Bible nous dit que l’Esprit de l’Éternel a saisi David, depuis ce jour-là et dans la suite (I Sam. 16 :13). J’espère que chacun des croyants du Seigneur se rendra compte que ceci devra être leur propre expérience. Si vous avez cru au Seigneur Jésus, vous avez été choisi de parmi tous les autres gens avant la fondation du monde. Avant l’existence de toute autre chose, Dieu nous a choisis, et nous a même prédestinés pour Sa satisfaction. Nous devons alors chercher à expérimenter sans cesse l’Esprit. L’expérience qu’avait David dans son onction était différente de celle de Saùl. Lorsque Saùl a été oint, Samuel l’a encouragé en lui disant, « L’Éternel ne t’a-t-il pas oint pour prince sur son héritage? » Samuel ne fait apparemment aucune remarque à l’occasion de l’onction de David. On nous dit tout simplement que l’Esprit l’a saisi depuis ce jour-là et dans la suite.

Tout élu de Dieu devrait expérimenter
l’onction du Seigneur

Dans votre vie chrétienne, il doit y arriver un certain moment où vous vous rendez compte que vous avez été élu par Dieu. Il est possible que cette réalisation ait eu lieu au moment de votre salut, ou bien qu’elle ait eu lieu lorsque vous avez commencé à aimer le Seigneur. Si vous êtes fidèle à suivre le Seigneur pendant une période de temps, vous arriverez en fin de compte à un point où vous aurez le sentiment que vous avez expérimenté quelque chose de plus devant le Seigneur. Lorsque vous expérimenterez de l’onction, vous saurez que vous avez reçu quelque chose de très authentique et de très solide du Seigneur ; c’est quelque chose qui vous reviendra nettement à l’esprit. Dans l’ancien testament, comme dans le cas de David, le rôle de l’homme est assez passif à cet égard, mais dans le nouveau testament, il s’agit de la collaboration de Dieu et de l’homme qui oeuvrent ensemble.

Être élu et être oint sont deux choses différentes. Vous avez été élu dans l’éternité passée. Votre expérience d’être oint fait référence au moment précis où vous et Dieu vous déplacez mutuellement afin de substantifier une réalité spirituelle.
Un témoignage personnel

J’ai reçu le Seigneur le premier janvier, 1953 à approximativement neuf heures et demie du soir. Je me suis retiré de la vie de l’église pendant quelque temps, mais bientôt après, j’ai été ranimé. À l’époque je suis devenu une personne qui lisait la Bible, qui prêchait l’évangile, et qui servait dans la vie de l’église. J’étais connu pour un amoureux fou de Jésus. Pendant la pause de dix minutes à l’école, certains d’entre nous couraient à l’immeuble où les écoliers de l’école secondaire avaient leurs cours. Nous nous mettions à l’estrade et nous leur prêchions l’évangile de Jésus Christ. Ils nous écoutaient parce qu’ils ne savaient pas si l’école nous avait envoyés ou non. Avant et après les cours, nous nous mettions à la porte et distribuions des pamphlets évangéliques. Les professeurs nous le permettaient grâce à notre conduite responsable devant eux et les autres élèves. Tous ceux à cette école ont compris que j’étais passionné pour Jésus Christ.

Ma passion et mon exercice auraient semblé suffisants pour satisfaire mon désir de servir le Seigneur, mais en 1955 je me suis senti étreint de Lui donner entièrement ma vie. J’ai communiqué mon désir (que ma vie ne serait pour rien autre que Christ seul) avec les anciens. Ils ont considéré mon désir et ont répondu qu’ils recevraient ma consécration au nom de l’église. Après avoir lu une lettre de consécration que j’avais écrite, et après avoir donné mon témoignage, je me suis agenouillé, et quatre anciens de l’église m’ont imposé les mains. C’était à ce moment que j’ai expérimenté l’onction du Seigneur descendant du haut dont parle Psaume 133. Je me suis mis à pleurer si fort que je ne pouvais plus rester debout. Les frères ont dû me soulever et m’accompagner à mon siège. Je ne pouvais m’arrêter de pleurer que le lendemain. J’étais tellement touché par l’amour du Seigneur. Je crois que c’était comme le verset qui dit, « Car l’amour du Christ nous étreint… » (2 Cor. 5:14). J’avais l’impression que le Seigneur était si bon, si beau, et si précieux. Je ne veux rien promouvoir, mais je crois fortement que tout chrétien doit expérimenter ceci. Il n’est pas nécessaire que cela se passe publiquement, mais il doit y avoir un moment où vous expérimentez, ou vous avez expérimenté, le fait de vous prosterner devant le Seigneur en ayant une réalisation profonde de Sa présence, de vous consacrer à Lui, confessant vos péchés, évaluant votre vie devant Lui, déclarant que vous êtes à Lui, et permettant à Son Esprit de vous remplir.

Je suis devenu une différente personne après ce jour-là. Je suis devenu tellement hardi devant Dieu et l’homme. Tout le monde doit expérimenter le comblement du Seigneur au point où ce comblement devient une réalité intérieure. Vous ne pouvez plus vous contenter d’une certaine sensation. Vous devez expérimenter la descente de l’Esprit sur vous pour vous couvrir et vous remplir entièrement. Une fois que vous aurez expérimenté une telle onction, votre vie sera changée. Vous saurez la signification d’être rempli et rassasié. Après avoir expérimenté l’onction du Seigneur d’une telle manière, je croyais être sans doute l’homme le plus heureux du monde, car à ce moment-là, Dieu et moi étions entièrement un.

Il est certain que j’ai passé cinquante ans à appliquer ce que j’ai expérimenté ce jour-là. Ce n’était pas seulement une expérience sans lendemain. Après son onction, David a expérimenté la présence de l’Esprit toute sa vie. J’espère que tous ceux qui ont reçu Christ comme leur Sauveur continueront à L’expérimenter ainsi. Allez devant Lui-même pendant plusieurs heures Lui confesser des pêchés ou des faiblesses qu’Il pourrait vous révéler, et demandez-Lui de vous remplir. Dites-Lui que vous avez besoin de Son Esprit de vous saturer afin que vous puissiez devenir une personne ointe.

3. Formé

Après nous être rendus compte que nous avons été élus et oints, nous devons aussi nous rendre compte que nous devons être formés. Le fait d’être berger faisait partie de la formation de David, quoiqu’il n’en fût peut-être pas conscient à l’époque. David était le seul roi d’Israël qui ait été appelé pendant qu’il était berger. Il a pu écrire le psaume 23 grâce à son métier de berger. Il s’est servi de plusieurs principes qu’il avait appris comme berger en gouvernant le peuple de Dieu.

Le principe de faire paître

Pendant que je voyageais en Mongolie intérieure, je voulais voir les vastes prairies. J’ai vu un grand troupeau de brebis surveillées par un berger et son chien. Le chien courait ici et là afin de garder en place les brebis selon la volonté du berger. Petit à petit, au fur et à mesure que les brebis finissaient de paître l’herbe dans une région, le berger s’en allait à un nouveau pâturage, et les brebis le suivaient. Cependant, la plupart du temps, le berger était simplement assis, en train d’observer ses brebis, jusqu’à l’heure de passer ailleurs. David s’est développé de cette façon. Il n’a pas grandi en s’impliquant dans la paperasserie ou en travaillant sur une thèse doctorale. Il a développé la capacité de regarder les choses selon son observation patiente de son troupeau et de l’environnement autour de lui. Pendant la nuit il considérait les cieux et pensait à Dieu (Psaume 8). Jour et nuit, il devait surveiller la condition de son troupeau, et se mettre en garde contre toute bête qui pourrait essayer de voler l’une de ses brebis. Ceci explique sûrement pourquoi il était si adroit avec sa fronde en s’opposant à Goliath ! Étant responsable de son troupeau, il ne lui était pas possible de s’échapper d’un ours ou d’un lion. Il devait faire face à eux. En les vainquant, il a compris la fidélité de Dieu en le veillant, lui et ses brebis. Voilà la sorte de personne qui pouvait régner sur Israël, le troupeau de Dieu. En fait, Psaume 23 nous montre le principe de son règne. Il tenait ferme contre tout ce qui menaçait le troupeau qu’il faisait paître, que ce soit une bête, un Philistin, ou un pays fort, car il se rendait compte que le Seigneur, qui était le vrai Berger, était son propre berger, aussi bien que celui d’Israël.

Soyez fidèle à tout ce qui est dans votre main

Comment devez-vous être formé ? Commencez par être fidèle à la chose apparemment petite qui est dans votre main, quoi que ce soit. Le troupeau que lui avait donné son père pour veiller était petit (1 Samuel 17 :28), mais Samuel était fidèle à sa responsabilité. Nous ne préférons nous occuper d’une responsabilité que si elle a un certain prestige. Si nous ne savons pas nous donner à ce qui nous a été déjà confié, nous ne pourrons nous occuper de rien de plus grand. David était dévoué à ses quelques brebis. Sa vie était reliée à la leur tant qu’il était leur berger. Voilà pourquoi il s’est déterminé de les défendre. S’il était plein de ressentiment et négligent, il ne se serait pas inquiété si ses brebis étaient dévorées par des bêtes ou non. S’il n’avait pas appris des leçons en protégeant son troupeau, il n’aurait pas été courageux d’engager Goliath et les autres ennemis qui menaçaient le troupeau de Dieu ! Une personne à qui tout est égal n’est pas digne de se charger de l’engagement de Dieu.

Lorsque j’ai commence à aimer le Seigneur, la première chose qu’il m’a dite de faire était de m’occuper des enfants des saints. Voilà une raison pour laquelle je connais si bien l’ancien testament. J’ai enseigné la Bible aux enfants pendant dix ans. Après un entraînement militaire de quatre mois, je suis rentré et m’occupais de l’enseignement des enfants. À l’université, j’ai commencé à travailler avec une petite église pendant quelques mois. Pendant cette période, je ne travaillais pas avec les enfants, mais avec les adultes. Après avoir changé d’université, j’étais encore une fois avec les enfants. Ainsi, de l’âge de dix-sept à vingt-sept ans, quand j’étais au lycée, à l’école militaire, et à l’université, j’ai travaillé avec les enfants de l’église. Je suis très content de pouvoir servir dans cette capacité pendant toutes ces années-là. Le service que j’ai fait m’a aidé à me familiariser avec toutes les histoires de la Bible. En tant que croyant, j’ai pratiquement grandi en servant les enfants !

4. Éprouvé

Tout de suite après son onction, David est entré dans sa période d’épreuves. Il n’a pas été immédiatement reçu comme le nouveau roi. Avant de devenir le roi approuvé par tous, il a dû franchir une longue période d’épreuves. Nous devons tous apprécier les périodes d’épreuves, car elles sont précieuses.

Un témoignage personnel

Tout de suite après l’expérience d’être oint par le Seigneur, je me suis mis à chercher le Seigneur concernant mon choix d’université. Je supposais faussement que je ne pourrais jamais assister à l’Université de Taiwan. En passant par l’Université normale à vélo, j’ai demandé au Seigneur de m’envoyer à cette université. Il me l’a accordé, mais je me suis retrouvé dans le département qui entraînait des instructeurs de scout. C’était un programme de deux ans, sans diplôme. Je me suis rendu compte que le Seigneur m’avait donné ce que je Lui avais demandé, mais que je n’avais pas précisé dans quel programme je voulais entrer. J’ai donc décidé de repasser l’examen du ministère un an plus tard. J’ai obtenu une note suffisamment élevée pour aller à l’Université de Taiwan. À cause d’un malentendu bureaucratique, mon nom a été ignoré. Mon père, qui était un général, est allé à l’université et a demandé que l’on agisse concernant mon admission. C’était pourtant déjà trop tard, et j’ai dû repasser l’examen encore une fois ! Cette fois-ci, j’ai repassé l’examen avec mon frère qui avait cinq ans de moins que moi. Nous connaissions quelqu’un qui pouvait nous faire apprendre nos résultats un jour avant l’affichage officiel. Nous attendions à côté du téléphone à l’heure prescrite, et lorsque le téléphone a sonné, c’est moi qui ai répondu. Le frère à l’autre bout du fil m’a dit, « Félicitations à ton frère. Il a été accepté à l’Université de Taiwan. » Je lui ai demandé, « Et moi ? » Il m’a répondu, « Il te manquait un seul point. » C’était à ce moment que j’ai compris que Dieu est vraiment réel. Ma mère était déçue à mon échec, alors toute la famille devait agir comme si elle était aussi déçue. Moi, par contre, je me réjouissais et je chantais des chansons au Seigneur. Ma mère m’a demandé comment je pouvais être si heureux. Je lui ai dit que c’était parce que le Seigneur était avec moi. Qui d’autre pouvait se vanter d’avoir expérimenté de telles choses sur l’île de Taiwan ?

En repensant à mon expérience, je dois m’en émerveiller. On m’a accepté dans une école de langues des militaires pour apprendre l’anglais, malgré le fait que je n’avais fini que le lycée à l’époque. J’y ai travaillé avec des militaires américains comme interprète pendant un an avant d’entrer à l’université. Honnêtement parlant, je ne suis pas un bon étudiant. J’avais des problèmes avec la mathématique. Je brûlais souvent les cours après avoir réussi à entrer à l’Université de Taiwan. Avant de passer un examen dans ma classe de Shakespeare, je me servais de la traduction chinoise de la pièce de théâtre en question ! Je n’ai pas étudié la grammaire formelle en apprenant l’anglais. Cependant, le Seigneur m’a préparé à Le servir aux États-Unis. Je n’avais aucune intention de venir aux États-Unis. Le Seigneur m’a pourtant placé dans une école de langues militaire pour apprendre l’anglais bon gré mal gré. Je suis devenu en fait l’interprète anglais pour mon propre père ! Imaginez-vous combien cela était agréable ! Ne soyez pas alors découragé par l’arrivée d’une période d’épreuves. Il n’y a rien qui puisse vous décourager, car le Seigneur œuvre.

Portant les armes et jouant de la harpe
pour le premier oint de Dieu

Quelqu’un dans la position de David aurait pu être tenté de permettre aux méchants esprits de faire leur travail et tourmenter Saül. Par contre David, sachant qu’il avait été oint d’être roi, a continué à servir Saül et a cherché à faire tout ce qu’il pouvait pour lui, y compris jouer de la harpe pour l’apaiser. David a été oint d’être roi après Saül, mais il n’a rien fait de précipiter la chute de Saül. Il l’a pourtant servi et l’a entièrement honoré.

David a compris que tout est selon la souveraineté de Dieu et selon Son horaire

Le Seigneur permet de nous arriver des choses afin que nous puissions croître. Si nous ne rencontrions aucune difficulté, et si nous n’expérimentions aucun échec, notre formation pourrait aider à nous donner l’air d’être très vainqueur, tandis que nous n’expérimentons en fait rien de réel. Dieu ne peut pas donc nous permettre une vie tranquille sans problèmes. Quand David a rencontré des problèmes, il s’est fié au Seigneur et s’est reposé en Lui. Pendant qu’il jouait de la harpe pour apaiser Saül, il savait que le Seigneur oeuvrait afin d’accomplir ce qu’Il voulait pour David. Nous devrions tous dire au Seigneur, « Je sais que tout est dans Ta main, » et être tranquilles.

5. Approuvé

Vainquant Goliath

David rend visite à ses frères au front et évalue la situation

David n’est pas allé originalement au champ de bataille pour combattre Goliath. Il y est allé plus tard parce que son père l’avait envoyé avec des provisions pour ses frères. En arrivant, il a trouvé deux « géants » : l’un qui était un Israélite qui se cachait dans sa tente, et l’autre un Philistin qui se moquait d’Israël. Saül se demandait comment se sauver, lui, son armée et son pays. Pourquoi pas au moins commander à ses archers de tirer sur Goliath ? Si David pouvait le frapper au front avec une pierre, un archer n’aurait-il pas pu le frapper pendant qu’il se moquait de Dieu et de Son peuple ? Il semble que parmi tous les Israélites, seul David était contrarié de ce que Goliath pouvait sans opposition insulter les armées du Dieu vivant. Pour David, les gens d’Israël n’étaient pas simplement des Israélites ; ils étaient les gens dont le Dieu était vivant. Où en étaient ceux parmi Son peuple qui contesteraient ces idolâtres au nom du véritable Dieu vivant ?

La réalisation de David :
« n’y a-t-il pas de quoi ? »

David était l’oint de Dieu. Pour ses frères, il n’était qu’un petit gamin qui avait échappé furtivement à ses devoirs chez lui afin de voir la bataille. Les frères de David n’étaient probablement pas trop contents que Samuel eût oint David plutôt que l’un d’eux. De plus, ils étaient probablement fâchés que David leur ait demandé pourquoi personne ne sortait pour vaincre Goliath. Son frère aîné lui a dit, « Je sais pourquoi tu es ici. Tu veux tout simplement être là où se passe toute l’action. » Mais David a répondu, « N’y a-t-il pas de quoi ? » (1 Samuel 17 :28). David savait qu’il y avait une raison de son arrivée à ce moment précis. Il était l’oint de Dieu, et sa présence voulait dire quelque chose. Il s’est rendu compte à l’intérieur de son être que Dieu y avait envoyé pour cette raison précise.

Comme David, nous devons aussi reconnaître l’arrivée d’un moment pareil. Il n’est pas rare qu’on “se dégonfle” comme les Israélites dans une situation pareille. Si, par contre, le Seigneur vous a révélé quelque chose, ne devriez-vous pas avoir la même hardiesse que David ? Vous devriez pouvoir dire, « N’y a-t-il pas une raison pour être ici à ce moment ? Nous sommes ici pour le témoignage du Seigneur Jésus Christ ! » David a raconté à Saül que le Seigneur l’avait délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, et que le Seigneur le délivrerait aussi de la main du géant philistin. David avait vu avant la preuve de la protection du Seigneur, et il s’est rendu compte que le Seigneur était toujours sa protection. David s’est rendu compte que le Seigneur serait avec lui dans ce combat.

Prenant sa propre fronde
plutôt que l’armure de Saül

Saül a offert à David son armure, mais David l’a finalement refusée. Il a combattu selon sa personne et il s’est servi de ce dont il était au courant. Le secret du combat n’est pas d’emprunter le matériel de quelqu’un d’autre, mais d’utiliser ce qu’on a soi-même appris et appliqué. Vous pouvez répéter le message de quelqu’un d’autre, et il n’y a rien de mal à cela, mais si vous voulez combattre le vrai combat, ce que vous brandissez doit en fin de compte sortir de vous. L’armure de Saül aurait été utile peut-être si David ne s’intéressait qu’à se défendre, mais celui-ci avait l’intention d’attaquer l’ennemi et non d’établir une défense. Lorsque David est sorti combattre Goliath, il ne portait aucune protection. À son avis, soit Goliath allait mourir, soit lui (David) allait mourir.
Si vous êtes une personne qui est selon le cœur du Seigneur, au moment de la bataille, vous ne penserez pas aux moyens de vous protéger, vous et vos intérêts. Votre seul désir sera de vous assurer de vous occuper de l’intérêt du Seigneur. David ne s’intéressait pas à l’auto préservation. Il voulait susciter le témoignage de Dieu sur la terre. Nous devons tous tenir ferme quand il s’agit de cela.

Le pastoureau oint s’occupe du chien philistin

Goliath s’est moqué de David en disant, « Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons? » (1 Samuel 17 :43). En fait, David avait probablement l’habitude de combattre des chiens sauvages et des chacals en veillant les brebis de son père. Puisque de tels animaux attaquent leur proie en meutes, David avait probablement appris le secret de les attaquer avant qu’ils puissent s’y préparer. Goliath avait donc raison. David pensait peut-être, « Je m’occupe des chiens comme toi tout le temps, » et puis l’a tué avec une pierre de sa fronde, remportant une grande victoire pour Israël ce jour-là. Saül a sincèrement apprécié David à ce moment-là, et l’a mis à la tête de ses gens de guerre (1 Samuel 18 :5). La victoire dans l’épreuve de David parmi le peuple a déclenché en fin de compte les soupçons de Saül. Après avoir entendu la façon dont les femmes louaient David plus que lui, Saül a commencé à envisager David comme une menace (1 Samuel 18 :6-9).

Comme nous l’avons vu, la victoire de David dans l’épreuve l’a introduit à une vie de persécution. Saül l’a rétrogradé, a essayé de le tuer personnellement, lui a arraché sa femme, et l’a même chassé après la fuite de David dans le désert. Au cours des années où il échappait à Saül, tous ceux qui se trouvaient dans la détresse, qui avaient des créanciers, ou qui étaient mécontents, se sont rassemblés auprès de lui. David savait comment travailler avec eux afin de les former en des forces armées loyales et efficaces. David nous fournit l’un des meilleurs exemples dans la Bible de ce que signifient être élu, oint, formé, éprouvé, et finalement approuvé.

Chapitre Six

Manifesté et persécuté: afin de connaître Dieu
et de former les autres (1)

Choisi

Selon Ephésiens 1:4 et 5, nous étions élus en Christ avant la fondation du monde afin que nous fussions saints et irréprochables devant Lui en charité, ayant été prédestinés jusqu’à l’adoption des fils par Jésus Christ à Lui-même. Avant l’existence de quoi que ce soit, nous étions déjà élus en Christ jusqu’au salut complet. La destinée choisie pour nous bien avant est que nous soyons les fils de Dieu. C’est ce à quoi nous avons été prédestinés.

Être choisi ne garantit pas automatiquement que vous allez accomplir le but pour lequel vous étiez choisi pendant cette époque. Par exemple, lorsque je suis allé à l’université de Taiwan, je faisais partie d’une classe de cent quatre-vingt « élus. » Ils étaient les meilleurs étudiants, et leur anglais était excellent, mais avec la plupart d’entre eux, il n’y avait aucune prédestination. Même dans le monde, peu ont laissé leur empreinte. Ainsi, le fait d’être élu pour l’université en question voulait dire qu’ils ont réussi à leur cours et ont obtenu leur diplôme, mais c’était plus ou moins tout. Par contre, nous, nous avons été élus avec une prédestination ! Notre destinée prédéterminée est d’être tout à fait comme le Seigneur Jésus Christ. Nous avons été prédestinés pour la filialité divine !

Oint

L’expérience d’être oint peut se produire en deux manières: soit par le moyen de sensation intérieure, soit par le moyen d’épanchement de l’Esprit. Vous pouvez prier jusqu’à ce que vous soyez rempli de l’Esprit. J’encourage donc les frères et les sœurs à prier en groupes de sept ou de huit afin de saisir l’efficacité du sang du Seigneur, de chanter le refrain d’un chant, et puis de continuer à prier jusqu’à ce que leur propre esprit soit élevé, même au point où ils sont eux-mêmes remplis de l’Esprit. Il est difficile pour une seule personne de chercher individuellement l’épanchement de l’Esprit, mais j’espère que beaucoup de croyants se réuniront d’une telle manière afin de s’exercer à entrer ainsi dans la présence du Seigneur.

Éprouvé

Notre pureté et notre compréhension
seront éprouvées

Ce qui est éprouvé en premier est notre pureté, et ensuite notre logique, ou notre vue. Nous vivons devant Dieu selon notre pureté, et nous vivons parmi les hommes selon notre logique. Notre pureté détermine notre degré de croissance devant Dieu, aussi bien que notre capacité de comprendre des choses spirituelles, et notre logique détermine notre manière de vivre parmi les hommes et la façon de notre opération dans cette vie. Par exemple, si David avait raisonné selon un certain point de vue, il aurait cherché des moyens de précipiter la mort de Saül afin de se débarrasser de ce problème, et de mettre au clair qui était en fait l’oint du Seigneur. Il semble que tout ce que David avait à faire, c’était de continuer à remporter des victoires et refuser de jouer de la harpe pour Saül. Ainsi le mauvais esprit qui opérait par la jalousie de Saül aurait pu peut-être rendre Saül fou ou le pousser à se suicider. Si David avait tout simplement la royauté en vue, il aurait pu faire quelque chose comme cela. Mais David était très pur. Selon son point de vue, étant donné que Dieu l’avait oint, Dieu était donc responsable de son existence et de sa fonction. David n’était donc pas obligé d’agir en son propre nom. Nous devons effectivement nous rendre compte que ceci n’est pas une leçon facile à apprendre !

Si nous souhaitons être selon le cœur de Dieu,
nous devons comprendre la logique de Dieu

David était le guerrier vainqueur du royaume, et non Saül, et pourtant c’était David qui portait la cuirasse de Saül. David s’est rendu compte sans doute que l’Éternel n’appuyait plus Saül, et qu’honorer Saül, c’était honorer « une cuirasse vide, » mais il a continué à honorer Saül en tant que l’oint du Seigneur. La logique de David était la suivante : Dieu a oint Saül, donc je lui donne mon soutien. (David était évidemment sage à cet égard. Il était suffisamment prudent de ne pas permettre à Saül de le tuer. Il y a des gens qui disent, « Allons, fions-nous à Dieu, même si nous mourons, » et ils meurent effectivement, car leur logique n’est pas bonne).

Notre logique détermine notre existence. Le nombre de personnes dans une salle égalera le nombre de points de vue différents dans la même salle. Une personne pourrait avoir un point de vue humoristique, une autre un point de vue très pragmatique, et encore une autre pourrait voir les choses d’une perspective bien sinistre et même diabolique. Tout le monde voit les choses selon sa propre sorte de logique. Deux personnes debout côte à côte peuvent se ressembler, mais leur logique pourrait être extrêmement différente. Nous devons être impressionnés par le fait que notre logique décide notre vie (Proverbes 23 :7). On ne peut pas dire qu’on est un avec Dieu si sa logique n’est pas la logique de Dieu. On est un avec Dieu lorsque sa logique est un avec la logique de Dieu. Si l’on pense de la même façon que Dieu, on est alors une personne qui touche le cœur de Dieu.

Dieu est en train d’amener David à maturité,
l’homme selon Son propre cœur,
par la persécution

Aspirer à la manifestation

Tout serviteur du Seigneur doit expérimenter un certain degré de manifestation. Si vous manquez l’expérience d’être manifesté, vous manquerez ce qui vous a été donné pour vous fortifier pendant des contretemps et des épreuves. Vous devez donc récolter les fruits de vos efforts de prêcher l’évangile ; vous devez voir l’effet de vos partages dans les réunions, et vous devez être apprécié par les saints et les frères plus mûrs dans la vie de l’église. Tout cela, ce sont des expériences d’être manifesté. Vous ne devez pas éviter de telles expériences, mais plutôt aspirer à être utile au Seigneur pour Son œuvre.

Nommé porteur des armes de Saül
et capitaine de l’armée de Saül

David a été nommé capitaine de l’armée de Saül vers l’âge de 20 ans. Il s’est fait général de l’armée d’Israël ! Alors que personne ne vous dise que vous êtes trop jeune pour servir le Seigneur. En tant que quelqu’un qui avait été choisi, oint, formé, éprouvé, et approuvé, David était apprécié par Saül au maximum. David était compté maintenant parmi le peu d’hommes qui s’asseyaient avec Saül, et il s’était fait son porteur d’armes (Plus tard, après que Saül commencerait à le considérer avec méfiance, il se nommerait capitaine de seulement mille soldats). La Bible nous dit que David s’est comporté sagement et qu’il avait la présence du Seigneur (1 Samuel 18 :14). Le Seigneur était avec lui.

Accordé la fille du roi en mariage

David jouissait d’un haut degré de manifestation parmi le peuple de Dieu ! Ses victoires en bataille l’ont gagné des louanges publiques, il s’était fait nommé capitaine de l’armée de Saül, et il est devenu le gendre du roi en épousant sa fille, Michal. David était certainement une personne tenue en haute estime et apprécié par tout le monde. Si nous expérimentons de telles choses, nous devrons les bien apprécier. Quand nous sommes jeunes, nous devrons œuvrer afin d’être manifestés.

Les louanges des femmes et
les problèmes de David

Lorsque David a commencé à opérer parmi les enfants d’Israël, il était très manifesté. Les femmes en particulier sont sorties chanter ses louanges en se servant des tambourins et d’autres instruments musicaux. Si seulement elles avaient chanté leurs louanges à Dieu d’avoir remporté la victoire, au lieu de louer tant David, David aurait été épargné beaucoup de souffrance. Plusieurs chrétiens ont l’habitude d’élever certains noms au lieu d’élever tout simplement le Seigneur. Mais David était reconnu comme un grand guerrier en Israël. Les gens qui sortaient rencontrer le roi Saül et David de cette façon pendant que ceux-ci retournaient de leurs batailles devaient être un spectacle merveilleux et joyeux. Aujourd’hui je ne vois aucun problème à louer fort le Seigneur avec des instruments musicaux. Nous ne devrions pas nous enthousiasmer par la chair, mais nous devrions être capables de louer joyeusement le Seigneur en chantant.
David était manifesté au point où il était honoré et respecté. Il avait attiré les louanges des autres, ce qui ouvrirait la voie à la prochaine étape du développement de David, à savoir la persécution de Saül. La période de manifestation initiale n’était que l’étape de l’épanouissement ; désormais, pendant la période de ses souffrances, David grandirait en un arbre majestueux !

Cherchant un refuge

David s’est senti obligé de s’échapper de Saül, de peur de perdre sa vie. Saül avait personnellement essayé de le tuer en lui jetant sa lance en une crise de jalousie, et ensuite avait envoyé ses hommes tuer David dans sa propre maison. David devait s’enfuir.

La première personne à qui il s’est enfui était Samuel qui ne pouvait aider David que jusqu’à un certain point. La deuxième personne qu’il a contactée pour le secours était Jonathan, le fils de Saül. Il n’était pas vraiment capable non plus d’aider David. Ensuite David a cherché le secours des prêtres à Nob, mais même eux n’étaient pas capables d’héberger David. David s’est enfui en fin de compte hors du pays d’Israël au pays des Philistins, mais cela ne pouvait répondre non plus à ses besoins. Il n’était pas capable de trouver de secours de celui qui était sa source (Samuel), ni de celui qui était son meilleur ami (Jonathan), ni des prêtres, et ni des païens. Il n’a trouvé de refuge avec aucune de ces personnes.

1. Cherchant un refuge chez Samuel

Saül a dit à Jonathan son fils et à tous ses serviteurs qu’ils devaient tuer David (I Samuel 19 :1). Entre-temps David sortait tuer les Philistins. Ensuite David jouait de la harpe pour Saül afin d’apaiser l’ennui du mauvais esprit que le Seigneur avait mis sur Saül (v. 8-9). Il semblait que chaque fois que David remportait une grande victoire, les esprits méchants descendaient sur Saül. Rappelez-vous comment les femmes s’étaient proclamé, « Saül a frappé ses mille et David ses dix mille. » La jalousie est quelque chose d’effrayant parmi les hommes. Lorsqu’un frère donne un bon message, un autre frère assis à côté pourrait être piqué par la jalousie. Si une sœur entend une autre sœur se faire complimenter sur quelque chose, elle aussi pourrait être mordue de jalousie.

Pendant que David jouait de la harpe afin d’apaiser Saül, Saül a pris son javelot et l’a jeté à David. David a échappé et s’est enfui? Où est-il allé? Il est allé chez lui! Saül a envoyé certains de ses homes chez David pour le surveiller et le faire mourir au matin. Cependant sa femme Michal a informé David du complot, et l’a fait descendre par la fenêtre avec une corde afin qu’il puisse échapper (1 Samuel 19 :12).

Mical a pris un théraphim et l’a mis dans le lit à la place de David, et elle a mis à son chevet un tissu de poils de chèvre à la place de sa tête. Pourquoi David avait-il un téraphim chez lui ? Ceci est difficile à comprendre. Dans la Bible les images sont interdites, et elles sont normalement des idoles. De toute façon il semble qu’une chose que Dieu déteste ait été utilisée pour sauver la vie de David.

David s’est enfui chez Samuel, et ils sont allés ensemble de Rama à Naïoth (1 Samuel 19 :18). On l’a rapporté à Saül qui a envoyé des messagers pour prendre David. Mais lorsque les messagers y sont arrivés, ils ont vu une assemblée de prophètes dirigés par Samuel. L’Esprit de Dieu a saisi les messagers de Saül et eux aussi ont fini par prophétiser ! Ainsi ceux qui avaient été envoyés capturer David sont devenus prophètes.

Il est possible qu’ils aient prophétisé en disant que David deviendrait roi. Ceci semble assez plausible. Saül était évidemment plus contrarié que jamais, et il a envoyé un autre groupe de messagers qui ont fini par prophétiser avec l’assemblée de prophètes dirigés par Samuel. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Saül a envoyé un troisième groupe de messagers, et la même chose s’est répétée. Ces messagers étaient probablement des hommes durs, alors c’était vraiment un miracle. Enfin Saül a choisi d’y aller lui-même. D’un sens David et Samuel devaient trembler, car ils n’avaient aucune armée. Dans un autre sens, nous devons aimer le Seigneur pour sa façon de diriger l’affaire. J’aime le Seigneur, pas seulement parce qu’Il est puissant, sage et attirant, mais aussi parce qu’Il a un vrai sens de l’humour. Qu’il est glorieux et merveilleux de Le suivre !

« Saül est-il aussi parmi les prophètes? »

Lorsque Saül y est arrivé, probablement avec un bon nombre de ses commandants, lui aussi a expérimenté la même chose que les autres, et peut-être même plus, car il a non seulement prophétisé mais il a ôté ses vêtements, et s’est jeté nu par terre, prophétisant pendant une journée et une nuit entières (1 Samuel 19 :23-24). Il a dû prophétiser jusqu’à la nouvelle Jérusalem ! David s’est rendu compte finalement que Samuel ne pouvait pas le protéger ainsi pour toujours. Au plus il pouvait seulement commander à Saül et ses hommes de prophétiser que David était le vrai roi. David aurait pu regarder Samuel et avoir envie de lui demander, « Pourquoi m’avez-vous arraché à mon métier de faire paître mes brebis ? Pourquoi m’avez-vous mis dans ce trouble en partant ? » Et nous pourrions nous demander pourquoi Dieu ne s’est pas tout simplement occupé de Saül d’une certaine façon, par exemple en lui permettant d’avoir un accident. La vie de David n’aurait-elle pas été beaucoup plus facile ? Pourquoi Dieu doit-Il rendre les choses tellement compliquées ? Lorsque je considère cette image, je dois quand même rire et dire, « Seigneur, je ne peux pas éviter de T’aimer. Il n’y a personne aussi sage que Toi. » Dieu formait David pour qu’il se rende compte qu’il ne pouvait dépendre de personne d’autre que de Dieu Lui-même. C’est comme si Dieu disait, « Samuel t’a oint sans doute, et il est vrai qu’il est juge, prêtre, et prophète, mais tu ne peux pas te fier à lui. Tu dois te fier à Moi. » Ces expériences de persécution ont appris à David qu’il pouvait se fier uniquement à Dieu. Il est possible que David se sentait bien à l’aise. Il avait tué Goliath, il était adoré par plusieurs personnes, il avait du pouvoir sur les mauvais esprits, et il avait épousé la fille du roi. Il est possible qu’il se soit regardé en disant, « Qui suis-je ? Je suis DAVID! » Dieu lui a peut-être répondu, « Tu es David? C’est vrai? Alors prépare-toi, parce que je vais faire quelque chose! Tu crois que tu as fait tant de choses pour ta gloire et ta jouissance, mais Moi seul deviendrai ta portion. »

Samuel aurait dû dire tout de suite à David qu’il ne pouvait pas l’aider, mais il est possible qu’il se soit senti responsable de voir s’il pouvait faire quelque chose pour lui, peut-être à cause du fait qu’il l’avait oint. Il a beau essayer, à plusieurs reprises, même jusqu’à quatre fois, Saül se couchait par terre, tout nu, humilié, et incapable de se maîtriser. D’une part, les paroles de Saül provenaient de Dieu. D’autre part, il est évident que Dieu n’avait aucune affection pour cette sorte d’instrument de Sa parole. Dieu n’avait ni de prévision, ni d’espérance pour cet homme. Il semble que Dieu disait, « Je vais t’utiliser, je te traiterai seulement comme un objet. Je ne te vois même pas comme un être humain. Je te laisserai coucher là, laid, pendant vingt-quatre heures, parler tout au cours en tant que Mon instrument. » Je plains ceux qui se trouvent dans cette situation. J’ai vu ce genre de situation parmi les églises. Un frère peut discourir sur la parole de Dieu, et ce qu’il dit pourrait être vrai, mais ce qu’il est devenu est de peu de valeur devant le Seigneur. Il s’agit de quelque chose de très sérieux ici ! Voilà pourquoi on se demandait, « Saül est-il aussi parmi les prophètes? » Il semblait qu’il était un véritable prophète, mais en même temps il était évident qu’il n’était pas une personne sous la bénédiction de Dieu. »

Il est raisonnable de supposer que Saül a reconsidéré sa querelle avec David après s’être maîtrisé le lendemain. Pendant qu’il se rhabillait, ne se sentait-il pas bête de chercher la vie de David ? Il était évident que Dieu était vraiment avec David, car Dieu avait empêché tous ceux qu’on avait envoyés de le saisir. Ne semblerait-il pas que Saül aurait voulu offrir à David une trêve ? Mais il n’y a aucune allusion à un changement de cœur de la part de Saül à ce moment-là.

David s’est sans doute aussi rendu compte qu’il ne pouvait plus se fier à de telles choses miraculeuses pour se protéger. Lui et Samuel ont dû pousser un soupir de soulagement chaque fois qu’ils ont échappé, et pourtant toute la série d’événements a dû être très effrayante. David a donc quitté Samuel et est allé chercher Jonathan, son meilleur ami.

2. Cherchant le secours de Jonathan

La Bible nous dit que Jonathan aimait David comme son âme (1 Samuel 18 :1). Peu importait à Jonathan s’il devenait roi ou non. C’était un individu pur. Il semblait content que David devienne roi au lieu de lui.

Je crois que la raison primordiale pour laquelle David est allé voir Jonathan était de voir si Saül avait eu un changement de cœur ou non après avoir été sous l’influence de prophétiser sous la puissance de l’Esprit. Si j’avais été à la place de Saül, je serais sans doute retourné et reconsidéré toute l’affaire. Saül aurait dû se rendre compte que sa lutte contre David était de la bêtise. Tant de gens s’efforcent de réussir, d’obtenir les meilleures notes, une carrière avec la plus haute rémunération, et ainsi de suite. En fin de compte, ils devraient se rendre compte que tout cela n’a aucune valeur. David remportait des victoires pour Israël, était très fidèle à Saül, et n’avait rien fait d’insoumis. Saül aurait dû se rendre compte que vouloir que Jonathan lui succède comme roi, ou que David ou n’importe quelle autre personne soit roi ou non, tout cela dépendait de la volonté de Dieu.

David est allé donc chez Jonathan pour voir si Saül avait subi un changement de cœur. Jonathan a informé David, en effet, que son père semblait avoir expérimenté un changement de coeur envers lui, mais pour en être sûr, il vérifierait si ce changement était réel ou non. Ce soir-là, au souper, lorsque David n’a pas paru au souper, Jonathan a dit à Saül que David devait assister à un sacrifice de famille dans sa ville natale de Bethléhem. Quand Saül a appris cette nouvelle, sa colère s’est enflammée contre Jonathan. Jonathan a donc envoyé un jeune homme qui tirait des flèches en tant que signal fixé à l’avance, et puis Jonathan et David se sont échangés ce qui leur a sans doute semblé être leurs derniers adieux (1 Samuel 20 :42).

3. Passant par Nob, une ville de prêtres,
et recevant du pain consacré

Pendant que David s’enfuyait de Saül, il a cherché le secours des prêtres de Nob. On lui a donné à manger le pain consacré qui était supposé être saint et uniquement pour les prêtres (1 Samuel 21 :1-6). S’il s’agissait de Saül au lieu de David, il semble que cet épisode aurait joué contre lui. Mais parce que c’était David qui a mangé le pain consacré, Dieu en était très content ! Les prêtres ne pouvaient pas héberger David parce qu’ils se sont tous rendus compte que Saül n’était plus la même personne qu’il était auparavant. Il était quelqu’un tourmenté par un mauvais esprit et dirigé par la jalousie à détruire David, quel que soit le prix. Après avoir reçu cinq pains consacrés, David est parti chez les Philistins, dont le pays longeait la mer Méditerranée.

4. Cherchant du refuge chez le roi de Gath

David a quitté le pays du peuple de Dieu et s’est enfui au pays païen des Philistins, à Gath, l’une de leurs villes principales. Les serviteurs du roi là avaient entendu parler de David, et ont dit à Akisch, leur roi, « N’est-ce pas là David, roi du pays? N’est-ce pas celui pour qui l’on chantait en dansant: Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille? » (1 Samuel 21 :11). Les problèmes que les femmes avait produits en Israël étaient arrivés même aux pays païens. Si les saints dans la vie de l’église pouvaient seulement apprendre à ne pas parler de cette façon, plusieurs serviteurs du Seigneur pourraient vivre une vie beaucoup plus tranquille. Tant de serviteurs du Seigneur aujourd’hui mènent une vie dure à cause des comparaisons faites concernant des serviteurs qui sont devenus célèbres.

David avait encore une fois des ennuis. S’il avait été seulement capable de vivre parmi les Philistins en tant qu’une personne inconnue, il aurait pu rester parmi eux en tranquillité. Même dans « le monde, » David était trop célèbre. Avoir un tel renommé n’est pas une bénédiction. Il a forcé David à changer son comportement parmi eux. Il est devenu quelqu’un qui avait perdu la raison. Il a fait des marques sur les battants des portes, et il a laissé couler sa salive sur sa barbe, faisant ainsi croire aux Philistins qu’il était devenu fou. Cette histoire nous montre que nous ne pouvons pas nous attendre à trouver du refuge dans le monde, car pour survivre et être accepté dans le monde, il est nécessaire que nous fassions des choses folles. Pour être acceptés par le monde, il nous faut vivre une vie qui n’est pas juste. Cependant, au début on va dire que nous sommes fous si nous ne buvons pas ou si nous ne fêtons pas ou si nous n’allons pas aux casinos. Ceci est anormal !

5. Arrivant à la caverne d’Adullam

Presque tout serviteur du Seigneur subira de telles expériences jusqu’à ce qu’ils se rendent compte finalement que seul Dieu peut fournir le vrai repos. Voilà la signification de tout ce que David a expérimenté avant d’arriver enfin à la caverne d’Adullam (1 Samuel 22 :1). Ceci était une période importante dans l’expérience de David, et nous allons la traiter dans le chapitre suivant.

Chapitre Sept

Manifesté et persécuté (2)

Nous avons vu comment la persécution de Saül a amené David à un point où il devait se fier uniquement à Dieu, et non à aucune autre chose ou personne. Il avait été énormément élevé parmi le peuple, et il était reconnu en tout Israël comme quelqu’un qui avait trouvé grâce aux yeux de Dieu. Il avait été oint et il avait tué Goliath quand il était très jeune. En tant que jeune homme et champion d’Israël, il avait tué des milliers d’ennemis. Lorsque Saül était troublé par un mauvais esprit, David était capable de le chasser. On le voyait digne d’épouser l’une des filles du roi. Tout ce que David avait expérimenté en guise de « manifestation » a ouvert la voie au Seigneur d’œuvrer davantage en lui afin qu’il puisse devenir une personne qui pourrait servir sa génération selon le propre cœur de Dieu.

La manifestation précoce de David était
cruciale à son développement plus avancé

Quand vous êtes jeune, vous devez chercher de la manifestation. Ne vous demandez pas trop si votre désir de manifestation provient de votre vie de l’âme ou non. Luttez pour laisser votre empreinte devant le Seigneur, et puis laissez le Seigneur œuvrer sur vous ! Dès que vous gagnez un peu de manifestation, dites au Seigneur, « Je ne suis pas pour ceci. Je suis pour Toi. Je veux en tout cela accomplir ce qui est dans Ton cœur. » Le Seigneur doit être votre centre. Lui seul doit devenir la réalité de votre vie, votre service, et votre travail quotidien. Vous ne devriez pas être content d’être tout simplement un bon frère qui fonctionne dans la vie de l’église. Non ! Vous devriez lutter pour avoir quelque chose de « supplémentaire » devant le Seigneur. Vous devriez désirer que le Seigneur, l’église, et les saints expérimentent de la bénédiction par votre exercice. Une telle aspiration est quelque chose de précieux. Le Seigneur était capable d’amener David dans des expériences plus profondes parce que David avait justement atteint à un tel degré de manifestation. La première chose que le Seigneur ait touchée était la dépendance de David des personnes et des choses autre que le Seigneur Lui-même.

Courant d’abord chez Samuel,
Jonathan, et le roi Akisch

La première personne à qui David ait pensé pour chercher du secours lorsqu’il est entré dans des difficultés était Samuel, son père spirituel. Le Seigneur avait utilisé Samuel pour élever David, mais David s’est rendu compte finalement que s’il savait seulement se fier à Samuel, il aurait des problèmes après le départ de Samuel. Après avoir donc cherché Samuel, il est allé chez son compagnon le plus proche, Jonathan. Jonathan aimait David, mais Jonathan ne pouvait pas devenir le refuge de David aux temps de détresse. David a ensuite rendu visite aux prêtres de Nob, mais lui et eux se sont rendus compte qu’il ne pouvait pas y rester. Ils étaient capables de lui fournir du pain pour son voyage, mais ils ne pouvaient pas l’héberger (la ville de Nob a payé cher d’avoir approvisionné David – tout ce qui respirait était anéanti par Saül). David s’est enfui alors chercher refuge auprès du roi Akisch des Philistins, où il était obligé de faire semblant d’agir comme un fou de peur qu’on ne découvre son identité. (Presque chaque métier exige que vous perdiez la raison si vous allez continuer là ! D’un certain sens, j’admire les croyants qui trouvent un tel refuge dans le monde, car ils ont appris à s’ajuster à une façon de vivre très bizarre. Lorsque nous avons Dieu, nous voyons jusqu’à quel point le monde est bizarre, et après quelque temps nous ne pouvons pas « y arriver, » tout simplement parce que nous sommes bien sensés.

Arrivant à la caverne d’Adullam

David pouvait échapper à la situation à Gath à cause de sa folie affectée, et il s’est rendu compte qu’il n’y avait plus personne pour lui offrir du refuge. Il a continué donc son voyage et il a fini par arriver à une caverne qui s’appelait la Caverne d’Adullam (1 Samuel 22 :1). « Adullam » veut dire tout simplement un refuge, ou un endroit de repos. Pendant qu’il demeurait dans ce refuge, ses frères et toute la maison de son père sont descendus là vers lui, tout d’abord (v. 1). Ceci a dû bien réconforter David. Deuxièmement, tout homme qui était dans la détresse, et tout homme qui était dans les dettes, et tout homme qui avait de l’amertume dans l’âme, se sont rassemblés auprès de lui, et David est devenu leur chef (v. 2). En d’autres mots, ceux qui n’avaient aucun autre refuge, et ceux que personne d’autre ne voulait, sont venus auprès de David. La Bible ne nous dit pas qu’aucune des troupes que David avait dirigées est venue auprès de lui, ni aucune des femmes qui avaient chanté ses louanges. Par contre, ceux qui sont venus auprès de lui étaient dans les détresses psychologiques, incapables de garder un travail, et incapables de trouver de la satisfaction dans leur situation actuelle.

Forgeant une armée de ceux que
le Seigneur avait envoyés

Il semble que tous ceux qui avaient des problèmes sont devenus la portion de David. À peu près quatre cents hommes se sont rassemblés auprès de David, et ceux-ci étaient les gens que David a formés pour devenir son armée. Il ne s’est pas plaint à Dieu à cause de cela, et il ne les a sûrement pas recrutés. Chaque fois que Saül apercevait quelque homme fort et vaillant, il le prenait auprès de lui (1 Samuel 14 :52). David, par contre, n’a jamais fait cela. Il recevait tous ceux qui se sont rassemblés auprès de lui, et il les entraînait. Si j’avais été à la place de David, j’aurais pu dire à tout le monde, « Écoutez, ceci n’est pas un camp de réfugiés, ni un hôpital psychiatrique. Oh, Dieu, qu’est-ce que Tu me fais en m’envoyant tous ces gens ? » Mais David n’a pas raisonné ainsi. Il recevait tous ceux qui venaient auprès de lui, il les nourrissait, et il travaillait avec eux. Il se sentait responsable d’eux. Il raisonnait peut-être de la manière suivante: “Il semble que chacun de ces mecs n’ait qu’un seul talent, au maximum. Peu importe. Après que j’aurai vécu avec eux et travaillé avec eux, il s’avérera qu’il y a beaucoup plus de talent en eux que ne le laisse croire leur apparence. » Contrairement à Saül, qui cherchait à recruter les plus vaillants et les plus forts d’Israël auprès de lui, David prenait tous ceux que le Seigneur lui envoyait dans Sa souveraineté.

David est donc devenu capitaine de ces quatre cents hommes. Je crois que ses frères l’ont aidé à les former. Je crois aussi que plusieurs de ses hommes vaillants sont sortis finalement de ce groupe de quatre cents cas apparemment désespérés. Dans la vie de l’église, nous devrions apprendre cette leçon. Nous ne devrions pas essayer de recruter ceux qui semblent plus prometteurs que d’autres ; nous devrions par contre recevoir ceux que le Seigneur nous envoie.
Il se peut que la situation parmi les églises aujourd’hui semble être désespérée lorsque nous considérons les individus qui se sont rassemblés ici pour le Seigneur. Nous devons pourtant voir que David, dans des circonstances pareilles, a pu former les gens autour de lui en une force puissante. Je vous dis qu’il n’y a aucun problème avec les saints que le Seigneur a rassemblés. Ils peuvent paraître bizarre et avoir des défauts, mais il ne s’agit pas de cela. La question principale, c’est si les dirigeants savent bien travailler avec ceux que le Seigneur a amenés auprès d’eux. David était très conscient du fait qu’il restait toujours l’oint de Dieu par la main de Samuel, bien qu’il ne possédât rien. Il s’est rendu compte que Dieu avait aussi bien confié quelque chose à ceux qui s’étaient rassemblés auprès de lui. Il est important que nous nous en rendions compte aussi.

Dieu choisit les choses faibles du monde
et les choses qui ne sont pas

Quelle est la situation parmi beaucoup de jeunes aujourd’hui ? Plusieurs ne sont pas contents. Plusieurs sont dans la détresse. Plusieurs ont des dettes. Presque toute personne qui reçoit le salut est sous l’impression qu’elle sera libre de toute chose négative en acceptant Jésus. De plus, presque toute personne sauvée a reçu le salut pour des raisons égoïstes – elles ne veulent pas aller en enfer, mais plutôt au ciel ! Il n’y a presque aucune exception. Tous les croyants ont entendu dire que Jésus annulerait la dette de leur péché et les arracherait à sa puissance en même temps. Tous ceux qui se sont régénérés finissent par être plus ou moins mécontents et encore plus dans la détresse sous la lumière du Seigneur, leurs dettes plus profondes étant exposées de plus en plus. Quel paradoxe ! La vie de l’église est remplie de ce genre de personnes.

Quand j’étais nouvellement sauvé, les frères qui servaient le Seigneur m’ont fait répondre à un sondage afin de déterminer ma compréhension des choses spirituelles en tant que nouveau croyant. J’étais heureux de répondre aux questions telles, « Croyez-vous en Jésus ? » « Jésus est-Il Dieu ? » « La Bible est-elle la parole de Dieu ? » et ainsi de suite. Toutes les questions exigeaient apparemment une réponse affirmative. Lorsque je suis arrivé à la question « Allez-vous encore pécher? » j’ai pensé, « L’évangéliste a dit qu’il n’y aurait plus de péché, » alors j’ai écrit « Non ! » Nous sommes bizarres ! Le Seigneur a donc beaucoup à faire afin de faire développer Ses disciples. Soit Ses disciples déclarent qu’ils sont capables de suivre le Seigneur, tout en sachant intérieurement qu’ils ne peuvent pas soutenir leurs affirmations, soit ils finissent par se mépriser et se réfugier dans les mêmes choses que ceux autour d’eux, à savoir boire, fêter, de la musique, du cinéma, et même des drogues. La culture actuelle pousse fort les gens dans cette direction.

Sauvé pour être des « hommes vaillants »

Nous devons nous rendre compte que Dieu ne nous a pas sauvés pour que nous n’allions pas en enfer ! Non ! Dieu nous a sauvés pour que nous puissions être un avec Lui dans Son économie ! Savons-nous que Dieu veut que nous soyons un avec Lui pour Son économie ? Dieu dit, « Vous devez devenir une personne selon Mon cœur. Vous devez devenir un avec Moi. Vous devez lutter pour Mon royaume. Votre vie et votre existence doivent devenir un avec les Miennes. » Voilà pourquoi aucune des personnes apparemment normales n’est venue auprès de David. Ce qui est merveilleux, c’est que David a formé tous ceux qui sont venus auprès de lui. Ce premier groupe de mécontents est devenu désormais la base de sa force. Il est devenu la source de force par laquelle David a élevé Juda, et ensuite tout le royaume d’Israël. Personne ne semblait remarquable. Ils n’étaient pas des diplômés des meilleures universités, ni les étoiles les plus étincelantes d’Israël à l’époque. Si vous avez le sentiment que vous ne valez rien, dites aux frères qui s’occupent de vous, « S’il vous plaît, soyez un David ! Ne me dites pas que je ne vaux rien, bien que cela semble bien être le cas. Je suis dans la détresse ; je suis mécontent. Oh, formez-moi afin que je puisse être un homme vaillant dans l’armée de Dieu (voir 2 Samuel 16 :6 et 23 :8). Le noyau du royaume de David reste avec ce groupe de gens. N’est-ce pas encourageant ? Ce n’était pas ceux qui semblaient prometteurs à l’extérieur que David a utilisés pour former le noyau de son royaume. C’était plutôt ceux qui étaient tout comme nous, ceux qui s’efforçaient de se débrouiller.

Nous sommes tous qualifiés d’être formés

Il semble que ceux qui habitent dans le Midwest sont méprisés par plusieurs qui habitent sur la Côte Est ou la Côte Ouest, bien que les deux côtes doivent tout à la force du Midwest, car la force du Midwest sert comme la colonne des États-Unis. Le Midwest est une raison pour laquelle les États-Unis peuvent vivre avec espérance. Il est pourtant facile de mépriser ceux qui semblent loin du « courant. » Personne ne veut se voir avec ceux qui semblent être dans la détresse, en dettes, ou mécontents. Mais laissez-moi vous dire, frères, que peu importe votre situation ! Vous êtes qualifiés d’être formés par le Seigneur Jésus Christ ! Il va vous recevoir et, si vous le Lui permettez, Il vous fera un homme vaillant capable de vous battre pour l’amour de Son royaume !

David dans la caverne – Psaume 34

« Je bénirai l’Éternel en tout temps;
Sa louange sera toujours dans ma bouche »

Pendant qu’il se trouvait dans la caverne d’Adullam, David a écrit Psaume 34. Le titre de ce psaume dans la version anglaise de la Bible dit qu’il l’a écrit après avoir échappé au roi Akisch en affectant de la folie, tandis que la version chinoise rapporte que ce psaume a été écrit dans la caverne. Après son expérience avec le roi Akisch, David a fait quelque chose de merveilleux. Il n’a pas écrit un psaume en déplorant sa situation. Il n’a pas chanté une chanson « country western » de tout ce qu’il avait perdu. Il aurait pu écrire quelque chose en expliquant comment il chevauchait un grand étalon blanc à la tête d’une armée immense, et comment il formait quatre cents marginaux qui se cachaient dans une caverne. Il aurait pu peut-être déplorer la folie des femmes qui chantaient en racontant comment il avait frappé ses dix mille par rapport aux mille de Saül, ainsi provoquant la jalousie de Saül. David a-t-il chanté, « J’ai été malheureux en tout, O Dieu, emmène-moi maintenant ? » Non! Il a écrit, « Je bénirai l’Éternel en tout temps; Sa louange sera toujours dans ma bouche. »

Que mon âme se glorifie en l’Éternel!

Que devrions-nous faire une fois que nous avons trouvé la vie de l’église ? Nous devrions louer le Seigneur ! N’avons-nous pas vu ce qui compose la vie de l’église ? Oui, et nous sommes dans le bon endroit! Nous ne devrions être nulle autre part. David ne se vantait pas du fait qu’il avait épousé Michal, ni qu’il avait tué Goliath, ni que les femmes d’Israël l’avaient loué, ni qu’il avait dépassé beaucoup d’autres hommes bien plus âgés que lui. Je crois que le sentiment de David était la suivante : « Combien il est glorieux d’avoir suivi le Seigneur. Quelle excellente décision ! » Avant cette période, David était trop occupé pour se vanter de rien, car il se manifestait pour l’intérêt du Seigneur. Ceci était juste et correct, car sans cette manifestation, le Seigneur n’aurait jamais été capable d’amener David jusqu’à ce point-là. Si David n’avait jamais tant gagné, le Seigneur n’aurait jamais été capable de dépouiller tout ce qui était de valeur, ou de faire descendre David du sommet jusqu’au fond. Il ne pouvait plus se vanter de rien d’extérieur, mais il pouvait bien dire maintenant, « Que mon âme se glorifie en l’Éternel! » Il aurait pu se vanter de maintes choses avant, mais à ce moment-là, il ne pouvait indiquer personne d’autre que le Seigneur. S’il indiquait la caverne de son doigt, son doigt tomberait sur quelqu’un qui était déprimé, quelqu’un qui était incapable de gérer de l’argent, ou sur quelqu’un qui semblait être un peu insensé. Et pourtant David pouvait dire à ceux qui l’entouraient, « Exaltez avec moi l’Éternel! Célébrons tous Son nom! J’ai cherché l’Éternel, et Il m’a répondu; Il m’a délivré de toutes mes frayeurs »

« Il m’a délivré de toutes mes frayeurs »

David m’impressionne. Il était capable de dire que le Seigneur l’avait délivré de toutes ses frayeurs. Ceci est significatif parce que Dieu n’avait pas délivré David de tous ceux qui cherchaient sa vie. En fait, les ennemis de David semblaient se multiplier ! Si l’on cherchait vous tuer, il vous serait logique de vous attendre à ce que le Seigneur vous délivre de tous ceux qui cherchaient votre vie. Cependant lorsque vous êtes délivré de vos frayeurs, vous pouvez regarder ceux qui veulent vous tuer et leur dire, « Qui êtes-vous ? Pourquoi aurais-je peur de vous ? » Frères et sœurs, nous sommes les fils de Dieu! Comme David, nous devrions pouvoir dire, « Le Seigneur m’a délivré de toutes mes frayeurs ! » À ce moment-là, même si nos ennemis se multipliaient, nous pourrions nous reposer.

« Sentez et voyez combien l’Éternel est bon!
Heureux l’homme qui cherche
en Lui son refuge! »

Dans cette caverne-là, David n’avait rien à regarder sauf un plancher en pierre, un plafond en pierre, et des murs en pierre. Quand il était berger, au moins il pouvait regarder le ciel. N’était-ce pas le bon moment pour David de se plaindre au moins un petit peu de sa situation ? Pourtant David a pu dire, « Je bénirai l’Éternel en tout temps; Sa louange sera toujours dans ma bouche. » Il a même pu dire, « Sentez et voyez combien l’Éternel est bon! Heureux l’homme qui cherche en Lui son refuge! » Il était arrivé au point de dire finalement, « Rien et personne que Dieu n’est digne de notre confiance. J’ai découvert cette réalité moi-même, car j’ai goûté et vu que le Seigneur est bon. J’ai essayé d’autres moyens qui me semblaient bons à l’époque, mais aucun ne m’a satisfait. J’ai trouvé que seul le Seigneur est capable d’être mon salut. Maintenant mon repos ne réside qu’en Lui. »

« L’Éternel est près de ceux qui ont
le coeur brisé, et Il sauve ceux qui
ont l’esprit dans l’abattement. »

David a aussi écrit, « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et Il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. » Je ne crois pas que David sût ce que c’était qu’un cœur brisé pendant qu’il chevauchait devant une grande armée ou pendant que le peuple le louait et le regardait comme un champion célèbre du Seigneur. Lors de son arrivée à la Caverne d’Adullam, David souffrait et il avait le cœur brisé, mais il pouvait toujours louer le Seigneur et témoigner que le Seigneur était bon ! Les deux expériences ne se contredisent pas. On peut avoir le cœur brisé et goûter la douceur du Seigneur en même temps. Notre esprit peut être réjouissant, en même temps que notre âme souffre.

Avoir l’esprit abattu veut dire être très affligé. Je crois que David se rendait compte du degré de son orgueil et de son autosuffisance pendant la période où il était manifesté. Il croyait être un homme fort, habitué au succès, mais maintenant il s’est rendu compte que Dieu était son unique moyen de survie. Il a pu donc dire que l’Éternel était près de tous ceux qui avaient le cœur brisé, et qu’Il sauvait ceux qui avaient un esprit de repentir profond. David en avait beaucoup de quoi se repentir, mais il n’avait pas le temps de regretter. Il avait un esprit abattu, et cela suffisait. Le Seigneur rachète Ses serviteurs.

Première action: Délivrant Keïla des Philistins

Il aurait semblé bon si David était resté dans cet état de repentance et de réflexion, mais l’heure est arrivée pour lui d’aller combattre les Philistins afin de délivrer la ville de Keïla (1 Samuel 23 :1-12). David avait façonné en une armée ceux qui étaient venus auprès de lui. Je crois qu’il leur apprenait tous les jours à être guerriers. Ensuite on a annoncé que Keïla avait été attaqué par les Philistins, et David a demandé au Seigneur s’il devrait attaquer les Philistins en maraude. Le Seigneur lui a répondu d’y aller et de délivrer la ville. David et ses hommes se sont donc battus contre les Philistins et ont sauvé les habitants de la ville, emportant beaucoup de prisonniers et de butin.

L’arrivée d’Abiathar, le prêtre de Nob survivant

À ce moment-là, Abiathar, qui avait échappé au massacre des prêtres de Nob par Saül, est arrivé. C’était une véritable bénédiction, car maintenant il y avait un roi et un prêtre qui pouvaient servir ensemble ! (Saül a fait détruire tout le village de prêtres parce que ceux-ci avaient fourni à David du pain consacré. Le Saül que nous trouvons ici n’est plus le Saül que nous avons étudié auparavant. Il avait bien agi au début, mais sans Dieu. Voilà pourquoi il était capable de perpétrer une telle atrocité. Il a tué quatre-vingt-cinq prêtres, aussi bien que leurs femmes et leurs enfants, à cause de cinq pains. Il n’a même pas épargné les enfants. Comment se fait-il qu’un homme oint par Dieu puisse devenir aussi méchant ? Rappelez-vous que Saül est devenu ainsi à cause de la religion. Que cela nous soit un avertissement. La haine engendrée par la religion dépasse de loin la haine engendrée par d’autres choses. Dans la politique, par exemple, les adversaires peuvent toujours se serrer la main et se respecter les uns les autres. Dans la religion, par contre, il se peut que des adversaires se détestent les uns les autres au-delà de la raison. Gardons-nous bien, en tant que ceux qui aiment Jésus Christ, de ne pas nous impliquer dans la religion. Même dans la vie de l’église, nous devons savoir que ces choses peuvent arriver. Ceux en qui vous vous fiez risquent de vous complètement trahir. C’est le témoignage de nombreux serviteurs du Seigneur.

Échappant à Keïla pour retourner au désert

Étant averti de la trahison de
ceux qu’il avait délivrés

Après que David avait sauvé les habitants de Keïla, Saül a paru, obligeant donc David de demander au Seigneur si les habitants qu’il avait sauvés le livreraient à ses ennemis. Le Seigneur lui a répondu qu’ils le livreraient. David avait sauvé la ville, et a peut-être cru que lui et ses hommes pouvaient y rester pendant quelque temps. Il avait même un prêtre avec lui, ce qui aurait pu lui être un signe net que le Seigneur était avec lui. Cependant à ce même moment, Saül est arrivé, et Dieu a dit à David, effectivement, « Ne vous fiez pas à ces gens que vous avez servis, car ils vont te trahir. » David s’est donc enfui de Keïla et a demeuré au désert, dans des lieux forts. Il se peut que ceux qui servent le Seigneur n’aient pas forcément plusieurs « bonnes journées » ! Tout ce qui arrive en fin de compte a pour but une chose, à savoir la réalisation que le Seigneur seul est fiable.

David devenant de la douceur en Israël

David ne s’est pas plaint en tout cela. Il n’a jamais conçu Saül comme son ennemi ! Il s’est rendu compte que tout ce qui lui était arrivé était autorisé par Dieu. Reconnaissons-nous également que tout ce qui nous arrive dans notre vie n’est qu’une opportunité de plus pour nous de gagner Christ ?

Chapitre Huit

Forgeant le noyau de son royaume–
ses combattants

David, formateur

Comment se fait-il que David ait pu forger un tel groupe de combattants de parmi tous ces gens apparemment sans espérances, qui sont venus auprès de lui lorsqu’il échappait à Saül ? Il y avait au début quatre cents hommes qui sont venus auprès de lui, mais quand il avait sauvé Keïla, il y en avait six cents (1 Samuel 23 :13). De ce groupe provenaient ceux qui se sont battus aux côtés de David pour l’établissement du royaume d’Israël. Tous les combattants de ce groupe ne sont pas restés fidèles à David, mais ceux qui sont restés fidèles à lui sont devenus le noyau d’une armée vainqueur sur la terre et aussi des « hommes vaillants » de David (2 Samuel 23).

Si vous êtes jeune et vous aimez le Seigneur, vous devez aspirer à devenir un tel « homme vaillant » dans l’armée spirituelle de Dieu. Nous en sommes tous qualifiés. Afin de devenir une telle sorte de personne, vous devez faire attention à quatre principes que David a suivis pour former ceux qui sont venus auprès de lui.

1. Insistant sur la dépendance
de Dieu plutôt que de l’homme

Une caractéristique remarquable de David est qu’il n’est jamais resté dans aucune sorte de défaite. Il a fait face à toutes sortes de difficultés et de détresse, mais rien n’indique qu’il se sentait vaincu ni qu’il était du genre à lâcher prise. On peut considérer Élie comme le plus grand prophète de l’ancien testament, mais même lui était prêt de temps en temps à baisser les bras. Tel n’est pas le cas avec David, car il semble que David savait se tourner au Seigneur et se fier à Lui, même au plein milieu de ses échecs. Ceux qui sont venus auprès de David devaient être impressionnés par le fait qu’il a pu écrire le Psaume 34 pendant qu’ils étaient tous menacés dans la caverne d’Adullam !

Notre Christ doit être un Christ frais

On peut échouer sans être vaincu, tout aussi bien qu’on peut être vaincu sans avoir jamais échoué. Le secret de ne jamais être vaincu est d’expérimenter toujours un Christ « frais ! » Quand tout allait mal, David savait se tourner à Dieu. David a échoué incroyablement plus d’une fois, mais après s’être rendu compte de son échec, il s’est toujours tourné au Seigneur. Lisez, par exemple, le Psaume 51, et notez le cœur de repentir sincère de David. Il n’a jamais été vaincu au point où il a abandonné pour un seul instant le Seigneur, ni ne s’est séparé de Lui.

Il existe toutes sortes de raisons pour lesquelles nous quittons le Seigneur. Ces raisons ne sont pas forcément le péché ou l’effet du monde. Il se peut que le Seigneur n’occupe plus la première place dans notre cœur. Nous pensons que nous ne faisons des progrès spirituels que si nous sommes vainqueurs. David, par contre, évaluait ses progrès spirituels selon un autre critère, à savoir s’il avait la présence du Seigneur ou non ! Le secret de David résidait dans le fait qu’il ne voulait que Dieu. Victorieux ou vaincu, il ne quittait pas son Seigneur. Ceci est la première chose qu’il ait dû transmettre à ceux qui s’étaient attachés à lui. Si vous voulez élever les autres, vous devez tout d’abord leur donner Christ. Ils doivent se rendre compte que pendant toute leur vie, en toutes choses, ils ne devront dépendre de personne et de rien autre que Christ Lui-même. Voilà ce que Dieu avait montré à David lorsqu’on venait auprès de celui-ci pendant son séjour dans la caverne d’Adullam. Cette révélation est devenue désormais le secret de tout ce que David ferait en tant que l’oint de Dieu. Nous devrions tous nous rendre compte que nous expérimenterons des journées merveilleuses, aussi bien que des journées d’échec et de défaite, mais quoi qu’il en soit, nous devons rester dans la présence du Seigneur. Où que nous soyons, ou quoique nous subissions, nous devons demeurer avec le Seigneur.

2. S’investissant en ceux qui étaient avec lui

Saül utilisait aussi ceux qui venaient auprès de lui pour le bien du royaume. Par exemple, si quelqu’un de l’université Harvard aux États-Unis était venu, Saül aurait pu le recruter à cause de son éducation. S’il avait aperçu un diplômé de l’Académie West Point, il lui aurait demandé d’occuper un poste dans son armée. Cependant ceux qu’il a recrutés ne sont devenus que des instruments qu’il a utilisés pour ses propres buts. David n’a jamais traité les gens comme cela. Il s’est occupé de ceux que le Seigneur lui avait envoyés. Il les a reçus et il s’est investi en eux. Voilà pourquoi son dénombrement d’Israël a été un péché grave dans son cas, car il envisageait le peuple comme son capital. Lorsqu’il s’est rendu compte de son péché, il s’est repenti immédiatement et s’est tourné au Seigneur. Son acte de dénombrer le peuple d’Israël est devenu l’un de ses plus grands échecs devant le Seigneur, car il était totalement contre les principes qu’épousait David en tant qu’un homme selon le cœur de Dieu. David s’est occupé de ceux que le Seigneur lui a envoyés. Voilà l’une des raisons pour lesquelles il était capable d’élever ceux qui sont venus auprès de lui.

Nous devons aussi exercer ce genre d’attitude envers les autres. Nous ne devons jamais les envisager comme un moyen pour nous de gagner quelque chose dans notre travail. Nous ne nous développerons jamais si nous ne savons pas élever les autres, tout aussi bien qu’on ne se développe que jusqu’à ce qu’on devienne parent. Quand on devient père ou mère, on expérimente une autre étape de croissance pendant qu’on aide ses enfants à grandir ! Celui qui ne s’investit pas en d’autres personnes d’une telle façon ne pourra jamais bien se développer. Si vous voulez donc croître, investissez-vous en quelqu’un d’autre. Si vous ne pouvez pas vous investir en quelqu’un d’autre, vous pourrez peut-être devenir « quelqu’un » dans la vie de l’église, mais vous n’aurez pas bien grandi.

Il existe des enfants qui sont capables de bien grandir sans les soins de leurs parents, mais c’est rare. Normalement, la croissance des enfants dépend de la bonne éducation des parents. Il se peut que les enfants n’aient pas la capacité de bien apprécier les souffrances et les sacrifices de leurs parents pour leur bien. Dès qu’ils deviendront parents, un jour, ils pourront entrer dans cette même expérience. Ils pourront alors comprendre et apprécier toutes les implications d’élever un enfant. De quoi a-t-on besoin aujourd’hui dans la vie de l’église ? On a besoin de cette sorte de soin.

3. Les formant de faire comme lui:
se fier à Dieu et s’investir en d’autres

Le troisième principe que nous devons suivre afin d’élever les autres est de les former dans les mêmes choses que nous avons apprises concernant l’expérience de Christ dans toute situation, et de les former à s’investir en d’autres personnes tout aussi bien comme nous nous sommes investis en eux. Ce genre de formation bénéfique est crucial si nous voulons voir les saints dans la vie de l’église commencer à opérer d’une manière qui suscite le témoignage du Seigneur.

David a sans doute formé ses hommes qui sont venus auprès de lui à utiliser des armes, à travailler en équipe, et à combattre comme une armée. Après être formée par David, cette petite bande d’hommes a été capable de regagner une ville en vainquant l’armée des Philistins. Nous devons croire que la raison principale était que David a vraiment aidé ses hommes à se fier au Seigneur, et il a pris soin d’eux, au lieu de les traiter comme des pions, parce que c’était le Seigneur qui les lui avait donnés pour être élevés.

Aujourd’hui nous avons besoin d’être
formés en vie, en vérité et en opération

Aujourd’hui, dans l’âge du nouveau testament, notre formation concerne la vie, la vérité, et l’opération. Nous avons besoin d’être formés dans chacun de ces trois domaines. Ceci ne veut pas dire que nous devons nous centrer sur la doctrine au nom d’être formés en vérité. Nous ne devrions pas nous soucier d’apprendre des choses qui n’ont rien à voir avec notre personne ou notre vie quotidienne. Nous devrions nous donner pourtant à former les autres, sans même considérer s’ils nous seront utiles dans l’avenir ou non. Nous devrions nous occuper de ceux que nous formons, tout comme un parent qui s’occupe de ses enfants. Ce n’est pas comme dans le jeu d’échecs, où l’on est prêt à perdre une « pièce d’échiquier » tant que cela nous aide à gagner. Ceux qui envisagent les autres de cette façon n’ont aucune vraie affection pour ceux qu’ils devraient servir. Il se peut que Saül ait traité les autres de cette manière, mais pas David.
Si l’on demande à quelqu’un de déménager avec le but d’être formé, par exemple, nous devrions considérer les besoins de tous ceux qui sont impliqués, y compris les membres de la famille de la personne en question. Nous devrions considérer comment tous seront capables de croître et de fonctionner. Tout le monde impliqué est un vaisseau organique à être utilisé par le Seigneur, pas comme une pièce d’échiquier. Ainsi, nous avons besoin de considérer tout le monde dans l’intention de les former en vie, en vérité, et en opération. Nous devons aussi nous fixer sur le but qu’ils connaissent et gagnent Christ !

4. Cherchant un champ pour œuvrer

Vous devez connaître Christ; on doit prendre soin de vous, et vous devez prendre soin de quelqu’un d’autre; vous devez être formé en vie, en vérité, et en opération ; et finalement, vous avez besoin d’avoir un champ dans lequel vous pouvez œuvrer.

Si vous n’avez pas de champ, rien ne se produira de votre formation. Plusieurs pourraient croire qu’être quelqu’un de très important peut remplacer la nécessité d’avoir un champ pour œuvrer, mais tel n’est pas le cas. Vous avez besoin d’avoir un champ pratique dans lequel vous pouvez œuvrer selon votre fardeau, et qui vous amènera à Christ. Votre champ est là où vous apprenez, d’une manière pratique, à connaître Christ, à vous occuper des autres, à laisser les autres s’occuper de vous, et à appliquer ce que vous aurez reçu dans votre formation afin que vous votre vie soit significative. Dans ce champ, vous ne devriez pas exister tout simplement comme un instrument, mais plutôt comme un membre vivant et organique qui se développe et qui croît en fonction.

Un témoignage personnel

Au moment où j’ai commencé à aimer le Seigneur, je me suis mis à servir les enfants dans la vie de l’église. J’ai continué à servir dans ce champ même quand je suis venu aux États-Unis en 1963. Après avoir commencé à enseigner, je suis devenu finalement un enseignant principal. Ensuite, je suis devenu le coordinateur du service des enfants. J’ai fini par former les autres à servir les enfants. Grâce à ma capacité de diriger les chansons d’une manière agréable, même après m’être impliqué à travailler avec les nouveaux dirigeants, les enfants m’ont toujours apprécié. C’était à cause de ce processus, par la miséricorde de Dieu, que plusieurs bons dirigeants ont été élevés. Chaque semaine, tous les dirigeants devaient faire des devoirs, lire la Bible, et croître dans la vie spirituelle. Ils devaient même se réunir démontrer la façon dont ils feraient leur leçon, aussi bien que témoigner de la manière dont ils vivaient devant le Seigneur. Cela, c’est un champ.

Lorsqu’on m’a accepté à ma première université, je me suis rendu compte que ceci pourrait m’être un autre champ pour œuvrer. J’ai loué alors une chambre près du campus, et j’ai commencé à y prêcher l’évangile aux étudiants. Beaucoup d’étudiants ont été sauvés en fin de compte. Personne ne devrait être satisfait de vivre en tant qu’un « bon frère » ou « une bonne sœur » dans la vie de l’église, obéissant aux anciens et donnant des témoignages dans les réunions. Personne ne devrait s’impliquer uniquement à accomplir des tâches. Les tâches peuvent aider à développer un talent ou un don, mais elles ne développent pas la personne. J’encourage donc chaque jeune à chercher un champ dans son église locale où il pourrait œuvrer. S’il y a cinq groupes de croyants qui parlent chacun une langue différente, peut-être que vous pouvez vous donner à élever deux couples de chaque groupe. Comme cela, dans trois ans, de cette petite église, cinq églises pourraient être élevées dans cinq autres pays ! Si vous n’avez pas une vue comme cela, vous maintiendrez tout simplement une bonne vie de l’église, croyant que tout est formidable, tandis que vous pouvez en faire beaucoup plus.

Sans un champ, nous ne sommes que
des gens qui vont à l’église

Ne vous concentrez pas trop sur les réunions. Que les réunions soient bonnes ou non, le Seigneur est toujours avec vous. Vous avez besoin d’un champ. Pourquoi certains d’entre vous déménagez-vous à Cleveland Heights ? Pour avoir un champ où vous pouvez vraiment connaître Christ, vous investir en quelques personnes, pour que d’autres puissent s’investir en vous, et pour vous développer en vie, en vérité, et en opération. Si vous ne trouvez pas un tel champ pour œuvrer, vous serez content d’aller à l’église tous les dimanches.

Efforcez-vous d’avoir un champ

Quand j’étais jeune, je me suis fait couper les cheveux en brosse parce que mes cheveux étaient tellement « forts. » Je ne savais pas quoi faire avec mes cheveux. Pendant que je grandissais, mes cheveux devenaient plus « gentils » et commençaient à « m’écouter. » Ceci est comme la vie de l’église. Lorsque les saints sont jeunes, ils sont plus actifs et plus crus. Ils ont donc besoin d’une direction forte. Dans une plus vieille église, les saints sont plus sympathiques, mais moins puissants. Voilà la situation parmi nous. Je suis venu à Cleveland en 1963, seulement un an après l’œuvre avait commencé aux États-Unis. J’ai travaillé avec un couple et, par la miséricorde du Seigneur, l’oeuvre s’est développée dans cette région. Cela m’a ouvert un vaste champ où je pouvais œuvrer. Ce champ est devenu plus vieux maintenant, comme un verger avec de vieux arbres qui éclipsent des arbres plus jeunes qui essaient de pousser et de trouver leur propre champ. Peut-être qu’un ancien vous dira, « Vous avez besoin tout d’abord d’être renouvelé tous les matins avant même de penser à faire quoique ce soit. » Mais, frères, n’avez-vous pas la capacité de lutter pour les intérêts du Seigneur n’importe quel jour, même si vous n’avez pas passé de temps avec le Seigneur ce matin-là ? Nous n’avons pas besoin de nous permettre d’être vaincus par un échec.
Je suis très content de savoir qu’un jeune a trouvé son champ. Tout jeune devrait lutter pour cela. Si vous vous impliquez à servir les jeunes ou les enfants, vous ne devriez pas être là tout simplement pour vous amuser. Vous devriez être capable de dire que ceci est votre engagement du Seigneur, et que vous en êtes chargé. Vous devriez dire, « Donnez-moi trois ans, et vous verrez ce qui arrivera. Dans trois ans, j’élèverai dix enseignants qui aimeront vraiment le Seigneur, quarante jeunes gens de la deuxième génération, et quarante amis qui arrivent à jouir du Seigneur. » Voilà ce que nous entendons par un « champ de travail. »

N’oeuvrez pas tout seul, mais
avec d’autres dans le corps

Lorsque vous oeuvrez de cette manière, il vaut mieux de ne pas œuvrer tout seul, mais avec quelques autres croyants. Pendant que vous oeuvrez dans votre champ, vous devez exercer à avoir un Christ frais, à vous investir en d’autres, et à laisser d’autres gens s’investir en vous – personne ne devrait être isolé, égoïste, ou solitaire dans un champ quelconque. Chacun qui œuvre dans un champ devrait s’investir mutuellement en une autre personne, et devrait s’investir à être entraîné en vie et en vérité au fur et à mesure qu’il apprend à opérer dans la vie de l’église.
David a travaillé avec quiconque le Seigneur lui a amené – ceux qui étaient dans la détresse, ceux qui avaient des dettes, et ceux qui étaient mécontents. Qui voudrait travailler avec des gens comme cela ? David était prêt. D’abord, il devait élever ces gens. Ensuite, il devait les développer. De ce genre de personnes, David a gagné un nombre qui était capable de combattre avec lui afin d’élever le témoignage du Seigneur. N’est-ce pas encourageant ? Tout le monde devrait dire au Seigneur, « Nous avons beaucoup de problèmes, et il semble que nous n’ayons pas beaucoup, mais nous voudrions Te dire que nous ne serons pas ceux qui tomberont dans l’oubli. Nous nous consacrons à Toi pour devenir Tes hommes vaillants. Nous nous consacrons à Toi pour nous développer pour le bien de Ton témoignage. Nous désirons être ceux qui font accomplir Ton économie et Ton but sur cette terre.

Chapitre Neuf

Vainquant pour établir le royaume

La bonne terre n’occupe qu’une petite partie de terre, et sur cette petite partie de terre, David et ses hommes n’occupaient que la caverne d’Adullam. De cette caverne, le Seigneur a développé ce qui deviendrait en fin de compte le royaume d’Israël. Quittant cette caverne, David a séjourné brièvement dans la ville de Keïla, et il a dû ensuite échapper au désert de Ziph, plus dans le sud. Après être demeuré à Ziph, il est allé vers les lieux forts d’En Guédi. De là il a voyagé à l’extrémité sud de la terre, au désert de Paran, où il s’est marié avec une autre femme (Saül lui avait enlevé Michal). Il est retourné ensuite à Gath, et, au lieu d’affecter de la folie, il a ramené ses six cents hommes avec lui. Il a demandé aux Philistins une ville, et ils lui ont accordé Ziklag. Pendant cette période-là, les Amalékites sont passés et ont capturé toutes les femmes et les enfants de David et ses hommes. Ceux-ci ont pu les regagner tous. Après la mort de Saül, David est devenu roi à Hébron par les hommes de Juda, sa propre tribu. Tous les voyages de David de l’époque étaient affectés de quelque manière par Saül, soit par ses persécutions, soit par sa mort.

David était en train d’être formé pendant cette période-là à se fier continuellement au Seigneur. Il était devenu mature au point où il ne craignait plus Saül ni aucune autre menace. Il était conscient du fait que toute chose concernant lui était dans les mains du Seigneur, et que sa responsabilité était de se reposer dans le Seigneur et de jouir de Lui.

Échappant au désert de Ziph

Après avoir sauvé Keïla, et ensuite échappé à Keïla, David s’est enfui au désert de Ziph (1 Samuel 23 :13-14). Ziph veut dire « qui coule. » En d’autres mots, rien n’est fixe. On est toujours en train de se déplacer. Saül y cherchait David tous les jours. Rappelez-vous que Saül représente quelqu’un qui est pris par la religion. Ceux qui sont pris par la religion persécutent les autres plus assidûment que quiconque dans le monde ! Ceux qui sont dans les affaires savent que la compétition est une bonne chose, et ceux qui sont dans la politique se profitent les uns des autres afin d’atteindre leurs objectifs. Ceux qui sont dans la religion, par contre, essaient bel et bien de purger ceux qu’ils envisagent comme une menace à leur autorité et position.

Il est bizarre que Saül n’ait pas pu trouver David, bien que Jonathan l’ait trouvé (1 Samuel 23 :15-16). David s’était caché dans les bois, et Jonathan est venu auprès de lui. Si Saül avait tué David, Jonathan serait devenu peut-être le roi suivant. Jonathan était pourtant pour David, et pas pour lui-même. Malgré cela, le Seigneur n’a pas préservé Jonathan pour servir avec David. Nous devons nous rendre compte que le Seigneur ne va pas nous encourager à avoir un rapport charnel quelconque, hors de lui. Le Seigneur est un Dieu jaloux.

Échappant aux lieux forts d’En Guédi

Les habitants de Ziph ont pourtant révélé à Saül l’endroit où David se cachait. Saül est venu chasser David. David s’est donc déplacé au désert de Maon. Il a failli s’y faire attraper jusqu’à ce que Saül ait entendu dire que les Philistins attaquaient Israël, et qu’il soit parti. David et ses hommes ont donc cherché un refuge dans les lieux forts d’En Guédi. Le nom « En Guédi » veut dire « la fontaine des jeunes du troupeau. » Les jeunes des moutons, des chèvres et des antilopes peuvent tous faire partie du « troupeau. »

En lisant les psaumes de David, vous remarquerez que pendant cette période de temps, David apprécie tant son Seigneur, et reconnaît le fait qu’il en est complètement indigne. En appréciant la splendeur du Seigneur, aussi bien que sa propre condition misérable, il pouvait bien apprécier l’accomplissement du Seigneur. En d’autres mots, David appréciait le Seigneur comme un agneau pur, et il se regardait comme une chèvre laide. Par cette sorte d’appréciation, David a réussi à connaître le Seigneur qui l’avait sauvé et qui était responsable de son salut quotidien. Un tel Seigneur ne pouvait pas être vaincu, car Il était comme une antilope qui sautait sur les montagnes ! Cette appréciation du Seigneur a ouvert ses yeux à se rendre compte qu’il n’avait plus à errer d’une façon aussi irrésolue. Oui, son ennemi était puissant, mais il n’avait rien à craindre, car il possédait un tel Sauveur !

Tout croyant devrait avoir cette réalisation. Tout d’abord, nous venons au Seigneur qui est l’agneau pur de Dieu. Il n’y a aucune tache en Lui. À la lumière de la pureté et de l’amour du Seigneur manifesté envers nous par Sa mort sur la croix, nous reconnaissons le fait que nous sommes sans aucune valeur, et entièrement méchants. Plusieurs d’entre nous ont eu cette expérience. En Lui confessant nos péchés le jour de notre salut, nous avons dû finalement nous prosterner devant Lui dans notre honte et notre réalisation de notre nullité totale. Après cette expérience, nous nous sommes rendus compte que notre confiance est au Seigneur ressuscité, Celui qui est capable de nous soutenir, de nous sauver, et de nous mener à la gloire. Ceci est l’expérience de l’agneau, de la chèvre, et de l’antilope à En Guédi. À ce moment-là, David a compris qu’il n’avait plus besoin de se faufiler. Il pouvait se fier au Seigneur.

Rencontrant Saül dans la caverne

Une fois que vous saurez que le Seigneur est avec vous, vous commencerez à regarder vos ennemis d’une manière différente. Vous n’aurez plus peur d’eux, comme auparavant. Caché dans la caverne, David a aperçu Saül arriver à la même caverne, tout seul. Il n’avait pas l’air aussi puissant dans la caverne, car il « couvrait ses pieds » ou allait à la toilette ! En échappant à Saül, David le craignait, mais dans la caverne, David a aperçu Saül, non comme un roi formidable, mais plutôt comme une personne faible et vulnérable. C’était à ce moment que David a coupé doucement le pan du manteau de Saül, et est parti. En hébreu, ce qui est traduit « pan » de son manteau peut également être traduit « aile » de son manteau. Lorsque David a montré à Saül ce qu’il avait fait, c’était comme s’il lui disait, « Tenez, Saül, j’ai coupé votre aile. Vous ne pouvez plus voler au-dessus de moi comme auparavant. Vous me chassez partout, mais je viens de couper votre aile. » (On ne coupe qu’une aile afin d’empêcher à un oiseau de voler). David démontrait à Saül que celui-ci n’était plus en contrôle. C’était plutôt David qui était en position de capturer Saül !

David aurait pu tout simplement dire à Saül en tenant le pan de son manteau, « Saül, tout est fini. J’en ai assez de votre persécution continuelle. Quittez Israël maintenant ! » Par contre, le coeur de David lui a battu d’avoir porté sa main sur Saül, l’oint de l’Éternel (1 Samuel 24 :5) !

La plupart d’entre nous ont eu cette expérience d’être frappé par le Seigneur dans notre conscience de cette façon. Tout en priant pour quelque chose, ou en faisant quoi que ce soit, sans connaissant vraiment le Seigneur, nous avons été arrêtés. N’est-ce pas le Seigneur que nous touchons ? Ne Lui adressons-nous pas comme Seigneur ? Mais combien souvent nous Lui demandons des choses qu’Il n’a pas planifiées pour nous. Ne fions-nous pas à Lui ? Tout ce que nous cherchons hors de Lui nous causera des problèmes. Tout ce que nous faisons selon Lui nous sera une bénédiction, nous rendant heureux parce qu’Il est heureux. Voilà pourquoi le Seigneur nous permet d’être exposés par des expériences comme celle de David, où il a coupé le pan du manteau de Saül. Il était demeuré à En Guédi, connaissant Christ comme l’antilope, en résurrection. Il n’avait rien à craindre. Il a laissé Saül venir à la caverne. Lorsque Saül est venu, David l’a vu sous son vrai jour. Il lui a même coupé son « aile » pour lui montrer qu’il ne pouvait plus lui faire du mal. Saül s’en est repenti, mais il a continué à poursuivre David après cet épisode, peut-être à cause du fait que David lui avait rendu son « aile. »

Le cœur de David lui a battu parce qu’il s’est rendu compte qu’il avait touché l’oint du Seigneur d’une façon impropre. Ayant oint Saül, c’était le Seigneur qui était responsable de ses actions, de ses besoins, et de sa personne, et non David. Dans la vie de l’église, nous devons apprendre cette leçon ! Dès que nous critiquons des saints, ou que nous les maltraitons aux yeux des autres, notre cœur devra tout de suite nous battre. Le Seigneur est leur Seigneur. Nous pouvons nous donner aux saints, mais nous ne sommes pas dans la position de les critiquer. Chaque frère et sœur est dans le cœur du Seigneur. Il désire les mener tous à la gloire. Si nous ne nous comportons pas avec ce but pour Ses enfants, notre cœur devra nous battre.

Saul a été ému lorsque David lui a révélé ce qu’il avait fait. Il a avoué qu’il savait que David posséderait le trône, et non Jonathan. Saül a pourtant recommencé à chasser David. Sa repentance n’a pas duré longtemps !

La mort de Samuel

Samuel est mort pendant que David et ses hommes demeuraient dans les lieux forts d’En Guédi. Si David n’avait pas subi l’expérience d’En Guédi et tout ce que cela représente, il n’aurait pas été prêt pour la mort de Samuel. Pendant qu’il errait d’une façon irrésolue à Ziph (qui veut dire « qui coule »), il sentait peut-être qu’il avait toujours besoin de Samuel. Après l’expérience d’En Guédi, David était arrivé à connaître davantage le Seigneur comme Celui qui était toujours capable de l’approvisionner en Sa résurrection. Il semble que le Seigneur disait, « David, dès maintenant, tu ne te fieras qu’à Moi. »

Nabal et Abigaïl

Au désert de Paran

Après être demeuré à En Guédi, David est allé au désert de Paran, qui était à l’extrémité sud de la bonne terre, et aussi un endroit de caravanes. Paran veut dire « ornement, » « beauté, » et même « gloire. » En arrivant à cet endroit, vous ne verrez rien de beau à l’extérieur, mais vous vous rendrez compte qu’il y a à l’intérieur de la beauté et même de la gloire ici.

La folie de Nabal

C’était à Paran que David a épousé Abigaïl, femme de Nabal. Il avait déjà une autre femme avec lui, et était aussi marié avec Michal, bien que Saül la lui eût enlevée. Abigaïl était très sage et belle, mais elle était mariée à un insensé nommé Nabal, qui veut dire « imprudent. » David avait entendu dire que Nabal tondait ses brebis. Il a donc envoyé certains de ses jeunes hommes demander à Nabal de les approvisionner, en rappelant Nabal qu’ils avaient protégé ses brebis, et qu’il n’avait rien perdu. Il semble que David demandait de la récompense pour sa protection, tout comme un gangster de la Mafia !

Nabal a répondu imprudemment en insultant David et en l’identifiant comme tout simplement une autre personne qui s’était révoltée contre son maître. Nabal était tellement bête qu’il n’avait la moindre idée de l’effet de sa réponse. Il aurait dû en apprécier la conséquence. David était déjà en route avec quatre cents hommes pour le tuer !

L’intercession d’Abigaïl

Quand Abigaïl s’est instruite de la façon dont Nabal avait parlé aux hommes de David, elle a compris tout de suite qu’elle devait vite empêcher à David d’exécuter ce qu’il avait sans doute l’intention de faire. Elle a pris aussitôt deux cents pains, deux outres de vin, cinq pièces de bétail apprêtées, cinq mesures de grain rôti, cent masses de raisins secs, et deux cents de figues sèches, et les a apportés à David. Elle n’a rien dit à Nabal, ce qui était sage de sa part.
Ce qu’Abigaïl a apporté à David n’était peut-être pas suffisant pour quatre cents hommes, mais c’était probablement le mieux qu’elle aurait pu faire à ce moment. Lorsqu’Abigaïl a aperçu David, elle est descendue rapidement de l’âne, est tombée sur sa face en présence de David, et s’est prosternée contre terre. Puis, se jetant à ses pieds, elle a dit: « À moi la faute, mon seigneur! Permets à ta servante de parler à tes oreilles, et écoute les paroles de ta servante » (1 Samuel 25 :23-24). C’est comme si elle disait qu’elle était responsable de l’acte de folie de son mari, et que le punir serait injuste, car elle, elle était la raison pour le problème, au lieu de lui ! J’espère que plusieurs dans les églises apprendront cette leçon. Quand des questions sont posées, ou des accusations sont faites concernant certaines choses, apprenez à couvrir les fautes des autres, et à dire, « C’est ma faute. » Défléchissez, si possible, de la punition éventuelle de ceux qui sont moins capables d’en porter (il se peut que vous soyez obligé de travailler plus tard avec la personne qui a causé le problème !).

Abigaïl a confessé pour son mari que la folie était avec lui, comme son nom l’indiquait, mais que si David avait envoyé ses hommes chez elle, au lieu de chez Nabal, rien de tout cela ne se serait passé. C’est comme si elle disait à David, « David, tu as envoyé tes hommes à la mauvaise personne. Tout se serait bien passé si tu me les avais envoyés. » Elle disait poliment que David avait agi de façon insensée en les envoyant chez « Imprudent » au lieu de chez elle. Elle a dit alors, « Maintenant, mon seigneur, aussi vrai que l’Éternel est vivant et que ton âme est vivante, c’est l’Éternel qui t’a empêché de répandre le sang et qui a retenu ta main. Que tes ennemis, que ceux qui veulent du mal à mon seigneur soient comme Nabal! » (1 Samuel 25 :26). Sa compréhension était merveilleuse. Était-ce le Seigneur qui avait empêché à David de tuer Nabal? Selon l’interprétation d’Abigaïl, c’était le Seigneur qui l’avait amenée auprès de David avant l’arrivée de David chez Nabal, même si David n’avait pas encore décidé de ne pas le tuer. Abigaïl a donc dit d’abord que c’était sa faute. Ensuite elle a exposé la situation telle qu’elle était. Après cela, elle lui a dit qu’il s’était rendu chez la mauvaise personne au départ, lequel acte était peut-être une réaction compréhensible. Ensuite elle lui a dit que l’Éternel ne supportait certainement pas son désir de tuer son mari, et qu’Il (l’Éternel) le retenait de ses mauvaises intentions par son arrivée souveraine (c’est-à-dire l’arrivée d’Abigaïl). Elle a ensuite offert à David la nourriture qu’elle lui avait apportée.

Je ne suis pas certain pourquoi Abigaïl n’a pas proposé de faire davantage pour David et ses hommes, en ce qui concerne leur approvisionnement. Nabal était sans doute riche, et Abigaïl aurait pu faire plus, semble-t-il, mais peut-être qu’elle n’a pas osé en parler à Nabal de peur qu’il ne fasse quelque chose de plus irréfléchi.

Quelle merveilleuse « prière » faite par Abigaïl à David ! C’est à cause de sa supplication que David s’est calmé et même a béni le Seigneur de l’avoir envoyée, en disant, « Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui t’a envoyée aujourd’hui à ma rencontre! Béni soit ton bon sens, et bénie sois-tu, toi qui m’as empêché en ce jour de répandre le sang, et qui as retenu ma main! » (1 Samuel 25 :32-33). Ses paroles ont rappelé à David sa propre image, la personne qu’il était, aussi bien sa propre position devant le Seigneur. Selon ses propres paroles, David était sur le point de tuer Nabal et tous ses serviteurs.

La réponse de David était franche ; il n’a pas essayé d’éviter de perdre la face. Il était un homme spirituel en train de parler avec une sœur spirituelle. Il aurait pu dire, « C’est trop tard. Nous avons déjà sorti nos épées. » Par contre, il lui a dit de monter en paix dans sa maison où Nabal faisait un festin comme un festin de roi et était complètement dans l’ivresse. Le lendemain, lorsqu’Abigaïl lui a raconté ce qui s’était passé, « le coeur de Nabal reçut un coup mortel, et devint comme une pierre » (1 Samuel 25 :37). Nabal était probablement déjà trop gros, et en apprenant qu’il avait failli être tué par David, il semble qu’il ait souffert d’une attaque d’apoplexie. Environ dix jours après, l’Éternel l’a frappé, et il est mort. Abigaïl était donc libre de se marier avec David.

David prend Abigaïl comme sa troisième femme

Dieu avait arrangé toute cette situation afin que David rencontre Abigaïl et se marie finalement avec elle. Ceci a peut-être encouragé David à croire que le Seigneur était toujours avec lui, même s’il était toujours un roi sans royaume. Dans le dernier chapitre, nous verrons comment les femmes de David nous présentent une image de Christ et de l’église, à partir de son début comme un petit ruisseau, jusqu’à son fleurissement en gloire. Abigaïl est devenue la troisième des huit femmes de David dans cette séquence.

Les richesses de Nabal auraient dû être suffisantes d’approvisionner David et ses hommes pour assez longtemps, mais David est retourné en fin de compte à Ziph (1 Samuel 26 :1-2).

L’expérience de la croissance chrétienne
ne se fait pas en ligne droite

Nous pensons que notre croissance chrétienne se fait en ligne droite, mais en réalité il s’agit des hauts et des bas. Lorsque vous croyez que vous vous trouvez dans une situation difficile, vous devez être encouragé, car cela veut dire qu’une période de « haut » arrive. En même temps, pendant que vous expérimentez le haut de votre vie chrétienne, soyez prêt, car il sera bientôt temps pour vous d’expérimenter un « bas » plus profond. Avec le temps, l’expérience des hauts et des bas ne vous portera pas autant de signification, car vous expérimenterez votre union avec Christ. On peut facilement observer les expériences des hauts et des bas chez David. Son arrivée à la caverne d’Adullam était nettement un bas. Sa reprise de Keïla était une expérience du haut. Il croyait que Keïla pourrait être sa base, mais à l’arrivée de Saül, on lui a dit que les habitants de la ville le trahiraient. Ceci doit être sûrement une expérience du bas. Ainsi s’est déroulée l’expérience de David, aussi bien que la nôtre.

Retournant à ses lieux forts au désert

Le déplacement de David à Ziph, En Guédi, et ensuite Paran, était en fait une expérience rétrogradée de trois crans. D’une part, intérieurement, il y avait plus de réalité, mais extérieurement, tout avait été coupé. Il y avait peu d’occasion de jouir de la sécurité ou du confort. Lorsqu’il était arrivé à cet état, le Seigneur l’a ramené à Ziph. Cependant cette fois-ci, c’était une différente personne qui est arrivée à Ziph. La première fois qu’il est entré Ziph, il était en fuite. La deuxième fois, il se déplaçait avec assurance. J’espère que nous expérimenterons tous un tel retour à une telle situation.

Retrouvant Saül, cette fois-ci
dans un profond sommeil

Cette fois-ci, en arrivant à Ziph, David s’est rendu tout de suite au camp de Saül avec l’un de ses hommes, et a trouvé Saül dans un profond sommeil, avec tous ses hommes qui l’entouraient (1 Samuel 26). Abischaï, qui accompagnait David, lui a dit, « Dieu livre aujourd’hui ton ennemi entre tes mains; laisse-moi, je te prie, le frapper de ma lance et le clouer en terre d’un seul coup, pour que je n’aie pas à y revenir » (1 Samuel 26 :8). Dieu a au moins mis la tentation de tuer Saül dans la main de David. Plusieurs d’entre nous seraient fortement tentés de frapper Saül juste pour mettre fin à toute cette situation ennuyeuse. Le fait que Saül restait roi et continuait à chasser David constituait un grand mal de tête pour David. Quelqu’un d’autre aurait pu se dire, « Que ce soit juste ou non, je vais le tuer et porter les conséquences. N’importe quoi doit être mieux que le genre de vie que je mène à cause de lui ! »

Confisquant l’approvisionnement
et la protection de Saül

Mais David a dit à Abischaï: Ne le détruis pas! Car qui pourrait impunément porter la main sur l’oint de l’Éternel? » (1 Samuel 26 :9). David s’est rendu compte que Saül répondait à Dieu en tant que l’oint de Dieu, et que Dieu était responsable de lui (Saül). Sa réalisation de la signification de l’onction s’appliquait aussi bien à lui qu’à Saül. Au lieu de le frapper, David a pris la lance et la cruche d’eau de Saül. Personne ne les a vus ni ne s’est aperçu de rien, et personne ne s’est réveillé, car ils dormaient tous d’un profond sommeil dans lequel l’Éternel les avait plongés (1 Samuel 26 :12).

Reprochant à Abner de ne pas
protéger son maître

Après s’être éloigné un peu de Saül, David a crié à Abner en disant, « N’es-tu pas un homme? Et qui est ton pareil en Israël? Pourquoi donc n’as-tu pas gardé le roi, ton maître? Car quelqu’un du peuple est venu pour tuer le roi, ton maître. Ce que tu as fait là n’est pas bien. L’Éternel est vivant! Vous méritez la mort, pour n’avoir pas veillé sur votre maître, sur l’oint de l’Éternel. Regarde maintenant où sont la lance du roi et la cruche d’eau, qui étaient à son chevet! » (1 Samuel 26 :15-16). Le reproche de David a été visée à Abner, et non à Saül. Il aurait pu se moquer de Saül et lui dire de céder, car le Seigneur n’était pas avec lui. La lance et la cruche d’eau de Saül, que David a enlevées, représentaient deux aspects importants de la vie de Saül, à savoir le fait qu’il combattait et son approvisionnement. David aurait pu dire, « Tenez, Saül, vous ne pouvez plus combattre, ni survivre. Tout est dans mes mains. Rentrez maintenant ! » Il a reproché plutôt au général de Saül de ne pas protéger son maître, le roi oint.

Saül se repent encore une fois
de chasser « son fils » David

Encore une fois, Saül a été très ému par la présentation de David. Saül avait été deux fois à la merci de David, et David l’avait laissé partir deux fois. David s’était même adressé à Saül comme son seigneur. Compte tenu de cette situation, j’espère que personne ne dira jamais, « Mon ancien n’est pas bon, » car dans le monde entier aucun ancien n’est bon. David a reconnu le choix de Dieu en faisant Saül roi, et il a reconnu Saül comme l’oint de Dieu pour diriger tout le peuple d’Israël. Nous devons tous nous rendre compte que Dieu est souverain de tous les choix comme cela.

David a dit à Saül, « Pourquoi mon seigneur poursuit-il son serviteur? Qu’ai-je fait, et de quoi suis-je coupable? Que le roi, mon seigneur, daigne maintenant écouter les paroles de son serviteur: si c’est l’Éternel qui t’excite contre moi, qu’il agrée le parfum d’une offrande; mais si ce sont des hommes, qu’ils soient maudits devant l’Éternel, puisqu’ils me chassent aujourd’hui pour me détacher de l’héritage de l’Éternel, et qu’ils me disent: Va servir des dieux étrangers! » (1 Samuel 26 :18-19). David disait que grâce à Saül, il risquait d’être obligé de quitter Israël, le pays de son Dieu, afin de demeurer dans le pays des dieux étrangers. Il n’a jamais blâmé Saül directement, jusqu’au bout. C’est comme s’il disait tout simplement, « Si le Seigneur vous a fait faire ceci, je lui offrirai un sacrifice ; si un homme vous a fait faire ceci, qu’il en soit responsable, car moi, je n’ai rien fait de mal. »

Saül a dit, « Sois béni, mon fils David! Tu réussiras dans tes entreprises » (1 Samuel 26 :25). Était-ce enfin fini? Non. Si vous lisez l’histoire de l’église, vous remarquerez comment il est impossible pour ceux qui sont pris dans l’idéologie et la religion de ne s’arrêter que jusqu’à ce qu’ils aient atteint leur objectif. Par exemple, parmi les disciples de John Nelson Darby, personne ne lui était plus fidèle que William Kelly, et pourtant les disciples de Darby ont finalement expulsé même Kelly. Quelle en était la raison ? La religion. Lorsque la religion devient une idéologie, et cette idéologie remplace Christ, on fera tout ce qu’on pourra pour préserver cette idéologie, que Christ y soit impliqué ou non. Une fois qu’on est pris dans une idéologie, Christ ne semble plus compter.

David a dû encore s’enfuir.

Au roi Akisch des Philistins encore une fois

Cette fois-ci avec une armée

David avait l’impression qu’il était inutile d’essayer de convaincre Saül qu’il n’était pas une menace. Il s’est donc réconcilié au fait que Saül le tuerait un jour s’il restait en Israël (1 Samuel 27 :1). Il s’est sauvé donc au pays des Philistins, mais cette fois-ci, il est parti avec son armée de six cents soldats. Il est retourné chez Akisch, roi de Gath, et est demeuré, aussi bien que ses deux femmes, avec lui. Ses hommes y sont demeurés aussi avec leurs familles. David a demandé à Akisch de lui accorder un lieu hors de la ville royale, où il pourrait demeurer. Akisch lui a donné Ziklag (v. 6).

Un David différent, plus maturé

Lorsque David s’est réfugié auprès d’Akisch la première fois, il croyait qu’il devait faire semblant d’être fou afin de s’échapper, car on avait révélé son identité à Akisch. Après avoir échappé à Akisch, il est demeuré dans la caverne d’Adullam, où il a trouvé le Seigneur comme sa force. C’était là qu’il a écrit le Psaume 34, qui contient les paroles, « Goûtez et voyez que l’Éternel est bon! » Ensuite il est passé par les expériences de la caverne d’Adullam, de Keïla, de Ziph, d’En Guédi, de Paran, et encore de Ziph. C’était maintenant une différente personne qui venait chez le roi Akisch une deuxième fois. Un jeune homme, ayant obtenu son diplôme universitaire, a tendance à se sentir obligé de faire toutes sortes de choses pour être accepté dans la société. Il travaillera dur. Si l’on lui dit qu’il a besoin d’une vie sociale, il s’efforcera d’aller à des fêtes. Ensuite, il se peut qu’il ait le sentiment de faire quelque chose d’autre, peut-être même de servir le Seigneur à plein temps. Après quelques années, il retourne au même travail, mais cette fois avec six cents hommes derrière lui ! Cette fois, il n’aura pas le sentiment qu’il doit se comporter d’une manière bizarre. Le monde est maintenant sous ses pieds. Au début, le monde s’est profité de lui. Après avoir subi des expériences de connaître le Seigneur et de se fier à Lui, il ne sera plus la même personne dans son travail. Au lieu de s’inquiéter ou de se sentir contraint d’agir d’une certaine façon, il y règnera comme un roi.

Akisch donnant à David Ziklag –
sa première ville

David restait toujours un fugitif, techniquement, mais il agissait maintenant comme un roi. Pensez-vous qu’Akisch aurait donné à n’importe qui une ville ? Il a compris que les hommes de David étaient une force formidable, alors il s’est mis d’accord pour donner Ziklag à David. Il avait été renvoyé par la religion, mais les païens le respectaient !
Un témoignage personnel

Lorsque j’étais professeur d’université, des étudiants des autres facultés venaient à mes conférences parce que je prêchais de la Bible. Le chef de ma faculté m’a dit que suite à mon instruction, le niveau moral de la faculté avait changé, et il m’a demandé de revenir enseigner. J’ai finalement quitté ce poste-là, et je suis allé à l’Université Case Western, où j’ai débuté comme instructeur. La deuxième année, on m’a promu à maître-assistant, et la troisième année, à maître de conférences, bien que je n’aie pas enseigné pendant la troisième année. Lorsque mon directeur d’études est parti, il m’a dit qu’il deviendrait directeur de la bibliothèque de l’Université Ball State, et qu’il y créerait une position pour moi. À ce moment-là, le Seigneur m’avait appelé à Le servir à plein temps. Après que j’ai quitté mon poste à Case Western, le directeur m’a appelé me dire qu’il avait créé un poste pour moi. J’ai dû lui dire que j’avais déjà commencé à servir le Seigneur. Il m’a demandé si je serais venu à Ball State s’il m’avait appelé deux semaines avant. J’ai dû lui répondre que je ne savais pas, car j’aurais été obligé de prier le Seigneur à ce sujet. Avant, j’étais soumis à l’administration universitaire, car j’étais son serviteur. Lorsque j’ai commencé à servir le Seigneur, je suis devenu une personne au-dessus d’eux, car j’étais un serviteur de Christ.

Après toutes ses expériences de retraite et d’échappement, David est finalement retourné au même endroit où il s’était réfugié en premier lieu, hors d’Israël. Le résultat était très différent. Cette fois-ci, il a obtenu une ville qui a continué à faire partie de Juda. Il a dit, « Donnez-moi une ville, » et il en a obtenu une. Ne devrions-nous pas être aussi hardis ? Ne devrions-nous pas dire au Seigneur, « Je ne veux pas vivre une vie ordinaire. Je veux que ma vie chrétienne soit si romantique. Je sais qu’il y aura beaucoup de bas, mais beaucoup de hauts aussi. J’aurai des ennemis, mais j’aurai beaucoup d’encouragement. En subissant toutes ces expériences, je deviendrai différent. Si je Te sers, je serai manifeste, et si je retourne au travail, je serai différent parce que je suis un serviteur du Seigneur. »

Chapitre Dix

Établissant le royaume et la ville pour Dieu

Pourquoi David devait-il subir tant d’expériences avant de pouvoir régner ? Il avait appris à faire paître, il avait été oint, et il s’était prouvé bien capable en vainquant Goliath et les « dix mille » de l’ennemi. Il avait l’approbation du peuple. Il semblait qu’il lui convenait d’être roi. Pourquoi devait-il subir tant d’autres expériences plus profondes avant de pouvoir régner ? Avant d’arriver à Hébron, il avait passé par tant d’endroits dans le désert, et même était encore une fois dans le pays des Philistins. David était maintenant prêt à régner. Ceci ne veut pas pourtant dire que c’était plus facile pour David à ce moment-là. Opérer bien dans une situation du haut est plus difficile qu’opérer bien dans une situation du bas.

David a régné pendant quarante ans, d’abord à Hébron pendant sept ans et demis, et ensuite à Jérusalem pendant trente-trois ans (2 Samuel 5 :5). Il devenait toujours maturé pendant ces quarante ans. Il avait atteint à un certain niveau, même celui d’un roi, mais il devenait plus maturé lors de son règne. Nous ne devrions jamais considérer que nous sommes finalement « arrivés » au stade que Dieu désire pour nous. Ayant même atteint à une certaine mesure où nous semblons être maturés, nous avons toujours besoin de devenir plus maturés. Un frère, qui croît jusqu’au point où il a un ministère, continue à croître à travers l’accomplissement de ce ministère. En se faisant envoyer d’Antioche, Paul était déjà un frère maturé, mais en voyageant et en oeuvrant pour élever des églises et des croyants, il est devenu plus maturé. Nous devrions regarder le règne de David, non comme une période où il était « arrivé, » mais plutôt comme une période de temps pendant laquelle il a continué à devenir plus maturé.

I. Régnant à Hébron

Après la mort de Saül et ses fils, y compris Jonathan, en bataille aux mains des Philistins, David a commence à régner à Hébron à Juda. Il ne supposait pas qu’il serait le roi suivant, mais il était bien devant le Seigneur. Au début, il a simplement demandé au Seigneur s’il devrait monter à n’importe quelle ville de Juda. Le Seigneur lui a répondu oui. En demandant au Seigneur quelle ville, le Seigneur lui a dit d’aller à Hébron.

A. Une étape exigeant une communion
plus profonde avec le Seigneur

« Hébron » veut dire « communion.” Le Seigneur voulait que le règne de David se caractérise par une vie jamais éloignée du Seigneur. Le Seigneur semblait dire, « J’ai été avec toi, et tu as cherché ma face. Tu es roi maintenant, et ton règne commencera avec une communion encore plus intime entre nous. »

David avait six cents hommes avec lui, mais après la mort de Saül, beaucoup de gens sont venus auprès de lui à Hébron. Son armée est devenue bien formidable, mais il demandait toujours au Seigneur, « Dois-je y aller ? » Il est difficile de dire combien de gens ont suivi David à Hébron. Il semblait que tout fût clair extérieurement, mais David devait avoir la parole du Seigneur pour commencer son règne. Son règne s’est confirmé encore plus par la réponse du peuple, et les habitants de Juda l’ont fait leur roi.

Le premier acte royal de David :
de bénir les habitants de
Jabès en Galaad d’avoir honoré Saül

La première chose que David ait faite comme roi est de bénir les habitants de Jabès en Galaad qui avaient courageusement retrouvé le cadavre de Saül et ses fils (1 Samuel 31 :8-13 ; 2 Samuel 2 :4-6). Jabès en Galaad était la ville que Saül avait sauvée des enfants d’Ammon quand il avait commencé à régner. Les habitants de Jabès en Galaad étaient meilleurs envers Saül que ceux de Keïla envers David ! À la mort de Saül, les hommes de cette ville ont retrouvé son corps et l’ont enterré dans leur ville. David les a bénis pour cet acte. Ceci est significatif pour moi. Je crois que nous verrons peut-être Saül dans l’éternité, car je ne suis pas certain que le Seigneur l’ait complètement abandonné. Son enterrement indique qu’il se reposait sur sa victoire. Le roi David, en tant que type et représentant de Christ, a reconnu cela.

Serons-nous récompensés ce jour-là?

Nous allons tous voir le Seigneur un jour. Ce que nous faisons aujourd’hui devient notre préparation pour ce jour-là. Chacun expérimentera quelque chose de différent devant le Seigneur selon ce qu’ils auront accompli avec l’éternité comme but. Un frère a donné quelques messages et en a été sévèrement critiqué, et même demandé de quitter l’œuvre. Selon moi, il a pris position pour le Seigneur à travers ces messages, et le Seigneur le récompensera pour cela. Il a été rejeté d’avoir dit la vérité. Je crois que le Seigneur le récompensera, car il était fidèle en cette chose unique. Ce n’est pas forcément la quantité de nos accomplissements qui compte devant le Seigneur. Peut-être que vous n’avez parlé que quelques minutes, mais c’est à cause de ce que vous avez dit pendant ces quelques minutes que beaucoup de gens pourraient être sauvés partout dans le monde. L’œuvre du Seigneur est une chose grandiose. Qui sera récompensé ce jour-là ? Peut-être pas tous ceux qui ont fait une grande œuvre au nom du Seigneur, mais plutôt ceux qui étaient fidèles à quelque petite chose que ce soit que le Seigneur leur avait confiée. Nous ne devrions pas trop considérer ce qui pourrait arriver aujourd’hui de nos actions, mais plutôt ce qui nous arrivera ce jour-là. Le Seigneur dira-t-Il, « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi… » (Mathieu 7 :23). Ceci est grave. Selon moi, plus je suis simple, mieux c’est. Je préfèrerais être défendu par le Seigneur que savoir me défendre. Ne devrions-nous pas suivre le Seigneur, et avoir l’assurance qu’Il répond pour nous ?
Saül a fini par être dévoré par la jalousie, mais il n’a pas ainsi commencé dans le Seigneur. Le Seigneur ne pouvait plus compter sur lui pour Ses propres intérêts, et David a beaucoup souffert à cause de lui. David a quand même béni ce que les hommes de Jabès en Galaad ont fait. Ceci indique que Saül, même après sa mort, avait toujours quelque chose devant Dieu sur lequel il pouvait se dresser, quelque chose qui avait été confié à Dieu pendant que son cœur était juste.

Que personne d’entre nous ne mène tout simplement une vie « chrétienne » ni ne fasse une œuvre « chrétienne. » Nous ne devrions pas simplement avoir du zèle pour quelque chose. Nous devons avoir en vue le retour du Seigneur. Ce que nous avons fait pourra-t-il compter au tribunal de Christ ? Watchman Nee a écrit un chant avec cette pensée. Il a écrit qu’il cherchait tous les jours à passer sa vie avec le tribunal de Christ en vue, afin que son œuvre puisse être éprouvée par le feu ce jour-là. Paul nous a dit que le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun (1 Cor. 3 :13).

Abner établit Isch Boscheth,
fils de Saül, roi d’Israël

Abner, chef de l’armée de Saül, a établi Isch Boscheth, quatrième et seul fils restant de Saül, roi d’Israël à Mahanaïm (2 Samuel 2 :8-10). Jonathan et ses frères avaient été tués en bataille avec Saül, mais il restait Isch Boscheth. Abner l’a donc établi roi d’Israël, au lieu de David. Isch Boscheth veut dire « fils de honte, » ce qui est bizarre. Il est difficile de comprendre pourquoi Saül nommerait son fils de cette façon, à moins qu’il se fût impliqué dans quelque chose de honteux à l’époque.

Les jeunes hommes de Joab et
d’Abner à l’étang de Gabaon

Un jour les chefs des armées des deux rois se sont rencontrés sur les deux côtés de l’étang dans la ville de Gabaon (2 Samuel 2 :13). Abner, chef de l’armée d’Isch Boscheth, a dit à Joab, « Que ces jeunes gens se lèvent, et qu’ils se battent devant nous! » (v. 14). Je crois que Joab et Abner avaient été amis une fois, et qu’ils se vantaient, l’un à l’autre, de leurs propres armées respectivement.

La même sorte de vantardise peut avoir lieu parmi nous ! Tout le monde se concentre sur les jeunes. Alors un « chef » dit, « Nos jeunes ont été formés de cette manière, » et un autre pourrait dire, « Nos jeunes ont été formés de cette manière-là. Comparons-les pour voir qui est mieux ! » Les deux chefs amènent alors leurs jeunes malheureux en compétition. Si telle est notre situation, les choses peuvent être très graves.

L’objectif original était peut-être de faire en sorte que les douze hommes de chaque côté se luttent les uns contre les autres. Quelqu’un est devenu énervé et a sorti un couteau et a poignardé son adversaire. À ce moment, tout le monde a sorti ses couteaux. Dans la mêlée suivante, les hommes d’Abner ont subi le pire. Peut-être que ceux de l’armée de David avaient été mieux formés, et savaient travailler en équipe. J’espère qu’une chose pareille n’aura jamais lieu parmi nous. Que personne d’entre nous ne s’implique dans un camp ! Nous devons tous déclarer, « Nous sommes enfants de Dieu ! Nous n’appartenons qu’à Christ ! » Nous ne devons rien à voir avec aucun camp.

Abner et ses troupes ont dû s’enfuir. Abner était sans doute un guerrier formidable s’il était capable de diriger l’armée de Saül, mais il était en train d’être poursuivi par Asaël, un coureur très rapide, qui le filait ardemment. Abner a dit à Asaël de s’arrêter de la poursuivre et de tuer l’un de ses jeunes hommes à sa place. Ceci nous montre qu’Abner n’avait aucun souci pour ceux dont il s’occupait. J’espère qu’aucun des serviteurs des jeunes parmi nous ne sera comme Abner. Abner exploitait les autres comme des pions afin de s’embellir pour avoir du succès. Asaël était imprudent en premier lieu de poursuivre Abner. Peut-être qu’il était pris dans le zèle de capturer Abner comme son trophée principal.

Abner a dit encore à Asaël, «Détourne-toi de moi; pourquoi te frapperais-je et t’abattrais-je en terre? Comment ensuite lèverais-je le visage devant ton frère Joab? » (2 Samuel 2 :22). Ces deux commandants semblaient être de bons amis, et ils ont volontiers sacrifié ceux qui étaient sous leurs ordres. Ils se sont serré la main, et des jeunes gens sont morts. Les saints plus âgés ne devraient jamais regarder les saints plus jeunes qui sont à leurs soins comme leur capital. Nous ne devrions jamais considérer ceux que nous servons comme notre force. Les saints appartiennent à Dieu, et non à nous.
Asaël était trop faible pour Abner, qui l’a frappé au ventre avec l’extrémité inférieure de sa lance (v. 23). Trois cent soixante soldats d’Abner sont morts, tandis que seulement vingt soldats de Joab sont morts, y compris Asaël. Joab a tué Abner plus tard, et a été maudit par David à cause de cela (2 Samuel 3 :27-28).

II. Régnant à Jérusalem

La raison de tous ces problèmes est qu’Abner n’avait pas accepté le fait que David était l’oint de Dieu. Il a agi selon ce qui convenait à sa vie de l’âme. Trois cent soixante vies ont été sacrifiées à l’idéologie de leur chef. Nous, qui appartenons au Seigneur, ne devrions jamais nous impliquer dans de telles choses affreuses.

Isch Boscheth a reproché à Abner plus tard d’être venu vers la concubine de son père. Abner, en colère, a rendu son royaume à David (2 Samuel 3 :21). Après qu’Isch Boscheth a été tué par certains de ses officiers, David a été oint roi de tout Israël (2 Samuel 5 :1-3).

David a régné comme roi d’Israël pendant trente-sept ans. L’incident à l’étang de Gabaon s’est envenimé comme une racine amère, tout comme chez les Frères de Plymouth, qui se sont divisés en tant de groupes à cause d’un tel désaccord. Lorsque les frères commencent à se bagarrer, ce sont souvent les jeunes qui souffrent. J’espère que personne d’entre vous ne dira qu’il me suit, car je ne suis pas digne d’être suivi. J’espère que vous suivrez tous Christ ! Aussi bons que soit la personne, ou l’enseignement, ou la méthode, vous devez dire, « je suis pour Christ! » Autrement, nous assisterons à des tragédies inutiles.

Si vous ne savez pas comment aimer votre église locale, si vous ne savez pas comment aimer le Seigneur Jésus comme votre Sauveur, vous ne croîtrez jamais bien. Soit vous irez au monde, soit vous deviendrez un leader qui ne se soucie pas des autres. J’espère que tous ceux qui lisent ce chapitre s’occuperont uniquement de Christ ! Je remercie le Seigneur que nous n’avons pas besoin de roi aujourd’hui. Aujourd’hui nous avons Christ et les églises locales. Tout ce qui va au-delà de Christ et des églises locales résultera en des fatalités, car on se bagarrera pour déterminer qui s’occupera de l’œuvre, ou qui est orthodoxe, et qui ne l’est pas.

Un témoignage personnel

On m’a demandé une fois ce que je pensais de la situation actuelle, et si je croyais que des églises se sépareraient ou non les unes des autres. J’avais du mal à m’identifier au raisonnement derrière la question, car les églises locales n’ont jamais été liées à une organisation. Nous ne pouvons pas donc être divisés dans ce sens-là. Dès le premier jour nous étions élevés d’après la lumière de Christ et des églises locales, et c’est cela que nous pratiquons toujours. Moi, je n’ai jamais changé ma voie à cet égard depuis la période de trente-cinq ans où j’ai servi le Seigneur. J’étais pour Christ et les églises locales à cette époque-là, et je suis pour Christ et les églises locales maintenant. Sans Christ et les églises locales comme le moyen, comment les jeunes gens peuvent-ils être élevés pour le témoignage du Seigneur? Si nous nous abandonnons à l’institution, nous ne pourrons pas élever ceux qui ne vivent que pour le témoignage du Seigneur.

Capturant Jérusalem des Jébusiens

Après un règne de sept ans à Hébron, la voie était ouverte à David d’être finalement couronné roi de tout Israël. Tout d’abord, comme roi, il a fait bataille contre la ville de Jébus, c’est-à-dire, Jérusalem (2 Samuel 5 :6-7). Le sommet de Jérusalem s’appelle Sion, où le temple a été construit. Il s’appelle aussi la cité de David, où le palais de David a été construit. Avant David, les rois régnaient de leur ville natale. Même Samuel a fait cela lorsqu’il a régné de Ramah. David s’est pourtant emparé d’une ville nommée « Fondation de paix. » La ville que David a gagnée est devenue le centre de l’œuvre de Dieu. Nous aussi dans le nouveau testament attendons une nouvelle Jérusalem (Apocalypse 21 :2). La valeur de Jérusalem nous montre comment David était selon le cœur de Dieu.

Apercevant que Dieu l’avait vraiment établi roi

David n’était jamais présomptueux. Même après avoir été établi le nouveau roi d’Israël, c’était seulement après avoir reçu les nouveaux matériaux d’Hiram, roi de Tyr, pour construire un palais, que David a eu l’assurance que Dieu l’avait en effet choisi d’être roi d’Israël (2 Samuel 5 :11-12). On pourrait croire que David aurait pu le supposer après être établi roi de Juda, et après avoir été accordé le royaume par Abner. David n’était pourtant pas comme cela ; il cherchait toujours la parole et la présence du Seigneur. Il avait besoin donc de confirmation que tout ce qui était arrivé provenait du Seigneur, et non simplement de l’homme. Lorsque Hiram a envoyé spontanément tous les matériaux de son palais, David a aperçu que le Seigneur l’avait vraiment établi roi.

La faiblesse David : de prendre encore
des femmes et des concubines

Après s’être installé à Jérusalem, David a pris encore des femmes, et même des concubines (2 Samuel 5 :13). Il avait déjà trois femmes (on lui avait rendu Michal à condition qu’il reçoive le royaume d’Isch Boscheth). Il a fini par en avoir huit. En Deutéronome 17 :17, Moïse avait écrit nettement que les rois qui gouverneraient Israël ne devraient pas avoir un grand nombre de femmes, afin que leur cœur ne se détourne pas du Seigneur. David a échoué dans ce domaine.

L’échec de David en emportant
les idoles des Philistins

David a aussi emporté les idoles laissées par les Philistins lorsqu’ils se sont enfuis (2 Samuel 5 :21). Peut-être que les soldats de David les regardaient comme des souvenirs ou des trophées, et ils les ont peut-être même placées dans leurs propres maisons. Outre le fait d’avoir tant de femmes, David ne semble pas avoir pris une position forte concernant des idoles. Même chez lui, lorsqu’il était marié avec Michal au début, on avait mis une image à sa place, dans son lit, pour duper ceux qui avaient été envoyés par Saül pour le tuer.

Le Seigneur se battant avec David contre
les Philistins dans la vallée de Rephaïm

Nous croirions peut-être que le Seigneur aurait dû juger David pour ces deux péchés. Le Seigneur semblait par contre assez content avec David. En effet, Il était si content avec lui qu’Il lui a proposé que David et Lui se battraient ensemble contre les Philistins dans la bataille suivante (2 Samuel 5 :23-25). Le Seigneur irait avant David. En entendant un bruit de pas dans les cimes des mûriers, David devait se joindre au Seigneur en bataille. David et le Seigneur ont ainsi vaincu ensemble les Philistins.

Peut-être que nous avons l’impression que David aurait dû penser que Dieu lui tendait un piège en l’invitant à se joindre à Lui en se battant contre les Philistins, puisque lui (David) se livrait à quelque chose dont Dieu désapprouvait et qu’Il aurait pu punir. C’est parfois notre façon de penser. Si nous regardons un film au cinéma, nous pourrions penser que si le Seigneur nous demande ensuite de prêcher l’évangile, Il ne bénira sûrement pas nos efforts. Il y a pourtant des moments où le Seigneur nous demande de faire quelque chose pour lui après que nous avons été vaincus. Nous voudrions dire, « Seigneur, faisons-le demain, pas aujourd’hui. Si je le fais maintenant, j’ai peur de rater parce que Tu vas punir mon échec. Si je prêche l’évangile maintenant, je vais sûrement rater ! » Il n’empêche que Dieu travaille avec des hommes indignes. Malgré ses défauts, David était selon le cœur de Dieu. Dieu a donc travaillé avec lui.
Amenant l’arche à Jérusalem

Après avoir capturé Jérusalem, David a essayé d’y amener l’arche. L’arche était à Gibéa (2 Samuel 6 :3) depuis que les Philistins l’avaient rapporté après l’avoir capturée (1 Samuel 6 :1 ; 7 :1). David a compris que la royauté et la prêtrise devaient marcher ensemble. Il a donc fait monter l’arche pour que le peuple puisse être bien gouverné.

Première tentative : dans un char neuf fait de l’homme, ce qui était contre l’ordination de Dieu

Pour une raison ou une autre, David a fait construire un char pour transporter l’arche, accompagné de trente mille hommes choisis. David a essayé de faire entrer l’arche à Jérusalem avec éclat et honneur en faisant construire pour elle ce qui devait être un beau char. Seuls les prêtres avaient le droit de porter l’arche. Cette ordination était peut-être trop simpliste pour David. Les gens sont intéressants. Par exemple, le fait que les saints se réunissent localement semble être trop facile. On a donc tendance à appeler tout le monde ensemble ! Cependant, ce que Dieu a ordonné est fixe, et nous ne devons pas essayer de l’améliorer.

L’erreur fatale d’Uzza

Pendant que l’arche s’approchait de Jérusalem, les bœufs qui tiraient le char avec l’arche ont bronché. Un homme nommé Uzza a étendu la main vers l’arche et l’a saisie pour la stabiliser. La colère de l’Éternel s’est enflammée contre Uzza, et Dieu l’a frappé sur place à cause de sa faute. Uzza est mort là, près de l’arche de Dieu (2 Samuel 6 :6-7). David a eu peur de ce qui pourrait arriver s’il retirait l’arche chez lui. Il a donc tout de suite arrêté le défilé et a fait conduire l’arche dans la maison d’Obed Édom, portier. L’arche est restée trois mois chez Obed Édom, pendant lesquels lui et sa famille ont été énormément bénis par le Seigneur. Peut-être que ses investissements lui ont rapporté tout d’un coup un gros profit ! En apercevant cela, David croyait que ce n’était pas une mauvaise idée d’amener après tout l’arche à Jérusalem. Cette fois-ci, il a permis aux prêtres de la porter.

Deuxième tentative : avec les prêtres
et David dansant, ceint d’un éphod de lin

David a accompagné l’arche, ceint d’un éphod de lin, comme les prêtres. C’est comme si David disait, « Moi, qui suis roi, je voudrais être prêtre aussi. Puis-je jouir du privilège d’accompagner l’arche ? » Le Seigneur avait indiqué que seuls ceux qui portaient l’éphod de lin étaient dignes de porter l’arche devant eux. David avait le sentiment qu’il devait se dérober de ses habits royaux et les échanger pour des habits de prêtre. Je crois que c’est bien cet épisode auquel Michal fait référence en accusant David de s’être découvert aux yeux des servantes de ses serviteurs (2 Samuel 6 :20). De loin, elle l’a confondu avec un prêtre. Il faisait peut-être une danse bizarre, tout en se promenant devant l’arche. Peut-être que tout le monde riait en disant, « C’est quel genre de danse, ça ? » Peut-être qu’il était comme moi, ne sachant pas vraiment danser, mais obligé de danser.

David s’est promené devant l’arche, ceint d’un éphod de lin. Quel est le secret de servir le Seigneur aujourd’hui ? Revêtez-vous des habits de prêtre. Je suis plus âgé, mais si je me revêtais des habits d’un jeune homme, peut-être que je pourrais devenir aussi bien un jeune homme.

Quand ceux qui portaient l’arche de l’Éternel faisaient six pas, David sacrifiait un boeuf et un veau gras. La distance entre la maison d’Obed Édom et la ville ne pouvait pas être trop grande. De plus, David a dansé devant le Seigneur de toute sa force. Qu’il serait bon que tous les jeunes se soient si libérés pour suivre le Seigneur et parler pour Lui de toute leur force. J’espère que vous ne vous tiendrez pas debout comme un trouillard dans les réunions pour parler pour le Seigneur, mais plutôt de toute votre force ! Si vous faisiez cela, la vie de l’église serait très forte ! Il s’agit d’un tableau joyeux et réjouissant dans 2 Samuel 6 : David, le Seigneur, et les Israélites, tous en train de s’amuser ensemble.

Le mépris et la stérilité de Michal

Michal, première femme de David et fille de Saül, a regardé par sa fenêtre et s’est demandé, « Qui est ce fou en bas qui danse ? » On lui a peut-être dit, « C’est ton mari, David. » Michal s’est moquée de David en disant, « Comment se fait-il que tu aies dansé nu comme cela devant tout le monde ? » Je crois qu’elle voulait dire qu’il s’était montré à tout le monde sans ses habits de roi. Selon elle, David, en se montrant au peuple, aurait dû se faire connaître comme roi, et non comme prêtre commun. La réponse de David était très bonne: « C’est devant l’Éternel, qui m’a choisi de préférence à ton père et à toute sa maison pour m’établir chef sur le peuple de l’Éternel, sur Israël, c’est devant l’Éternel que j’ai dansé » (2 Samuel 6 :21). Ce que David a dû ressentir ! Il ne l’avait ni voulu, ni cherché, mais le voilà maintenant roi du peuple le plus merveilleux sur la terre, avec Dieu comme son roi. Il s’est donc pavané devant le Seigneur. Il a même dit, « Je veux paraître encore plus vil que cela, et m’abaisser à mes propres yeux… » (2 Samuel 6 :22). David avait une réalisation profonde que tout était selon la miséricorde de Dieu. Cependant, il ne se méprisait pas, mais il respectait ce que Dieu avait fait en lui. Michal, d’autre part, est devenue stérile parce qu’elle avait méprisé la joie de David dans le Seigneur.

J’espère que nous pourrons tous dire au Seigneur, « Seigneur, j’aimerais être comme David, et danser devant Toi de toute ma force afin de satisfaire Ton cœur. »

Chapitre Onze

Fournissant à Dieu une
habitation et un bâtisseur

I. David désirant construire
une maison pour Dieu

Après être devenu roi à l’âge de trente ans, David a régné pendant sept ans à Hébron, et encore trente-trois ans à Jérusalem. La première chose qu’il a faite en devenant roi de tout Israël est de prendre Jébus comme sa capitale, la renommant Jérusalem. C’était significatif, car même dans l’éternité, une ville nommée Jérusalem restera critique à Dieu. Deuxièmement, David a reçu des cadeaux d’Hiram, roi de Tyr, de quoi se faire construire une maison, son propre palais, à Jérusalem.

Après être devenu roi, David a aussi pris cinq femmes de plus, et maintes concubines. Après avoir vaincu les Philistins, il a emporté aussi leurs idoles. Ces deux actes ont été faits en désobéissance à la volonté de Dieu, mais Dieu a soutenu David et l’a même personnellement mené à triompher sur les Philistins après les échecs de David. Le Seigneur travaille avec des hommes indignes pour Son témoignage. D’après nous, Dieu ne devrait pas travailler avec celui qui L’a déçu, mais Dieu portera toujours Son témoignage parmi ceux qui ont un cœur de le porter sur la terre, malgré le fait qu’ils pensent qu’ils L’ont complètement déçu.

David a amené alors l’arche du Seigneur dans la ville qu’il avait prise. Ce qu’on appelait la cité de David, la cité du roi, allait devenir aussi la cité de Dieu où Dieu pourrait demeurer avec Ses prêtres. À Jérusalem, l’arche de Dieu a été placée dans un tabernacle. David a ensuite fait connaître son désir de construire une maison pour Dieu (2 Samuel 7 :2-5).

David faisant connaître son désir de
construire une maison pour Dieu

Dieu n’avait même pas indiqué à David Son désir d’avoir une maison. L’idée de construire une maison pour Dieu a émané du cœur de David. Il avait peut-être ce désir lorsque Samuel l’avait oint. Maintenant qu’il demeurait dans un palais royal à Jérusalem, il avait le sentiment qu’il n’était pas bon que Dieu demeure au milieu d’une tente. Il était alors temps d’exécuter son projet. Il était roi, et il avait gagné une cité. Sa maison avait été construite des meilleurs matériaux. Il croyait qu’il ne convenait pas à Dieu de demeurer au milieu d’une tente tandis qui lui habitait dans une maison de cèdre. Il voulait que le Seigneur ait le mieux. J’espère que tous les croyants auront ce sentiment que Dieu mérite le mieux. Nous devrions nous occuper de Dieu d’abord, et ensuite de nos propres besoins.

La réponse de Dieu

Dieu a envoyé Nathan chez David avec la parole suivante (2 Samuel 7 :4-17): « Est-ce toi qui me bâtirais une maison pour que j’en fasse ma demeure »? Il est difficile d’interpréter cette phrase. Dieu se moquait-Il de David ? Disait-Il, « Tu bâtiras une maison pour Moi? Pour que J’y demeure » Ou Dieu était-Il reconnaissant du désir de David ? Dieu disait-Il, « J’ai trouvé finalement un homme ici qui a découvert ce qui est dans Mon cœur ? » Il paraît que Dieu permet à des gens différents de lire plusieurs passages de la Bible d’une façon différente. Une chose est pourtant claire : Dieu n’avait pas besoin d’une maison construite de main d’homme.
Dans le nouveau testament, Étienne nous dit, « Mais le Très Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme, comme dit le prophète: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison me bâtirez-vous, dit le Seigneur, Ou quel sera le lieu de mon repos? » (Actes 7 :48-49). En d’autres mots, Dieu était trop grand pour quelque temple que David pût construire pour Lui. Il reconnaissait pourtant le désir de David de Lui fournir une habitation parmi Son peuple dans la cité qu’il avait obtenue. Le Seigneur était présent avec Son peuple, que ce soit au milieu d’une tente ou dans un temple. Que David construise pour Dieu une telle habitation ou non, Dieu serait avec Son peuple. Si la demande de David n’était pas appropriée, Dieu serait reconnaissant du fait que David était prêt à agir pour Lui à cause de son amour pour Lui. Watchman Nee a dit une fois que quand il s’agit d’aimer le Seigneur, on ne peut jamais « trop faire. » Ceux qui sont morts à Dieu ne Lui donnent jamais de maux de tête. Ils n’engendrent rien pour l’intérêt de Dieu. Le Seigneur est content lorsque nous nous consacrons à Lui pour Lui plaire, bien que cela veuille dire que nous risquons de Lui encore donner des maux de tête !

Je ne crois pas que le Seigneur ait eu aucun sentiment de mécontentement concernant ce que David avait proposé. Je crois, au contraire, qu’Il en était très content, même s’il semblait impossible de fournir quelque chose comme cela à Dieu. Lorsque ma fille me dit, « Papa, je vais t’acheter une cône à glace ! », je suis assez content qu’elle considère mon bonheur, même si l’argent qu’elle croit sacrifier est bien l’argent que j’ai mis dans sa poche !

Dieu n’a pas critiqué le désir de David de Lui construire une telle maison. Il a dit par contre, « j’ai donné une demeure à mon peuple, à Israël, et je l’ai planté pour qu’il y soit fixé et ne soit plus agité, pour que les méchants ne l’oppriment plus comme auparavant et comme à l’époque où j’avais établi des juges sur mon peuple d’Israël. Je t’ai accordé du repos en te délivrant de tous tes ennemis. Et l’Éternel t’annonce qu’il te créera une maison » (2 Samuel 7 :10-11). C’est comme si Dieu disait, « Tu veux me faire construire une maison ? Je ferai construire une maison pour toi. » Dieu a continué, «…j’élèverai ta postérité (Christ, qui est né de la ligne de David) après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne… Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils… » (voir 2 Samuel 7 :11-16). Salomon était la représentation de la postérité, mais Christ en était la réalité, car le Seigneur avait dit, « Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi » (v. 16). Cette promesse, pour David, semblait sans doute trop belle pour être vraie.

Le désir de Dieu frappant Dieu au cœur

Pourquoi Dieu a-t-Il répondu à David d’une telle manière ? Parce que David L’avait frappé au cœur. D’une part, Dieu aurait pu dire que la proposition de David était un peu drôle, car David voulait qu’Il demeure dans une maison de pierres. D’autre part, le désir de David indiquait combien il aimait Dieu. Dieu reconnaissait énormément le fait que David L’aimait.

Dieu promettant un fils qui Lui
ferait construire une maison

La réponse de David était tempérée par le fait que David avait versé du sang en étant obligé de lutter pour établir le royaume de Dieu. Salomon (qui veut dire « paisible ») recevrait donc l’honneur de bâtir le temple de Dieu. Le Seigneur a dit à David qu’Il donnerait de la paix et du repos à Israël pendant toute la vie de Salomon. Dieu traiterait Salomon comme Son fils, et Salomon traiterait Dieu comme son père. Dieu établirait son trône pour toujours.

Salomon comme la représentation,
Christ comme la réalité

Ceci indique en fait Christ comme la réalité. Salomon a joui de la paix pendant tout son règne, mais Christ est le fils de David qui connaît vraiment Dieu comme Son père et dont Dieu a établi le trône pour l’éternité. David avait une double bénédiction de Dieu. Il avait, sur terre, Salomon comme fils qui gouvernerait Israël et bâtirait le temple. Christ viendrait, des cieux, comme la postérité de David en devenant un homme, et établirait un royaume céleste. David est ainsi lié au royaume terrestre aussi bien qu’au royaume céleste. N’est-ce pas formidable ?

Ramassant les matériaux pour
la construction de la maison de Dieu

David a donc commencé à ramasser les matériaux pour la construction du temple. Lui-même ne construirait pas le temple, mais il fournirait tout ce qui serait nécessaire pour que son fils le construise. Il avait beaucoup cueilli des gens qu’il avait vaincus en bataille, et il en a utilisé pour la construction de la maison de Dieu. La plus grande quantité des matériaux se composaient de bois et de pierres, ensuite d’airain et de fer, et puis d’argent (un million de talents). La plus petite quantité des matériaux se composaient d’or. L’or que David a ramassé, étant le plus précieux et le moins abondant, valait quand même 100 000 talents ! Pendant toutes ses batailles et ses afflictions, David avait pu ramasser une énorme quantité de richesses pour la construction de la maison de Dieu (1 Chron. 22 :14). D’autres pensaient peut-être qu’il se ramassait toutes ces richesses pour lui-même, mais la raison de son accumulation d’un si vaste trésor était l’intérêt de l’habitation du Seigneur dans la cité qu’il capturerait un jour pour Lui.

J’espère que tous ceux qui servent le Seigneur ramasseront des richesses pour l’habitation du Seigneur, tout aussi bien comme David l’a fait dans tout ses ennuis et son affliction. Au fur et à mesure que nous luttons pour le Seigneur, nous devrions être en même temps en train d’accumuler du fer, de l’airain, de l’argent et de l’or. De l’extérieur, il se peut que nous expérimentions des ennuis et de l’affliction, mais de l’intérieur, nous sommes en fait en train de ramasser des matériaux précieux pour le bâtiment de Dieu.

La signification du fer, de l’airain,
de l’argent, et de l’or

Que signifient ces quatre matériaux ? Le fer et l’airain font référence à l’autorité et au jugement de Dieu. En Apocalypse (1 :15 ; 19 :15), le Seigneur est quelqu’un qui gouverne avec une verge de fer. Pendant que le Seigneur nous gouverne et nous juge, quelque chose de fer et d’airain se produit en nous pour l’habitation de Dieu. Nous aurons en fin de compte la capacité de gouverner en tant que ceux qui sont sous le trône de Dieu, et nous posséderons une vertu d’avoir subi le jugement de Dieu. C’est sous le gouvernement de Dieu que nous sommes en train d’être jugés, disciplinés, et réglés.

En subissant les expériences du fer de l’airain, nous pourrons aussi commencer à comprendre pourquoi nous devons gagner de l’argent, qui signifie le salut de Christ à travers Sa rédemption. Plus nous expérimentons le jugement de Dieu (signifié par l’airain) et Son autorité (signifiée par le fer), plus nous nous rendrons compte de notre besoin du salut de Dieu (signifié par l’argent). Nous commençons à comprendre que nous avons besoin d’être sauvés dans nos pensées, nos décisions, nos émotions, et nos actions. Nous avons même besoin d’être sauvés dans notre manière de manger et de nous habiller ! En fin de compte, le salut du Seigneur doit pénétrer chaque partie de notre vie.

Les échecs de David

Croyant que comme roi, il était
au-dessus de la loi

Néanmoins, David a échoué dans plusieurs points pendant qu’il était roi. Notre position d’autorité nous rend vulnérable à certaines tendances. Pour David, la première tendance était de croire qu’il pouvait faire quelque chose au-dessus des lois.

Celui qui a crû dans le Seigneur et atteint à une position d’honneur parmi les saints pourrait aussi avoir l’impression que certaines choses ne lui sont plus nécessaires. Il se peut qu’il croie les avoir déjà dépassées. Par exemple, d’autres gens croient qu’ils doivent lire la Bible, mais pas lui. D’autres doivent mettre à part un temps pour prier, mais lui ne se sent plus obligé de le faire. D’autres doivent se lever tôt le matin pour toucher le Seigneur et passer du temps à lire la parole pour recevoir la nourriture de vie. Mais celui qui est plus âgé a tendance à penser qu’une telle condition ne s’applique plus à lui.

Le frère Lee m’a dit qu’il ne pouvait pas assister aux réunions de l’église, même pas la table du Seigneur, pendant une certaine période de temps. Ce qu’il y a ajouté m’a encore touché. Il a dit, « Frère Titus, moi aussi, j’ai besoin de la vie de l’église. » Certains d’entre nous pourraient penser qu’un homme spirituel comme lui est sûrement au-dessus d’une telle nécessité. Sa parole a été pourtant un signe d’une vraie maturité. Plus nous sommes maturés, plus nous devons apprécier les pratiques qui aboutissent à une vie chrétienne et à une vie de l’église qui sont saines. Nous ne devrions jamais avoir l’impression que nous sommes au-delà des choses comme cela.

1. David et Bath Schéba (2 Samuel 11-12)

En se croyant au-dessus des lois, David s’est attiré des ennuis sérieux. Beaucoup d’entre nous connaissent l’histoire. Un soir, David, en se promenant sur le toit de la maison royale, s’est aperçu de là une femme qui se baignait, et qui était très belle de figure. On pourrait se demander si Bath Schéba avait arrangé la situation, car il est difficile à croire qu’elle ne savait pas que le roi s’y promenait de temps en temps. Pourquoi se baignait-elle de façon à se faire apercevoir ? Même si nous pouvons prendre en défaut ce qu’elle a fait, c’est David qui est bien coupable d’avoir profité de l’occasion et d’avoir commis le crime. Il a fait envoyer Bath Schéba, a commis de l’adultère avec elle, et ensuite a fait envoyer son mari afin de cacher toute l’affaire, car elle était enceinte.

Urie, mari de Bath Schéba, était l’un des soldats les plus loyaux de David. C’est justement à cause de sa loyauté qu’il a refusé de passer du temps avec sa femme pendant que ses camarades souffraient sur le champ de bataille. Alors le projet de David n’a pas marché. David a donc comploté pour faire tuer Urie en commandant à Joab de placer Urie sur la première ligne au fort de la bataille, et ensuite de retirer les autres troupes d’auprès de lui afin qu’il soit frappé et qu’il meure (2 Samuel 11 :15). Il est difficile à croire que David puisse faire quelque chose de si affreux. Urie a été tué ainsi, et David a pris Bath Schéba pour sa propre femme. Elle lui a enfanté l’enfant qu’elle avait conçu avec lui, un fils.

La réponse de Dieu par Nathan, prophète

Ensuite Dieu a envoyé Nathan à David pour lui raconter une parabole. Il y avait dans une ville deux hommes. L’un était pauvre. Il n’avait rien du tout qu’une petite brebis, qu’il chérissait comme sa propre fille. L’autre était riche. Il avait des brebis et des boeufs en très grand nombre. Pour une raison quelconque, à l’arrivée d’un voyageur, le riche a pris la brebis du pauvre au lieu de l’une des siennes, pour l’apprêter pour son invité. En écoutant cette histoire, David s’est mis en colère, et s’est déterminé de la mort du riche ! Nathan a donc prononcé les paroles célèbres, « Tu es cet homme-là ! » À ce moment-là, David s’est rendu compte de son péché.

Nathan semblait dire, « De ta propre bouche tu as avoué ce dont tu es coupable. Tu as tué ton propre soldat pour prendre sa femme unique, tandis que tu avais déjà une maison pleine de femmes et de concubines. Tu t’es jugé toi-même. Si tu demandes qu’une autre personne soit jugée de cette façon, tu dois porter le même jugement toi-même. Par contre, tu te places au-dessus des lois ! » Ceci était vrai. David méritait la mort pour ce qu’il avait fait. Pourquoi n’avait-il pas ce sentiment avant ? Parce qu’il était roi, et comme roi, inconsciemment, il ne se reconnaissait pas contraint aux mêmes limitations que les autres.

Nous devons faire attention, car si nous pensons que nous avons gagné une réputation parmi les saints, nous risquons alors de dire ce que les autres ne peuvent pas dire, ou de faire ce que les autres ne sont pas sensés faire. Ceci était la première épreuve à laquelle David a fait face, et qu’il a ratée : il n’a pas pu se limiter parce qu’il se croyait avoir atteint un certain niveau. J’espère que nous nous rendrons compte tous que malgré notre spiritualité, nous ne devrons jamais mépriser la parole de l’Éternel (2 Samuel 12 :9).

Conséquences

Après la confession de péché de David, Nathan lui a dit que l’épée ne s’éloignerait jamais de sa maison, et que le fils qui serait né à Bath Schéba par son adultère mourrait. L’enfant est mort en fait, et l’épée ne s’est jamais éloignée de la maison de David en Israël, même jusqu’à aujourd’hui.

Le repentir de David : le Psaume 51

Le repentir de David se trouve en Psaume 51. Il commence ainsi : « O Dieu! Aie pitié de moi dans ta bonté; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions. » David a compris combien il avait besoin de la miséricorde du Seigneur en abondance. Dans le verset 5, il dit que sa mère l’avait conçu dans le péché. C’est seulement la miséricorde de Dieu qui l’empêchait de commettre plus de péchés qu’il avait déjà commis. Il avait peur que le Seigneur ne le chasse de Sa présence et ne lui retire Son Esprit saint. Ce qu’il avait fait était affreux. Il s’est rendu compte qu’il ne suffirait pas de simplement offrir au Seigneur un holocauste. Et pourtant la dernière chose que David ait demandée au Seigneur dans ce psaume de repentir est que Dieu rebâtisse les murs de Jérusalem : « Bien que j’aie échoué, préserve Ton témoignage de tout échec. En dépit de moi, fais du bien à Scion selon Ta bonne volonté. » Le désir de David était toujours pour l’accomplissement du désir de Dieu. J’ai l’impression qu’après avoir écrit son psaume, beaucoup de ses péchés avaient été réglés.

2. Succombant au favoritisme (2 Samuel 13-19)

Quelle est la deuxième épreuve pour ceux qui dirigent ? C’est s’ils vont succomber ou non au favoritisme. Les dirigeants exercent presque toujours un certain degré de favoritisme. Lorsque celui qui dirige ne dirige pas impartialement, selon le mérite, il peut en résulter du désaccord parmi ceux qu’ils dirigent, aussi bien que le développement des groupes rivaux. Il est difficile aux dirigeants de ne pas aimer certains plus que les autres.

David et Absalom

David avait un fils qu’il aimait beaucoup, dont le nom était Absalom. La Bible dit que depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête, il n’y avait pas en lui de défaut. De plus, il avait les cheveux incroyablement épais. Un jour, il a tué l’un de ses demi-frères d’avoir exploité sa sœur. Il s’est enfui ensuite, et il a manqué à David. Joab a donc trouvé moyen de faire retourner Absalom, bien que David ait refusé de le voir. David a reçu Absalom en fin de compte. Absalom a profité de sa position royale d’aller contre David. Il s’asseyait à la porte de la ville et se réunissait avec les gens avant qu’ils ne puissent voir David, et leur disait qu’il s’occuperait d’eux et les traiterait avec bonté. Il a ainsi dérobé le cœur des gens d’Israël à David. Puis il a demandé à David la permission d’aller à Hébron d’accomplir un vœu qu’il avait fait à l’Éternel. David lui a permis d’y aller. Ce qu’Absalom envisageait pourtant était d’être couronné roi à Hébron, là où David avait été couronné roi de Juda.

Conséquence

Lorsque David a appris la révolte d’Absalom, lui et sa famille ont fui Jérusalem, car il savait que si Absalom les attrapait, il les tuerait tous, et même commencerait un massacre dans la ville de Jérusalem elle-même.

Qu’est-ce qui a provoqué toutes ces conséquences pour David ? Son favoritisme. Il aurait dû laisser Absalom en exil, au lieu d’accepter le remède de Joab. Joab représente la chair avec ses bonnes intentions. Absalom a été finalement acculé par les troupes de Joab, s’est enfui sur son âne, mais sa tête a été prise à un térébinthe, et il est demeuré suspendu entre le ciel et la terre, le rendant ainsi une cible facile pour la lance de Joab. David a beaucoup pleuré la mort de son fils après avoir entendu la nouvelle, de sorte que personne n’ait pu le réconforter. Tous les gens d’Israël sont devenus troublés par la réaction de David, puisqu’ils avaient soutenu David contre Absalom, et le voilà maintenant en train de pleurer sans cesse la mort de celui qu’ils avaient réussi à tuer pour sauver le roi, et même en train de dire qu’il aurait voulu mourir à la place de son fils. Qu’il est difficile de surmonter le favoritisme ! Joab a reproché à David son incapacité d’agir pour le royaume. Il lui a dit, « Tu as aujourd’hui rendu honteuse la face de tous tes serviteurs, qui ont aujourd’hui sauvé ta vie, et la vie de tes fils et de tes filles, et la vie de tes femmes, et la vie de tes concubines, en ce que tu aimes ceux qui te haïssent, et que tu hais ceux qui t’aiment; car tu as montré aujourd’hui que tes chefs et tes serviteurs ne te sont rien; et je sais aujourd’hui que, si Absalom vivait et que, nous tous, nous fussions morts aujourd’hui, alors cela serait bon à tes yeux » (2 Samuel 19 :5-6). C’était un bon reproche. Il a continué, « Et maintenant, lève-toi, sors, et parle au coeur de tes serviteurs; car je jure par l’Éternel que si tu ne sors, pas un homme ne demeurera cette nuit avec toi; et ceci sera pire pour toi que tout le mal qui t’est arrivé depuis ta jeunesse jusqu’à maintenant » (v. 7). David était tellement accablé de douleur par la mort d’Absalom qu’il a oublié sa responsabilité envers son peuple. Les paroles franches de Joab l’ont ramené à la réalité. Il est sorti voir le peuple à la porte et s’est réuni avec eux. Le peuple en était encouragé. Toute cette situation aurait pu être évitée si David n’avait pas exercé un tel favoritisme envers Absalom.

2. Tenant compte comme son propre gain
de ce que Dieu avait accompli (2 Samuel 24)

Une autre chose qui peut être une occasion de chute pour les dirigeants est le fait d’être fier de leurs accomplissements et de mesurer leur succès en tenant compte de leurs ressources. Les hommes d’affaires peuvent le faire, mais pas les hommes spirituels. David a commis un péché en essayant de dénombrer le peuple afin de déterminer sa force. En faisant quelque chose comme cela, nous disons en fait que nous cherchons de la force en quelque chose autre que Dieu.

Si quelqu’un est sauvé à cause de notre exercice dans l’évangile, ou si le Seigneur nous comble de quelque chose, nous devrions nous en réjouir. Mais nous ne devrions pas nous occuper de gagner des gens pour une raison autre que l’intérêt du Seigneur. Il est souvent trop facile de devenir heureux du salut de quelqu’un, car on a tendance alors de s’en vanter.

Au début de mon service du Seigneur au lycée, plus de cent personnes ont été sauvées par notre prédication de l’évangile. J’ai toujours tendance, même aujourd’hui, à penser à ce nombre, bien que ceci se soit passé il y a cinquante ans ! C’est quelque chose qui est dans notre sang.

Le résultat du dénombrement de David indique qu’il y avait eu une véritable augmentation lors des années de son règne. Il y avait en Israël huit cent mille hommes de guerre tirant l’épée, tandis qu’en Juda il y avait cinq cent mille hommes. Ces chiffres de recensement nous semblent astronomiques, mais ils sont mentionnés dans la Bible, alors nous devons les croire. Cependant David s’est rendu compte qu’il avait péché en dénombrant le peuple. Il avait oublié que dès le début, le Seigneur lui avait dit que Lui-même était le véritable roi.

Conséquences

Dieu a donné à David trois choix de punition. David a tout simplement dit, « Oh! Tombons entre les mains de l’Éternel, car ses compassions sont immenses; mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes! » (2 Samuel 24 :14). Dieu a donc envoyé la peste parmi le peuple, et il est mort soixante-dix mille hommes en fin de compte. Un ange a apparu dans l’aire d’Aravna. David s’est dépêché d’y aller acheter l’aire, d’y élever un autel, et d’y offrir des sacrifices. La peste s’est retirée de dessus le peuple. Cette aire est devenue plus tard le site du temple. Cela veut dire que le Seigneur avait gagné quelque chose, même à partir de l’échec de David. De son péché envers Bath Schéba et Urie, Salomon, le bâtisseur du temple, a été gagné. De son péché en dénombrant le people, le site du temple a été gagné.

Même après tous ces échecs, nous devons toujours apprécier David. Son cœur était toujours envers Dieu, ce qui permettait à Dieu de s’avancer, même lorsque David agissait d’une façon qui semblait lui interdire de rien à voir avec le dessin de Dieu. Dieu a pu continuer à utiliser David parce que David, malgré ses échecs, était un roi qui était selon le cœur de Dieu, et il a cherché à servir sa génération en tant que tel.

Chapitre Douze

Les femmes et les guerriers de David:
notre progrès et notre pratique

I. Les femmes de David : le progrès de la jouissance dans la vie de l’église

Plusieurs enseignants de la Bible reconnaissent que si une personne représente Christ dans l’ancien testament, sa femme peut être alors interprétée comme un type de l’église. Par exemple, Adam représente Christ, et Eve représente donc l’église. David représente Christ aussi en tant que celui que établit le royaume de Dieu. Nous devrions donc voir, avec les huit femmes de David, l’expérience et le processus de la jouissance dans la vie de l’église. David a payé cher lorsqu’il a épousé Mical. Il a dû tuer cent Philistins! Et pourtant, après avoir épousé Mical, il n’a payé un tel prix pour aucune de ses autres femmes, car elles représentent des différents aspects d’un seul processus.

1. Mical (1 Samuel 18:27)

Le nom de Mical peut vouloir dire « qui est parfait » ou un « petit ruisseau. » Dieu est souverain de chaque nom dans la Bible. Mical, la première femme de David, signifie notre expérience initiale en entrant dans la vie de l’église. Dès notre entrée dans la vie de l’église, nous avons le sentiment que nous sommes imparfaits et que nous avons besoin du salut. Nous découvrons aussi que nous avons trouvé quelque chose qui coule et qui nous amène de la joie, comme un ruisseau bouillonnant et transparent. En rencontrant la vie de l’église pour la première fois, nous commençons à nous regarder d’une façon qui peut nous laisser découragés de notre propre condition. En même temps, chaque fois que nous nous réunissons avec les saints, nous avons l’impression d’être amenés à quelque chose de très agréable et de rafraîchissant. Nous nous sentons inadéquats et indignes, mais nous nous sentons aussi encouragés et renouvelés, comme par de l’eau coulante et transparente.

2. Achinoam (1 Samuel 25:43)

Le nom de la deuxième femme de David, Achinoam, veut dire « frères d’amabilité, de beauté et de mouvement. » Au fur et à mesure que nous jouissons de la vie de l’église bouillonnante, nos yeux sont ouverts pour apprécier la beauté des frères et des sœurs. Nous nous trouvons attirés vers eux et nous désirons passer du temps avec eux.

3. Abigaïl (1 Samuel 25 :42)

Plus on apprécie les saints dans la vie de l’église, plus on sera amené à la jouissance de ce que signifie la troisième femme de David, dont le nom Abigaïl veut dire la « joie du père » ou la « source de joie. » Abigaïl est la femme qui est remarquable pour sa sagesse. Si on veut connaître la joie du Père dans la vie de l’église, on doit savoir s’y prendre sagement, d’abord en se rendant compte de la nécessité de se libérer de tout « mari » impropre ! Avant de trouver David, Abigaïl avait épousé Nabal, un homme très méchant dont le nom veut dire « grossier » ou « imbécile. » Tous ceux qui entrent dans la vie de l’église se présentent déjà mariés à un « mari » quelconque qui est complètement insensible à leurs besoins. Sans savoir mieux, on se marie avec des choses telles une compagnie, ou une carrière, ou une université, bien que ces compagnies, et ces carrières, et ces universités ne se soucient pas du tout de nous, malgré le fait que nous nous donnons entièrement à elles. Lorsque Nabal a insulté David, Abigaïl a sauvé la mise en agissant sagement. Nabal est mort ensuite, et Abigaïl était libre de devenir la femme de David. Si vous souhaitez jouir du Père, vous devez faire une décision. Ouvrirez-vous la voie au Seigneur de vous libérer de votre ancien mari afin que vous puissiez vous joindre à Lui (Romains 7 :2-3) ? Vous devez choisir sagement ! Vous devez dire, « Seigneur Jésus, pour l’église, je suis prêt à enlever tout ce qui T’empêche de devenir mon époux ! » Les trois premières femmes de David forment le premier groupe. David les a épousées avant ou pendant la période où il fuyait de Saül en tant que fugitif. Ceci indique que pendant que nous sommes dans la vie de l’église, il se peut que nous nous trouvions épuisés, ou peut-être dans une situation qui semble ennuyeuse. Si nous ne jouissons pas de Christ d’une façon fraîche dans la vie de l’église, la vie de l’église semblera ennuyeuse et routinière. Au moment où nous n’expérimentons pas Christ, nous préférerons être avec Nabal et nous amuser au lieu d’aller aux réunions ! Hors de Christ, la vie de l’église est ennuyeuse. Mais lorsque Christ nous est frais et réel, la vie de l’église est vraiment agréable. Si vous vous sentez épuisé dans la vie de l’église, vous avez besoin de venir à Celui qui est toujours frais et neuf !

Le groupe de quatre femmes suivantes sont devenues les femmes de David après qu’il a commencé à régner comme roi à Hébron ou Jérusalem.

4. Maaca

Maaca, dont le nom veut dire « harcelé » ou « épuisé, » indique que dans la vie de l’église, il se peut que nous soyons harcelés et épuisés de temps en temps. Ceci est une étape normale dans le processus de notre marche spirituelle. Nous ne devrions pas être découragés par une période où tout semble être en pleine déprime. Pendant que nous nous traînons péniblement dans notre voyage spirituel, nous croissons, et cette croissance nous amènera à une autre étape, celle de festoyer d’une façon renouvelée.

5. Haggith (2 Samuel 3 :4a)

Le nom de Haggith veut dire « de la réjouissance festive. » Après avoir pris le Seigneur comme notre mari et après nous être adaptés à une telle vie, même à la suite d’une période d’ennui, nous arriverons à un nouveau niveau d’appréciation de la personne et des accomplissements du Seigneur au fur et à mesure que nous L’expérimentons dans des hauts et des bas. La vie de l’église deviendra un endroit de festins et de jouissance plus profonds !

6. Abithal (2 Samuel 3 :4b)

Abithal veut dire « père » ou la « rosée, » ou « père de l’ombre. » La vie de l’église est un endroit très romantique ! Tantôt nous nous retrouvons à jouir de quelque chose de si frais et de si céleste, tantôt il semble que l’on nous amène dans un pays d’ombres. N’est-il pas merveilleux qu’il y ait une femme comme cela dont le nom veut dire soit « Je vous amènerai dans la présence du Seigneur, » soit « Je vous tuerai ? » Pouvez-vous jamais imaginer que pendant que vous suiviez le Seigneur dans la vie de l’église, il y aurait une expérience qui vous rentrerait dans la mort, tout juste pour que vous expérimentiez la rosée de résurrection ? Plus tard, pendant que vous expérimentez la rosée fraîche du matin, après avoir passé la nuit ténébreuse, vous êtes ramené encore une fois dans l’ombre ! La vie de l’église est en fait un endroit merveilleux.

7. Égla (2 Samuel 3 :4b)

Égla veut dire soit « génisse » soit « chariot ! » Une génisse rouge, selon 1 Samuel 16 :2, est reliée au sacrifice offert au moment de l’onction d’un nouveau roi. Quelque chose de royal est en train d’être œuvré en nous ! Samuel a offert une génisse au moment où il a fait un appel au peuple de venir oindre le roi. En croissant dans la vie de l’église, nous aurons l’expérience d’être oints afin de devenir une bénédiction à toute l’assemblée. Nous expérimenterons davantage l’onction en subissant toutes ces expériences, et nous deviendrons de plus en plus une bénédiction à tous les saints avec nous.

8. Bath Schéba/Bath Schua
(2 Samuel 11:27; 1 Chroniques 3:5)

Bath Schéba, « fille des serments » ou « fille de satisfaction, » a été renommée plus tard Bath Schua, « fille de richesse. » Nous sommes en mesure d’être amenés à la maturité parce que chacun d’entre nous, dans la vie de l’église, est une fille de serments ! Nous ne servons pas le Seigneur à cause de notre capacité, quoi qu’elle en soit. Parfois il nous semble que notre situation soit instable, comme si nous marchions sur des œufs, et pourtant nous sommes toujours en mesure de servir, d’avoir un fardeau, et de nous exercer. Nous nous rendons compte que nous sommes sur le point de tomber, mais qu’en même temps le Seigneur, qui est complètement fiable, s’est chargé de s’occuper de nous. Tant que notre confiance est au Seigneur, nous serons complètement comblés en Lui. Je sais que malgré toutes les situations que je subis, y comprise celle de devenir une bénédiction aux autres (Égla), je suis une « fille de satisfaction. » Le Seigneur est ma satisfaction lors de toute mon expérience de la vie de l’église. Nous deviendrons finalement si riches en tant que ceux qui jouissent du Dieu trinitaire dans la vie de l’église. À ce moment, nous pourrons déclarer, « je suis une fille de richesse ! » En considérant les frères ou sœurs qui sont devenus véritablement spirituels, nous nous rendons compte qu’ils sont tous des « filles de richesse. » Ils sont riches devant le Seigneur en expérience, en opération, et en leur capacité de bénir les autres dans le corps de Christ.

II. Les vaillants hommes de David :
produisant des champs de labeur

Nous devons être reconnaissants du fait que tous les vaillants hommes de David n’avaient pas la même vaillance. On peut toujours être un vaillant homme devant le Seigneur même si l’on a l’impression qu’on n’est pas aussi vaillant que quelqu’un d’autre !

Il semble que les vaillants hommes se soient développés en trois étapes. D’abord, il y avait ceux qui se sont développés de parmi les hommes qui se sont rassemblés auprès de David pendant que celui-ci se réfugiait dans la caverne d’Adullam. Je crois que de nombreux hommes parmi ces quatre cents en sont devenus des vaillants hommes. Deuxièmement, il y en avait ceux qui sont venus auprès de David lors de son séjour à Ziklag. Il ne possédait pas encore le royaume, mais on venait auprès de lui afin de l’aider à gagner le royaume. Ensuite, après le couronnement de David à Hébron, de nombreuses personnes sont venues auprès de lui afin de l’aider à fortifier le royaume et à l’établir. Certains hommes de chacun de ces groupes sont devenus des vaillants hommes qui ont combattu côte à côte avec David pour l’intérêt du royaume terrestre de Dieu.

Le record des divers vaillants hommes nous donne un très bon portrait des diverses opérations nécessaires pour que la vie du royaume soit établie dans la vie de l’église aujourd’hui. Chacun de ces vaillants hommes a accompli quelque chose représentant un « champ » dans lequel nous pouvons opérer dans la vie de l’église. Chaque jeune d’aujourd’hui doit lutter pour gagner un tel champ s’il a l’intention de croître. Sans champ, il est impossible de se manifester comme un « vaillant homme, » car chaque vaillant homme dans la Bible est connu d’avoir accompli quelque chose de très spécifique. Dans la vie de l’église d’aujourd’hui, nous devons nous exercer d’une manière à produire une bénédiction spécifique.

Plusieurs champs pour notre
labeur dans la vie de l’église

La vie de l’église peut être conçue comme étant composée de onze champs représentés par les onze exemples des vaillants hommes spécifiquement mentionnés. Une bonne vie de l’église a besoin de tous les onze champs expérimentés et appliqués à divers moments en diverses étapes (la séquence des vaillants hommes dans la Bible nous donne la voie de poursuivre Christ concernant la manifestation individuelle. Autrement dit, si nous nous sentons inadéquats dans un aspect, nous aurons du mal à expérimenter ce qui s’ensuit en tant qu’un stade plus avancé. Dans ce chapitre, nous nous centrerons plutôt sur les « champs » dans lesquels les vaillants hommes ont opéré, car ces champs sont nécessaires à une vie de l’église compète et fonctionnelle).

Les vaillants hommes ne sont pas
vaillants pour eux-mêmes, mais pour
l’intérêt de Dieu : Christ et l’église

Rappelons-nous que les vaillants hommes ne sont pas vaillants pour être vaillants, mais plutôt par égard pour Christ et l’église ! Voilà la marque d’un véritable homme vaillant. Les vaillants hommes de David étaient exercés par égard pour leur roi et l’établissement de son royaume. Ils n’étaient pas vaillants pour établir quelque chose pour eux-mêmes. Pendant que nous nous exerçons à prêcher l’évangile, à servir et ainsi de suite, notre unique but devrait être Christ seul et Son témoignage. Qu’est-ce que c’est que le témoignage ? Christ est la réalité de ce témoignage, exprimé par Son corps sur la terre, qui est pratiquement exprimé dans des localités par les églises locales. Ces églises sont le désir de Dieu. Tous les vaillants hommes doivent donc centrer leur force pour lutter afin que Christ devienne la réalité de tous les saints dans les églises locales, et que le corps universel de Christ soit exprimé dans leurs localités. Tout ministère qui ne sert pas les églises locales n’est pas un ministère selon le désir de Dieu. Le désir de Dieu est que nous gagnions Christ, et ce Christ que nous sommes en train de gagner désire se manifester sur cette terre par les églises locales.

Nous ne devrions donc pas mépriser notre localité ! Quelle que soit la quantité de Christ dans une localité, cette localité est toujours la véritable expression de l’église unique, ayant Christ comme son contenu. La localité est la voie à cette expression. Ceci est à quoi sert notre « vaillance. » Plus notre église locale sera forte, plus fort sera le témoignage, c’est-à-dire, plus forte sera la manifestation de Christ. Si nous oeuvrons avec les églises locales en vue, l’épouse de Christ s’apprêtera pour le Seigneur.

Pour devenir des vaillants hommes,
nous devons être formés

Nous avons tous besoin de formation, car toute vaillance que nous possédons pour l’établissement du royaume de Dieu ne se produit pas par hasard. Les vaillants hommes sont devenus vaillants parce qu’ils se sont donnés à David pour être formés.

Nous n’avons ni de séminaires, ni d’écoles bibliques comme les dénominations. Nous sommes très différents des organisations qui se sont développées en christianisme. Ceci ne veut pas dire que certains séminaires ou écoles bibliques n’ont aucune valeur. J’ai assisté à un séminaire à Fort Worth, Texas, pendant quelques semaines, et je me suis aperçu que le doyen de l’université apprenait à ses étudiants à lire la Bible au moyen de la prière. Les autres cours encourageaient pourtant une interprétation libérale de la Bible, et je me suis rendu compte que je me trompais en m’attendant à y recevoir une formation de valeur. Nous n’avons aucune école théologique parmi les églises. Par contre, ceux qui sont plus avancés sont en train d’élever ceux qui sont plus jeunes.

Le frère Lee, s’il était vivant, aurait plus de cent ans maintenant. Watchman Nee et Witness Lee ont élevé un groupe de frères. Ces frères, pour leur part, ont élevé certains frères qui ont maintenant quatre-vingts ans. Parmi ce groupe il en existe certains qui m’ont élevé. Notre continuation dépend de ce genre de formation ! Le frère Lee, peu de temps après son arrivée aux États-Unis, a proposé une formation extensive d’un an pour ceux qui le voulaient. J’étais du même sentiment, mais beaucoup de frères n’étaient pas d’accord, croyant que c’était trop extrême. En fin de compte, une formation tous les six mois, d’une durée de dix jours, s’est développée. Aujourd’hui, j’encourage les jeunes à lutter pour toute opportunité d’être bien formés. Comment ceci aura-t-il lieu? Tant que le Seigneur le permet !

Il est malheureux que tant de jeunes prennent le chemin de prédictibilité: aller à l’université, trouver une carrière, participer à la vie de l’église d’un certain degré, offrir de l’argent pour l’œuvre du Seigneur, et puis prendre leur retraite, et même vivre pour voir le retour du Seigneur. Je crois que beaucoup de jeunes qui sont vivants aujourd’hui verront le retour du Seigneur. Il se peut qu’ils soient très fidèles dans la vie de l’église, mais il existe une véritable différence entre être fidèle et devenir opératoire dans la vie de l’église ! Je ne veux pas dire qu’un jeune ne devrait pas aller à l’université ou chercher une carrière. Je veux tout simplement que tout saint devienne un « vaillant homme » dans l’économie du Seigneur, qu’il travaille ou qu’il serve le Seigneur à plein temps.

Si possible, donnez au Seigneur au moins un an

Nous devons être formés afin de servir le Seigneur en tant que Ses « vaillants hommes. » Nous devons trouver le moyen d’être perfectionnés. J’encourage même ceux qui ont obtenu leur diplôme universitaire de consacrer au moins un an à ce but. À la fin d’un tel an, je suis certain que vous pourrez opérer beaucoup plus dans la vie de l’église, que vous choisissiez de servir le Seigneur à plein temps ou pas. Après une telle période de formation, certains pourraient rester dans le lieu de la formation afin d’apprendre davantage, tandis que la plupart pourraient rentrer à leurs localités domiciles pour servir le Seigneur. Certains pourraient croire qu’ils ont la direction du Seigneur de trouver un emploi, tandis que d’autres pourraient avoir le sentiment devant le Seigneur de rester débarrassés des affaires de la vie pour Son service. Nous croyons que le Seigneur est en train de nous fournir une telle opportunité d’une œuvre de perfectionnement ces jours-ci.

Si vous n’êtes pas formé maintenant,
vous risquez peut-être d’être une obstruction

Si vous ne suivez pas le chemin de formation aujourd’hui, vous risquez peut-être plus tard d’atteindre un âge avancé sans vraiment beaucoup d’expérience à part celle de rester dans la vie de l’église au cours des années. Des frères comme cela posséderons de l’ancienneté, et même peut-être une certaine position, mais ils n’auront rien qui puisse les soutenir. Ils se seront occupés toutes ces années de leur emploi, et ils n’auront donc aucune base d’opération pour justifier l’autorité qu’ils pourraient revendiquer. Faute d’une telle base, ils se trouveront obligés de protéger leur ancienneté et position par leur propre main. Ceux qui ont goûté de l’autorité n’y renoncent pas facilement. Ceux qui sont plus jeunes et capables d’opérer seront frustrés par la présence de ces frères. Ceux qui sont obligés d’exercer un tel contrôle finissent par frustrer ceux qui luttent pour se développer. Je vois actuellement des frères plus âgés qui sont incapables de renoncer à ce qu’ils ont, non parce qu’ils ont un véritable ministère, mais plutôt parce qu’ils pensent que c’est tout ce qu’ils ont comme fruit de leur vie dans la vie de l’église. Voulez-vous finalement devenir une telle obstruction dans la vie de l’église? Si non, consacrez-vous maintenant au Seigneur d’être perfectionné afin que votre opération soit efficace. Devenez un vaillant homme en saisissant un champ de labeur quelconque pour l’édification du témoignage du Seigneur ! Apprenez à opérer pour le développement de votre champ.

1. Fournissant de l’eau à David
au temps de la récolte
(2 Samuel 23 :13-16)

La première manifestation de la « vaillance » des hommes avec David se révèle lorsque David a exprimé son envie à haute voix, « Qui me fera boire de l’eau de la citerne qui est à la porte de Bethléhem? » (2 Samuel 23 :15). Considérons les implications ! Les routes étaient sûrement surveillées. Ceux qui ont répondu au désir de David ne pouvaient pas prendre un chemin facile. De plus, Béthléhem était occupé par une troupe de Philistins ! Alors ceux qui répondu ont dû passer au travers du camp des Philistins juste pour satisfaire l’envie de David. Quoi qu’il en soit, fournir une telle boisson semblait à peine raisonnable, car l’eau de n’importe quelle autre citerne aurait tout aussi bien désaltéré David. Mais David désirait cette eau en particulier. Trois hommes sont partis donc en mission d’apporter à David la boisson qu’il désirait.

David a fait cette demande pendant le temps de la récolte. Autrement dit, c’était une période où tout le monde, en principe, était très occupé. Spirituellement parlant, c’est une période de bénédiction. Qu’il est merveilleux d’être occupé dans l’œuvre du Seigneur, « en temps » et « hors de temps » (2 Tim 4 :2 ; Gal. 6 :9). L’évangile porte des fruits ; les gens sont en train d’être sauvés ! L’œuvre est bénie! Juste au moment où vous vous préparez à baptiser plus de gens, le Seigneur vous dit, « Peux-tu arrêter ce que tu es en train de faire et Me donner à boire ? »

Capable d’arrêter tout travail et de pourvoir
à ce dont le Seigneur a vraiment soif

Lorsque vous vous trouvez occupé d’aider les autres pendant le temps béni de la récolte, pouvez-vous vous arrêter, laisser tomber tout, et simplement étancher la soif du Seigneur ? Pouvez-vous servir le Seigneur pendant que vous oeuvrez pour Lui ? Si vous désirez être compté parmi les vaillants hommes du Seigneur, ceci est la première exigence.

Pour devenir une telle personne, nous devons avoir un certain degré de croissance spirituelle. Même si vous faites une conférence merveilleuse, et vous vous trouvez épuisé en plein milieu un après midi, pouvez-vous répondre au Seigneur lorsqu’Il vous rappelle, « Tu as oublié de Me dire combien tu M’aimes. »

Lorsque nous expérimentons des périodes de sécheresse ou des périodes de « hors de temps », nous nous agenouillons souvent et disons au Seigneur que nous L’aimons, parce qu’il n’y a vraiment rien d’autre à faire ! Mais quand le Seigneur nous comble dans Son œuvre, et il y a tant de choses de quoi nous occuper extérieurement, pouvons-nous toujours dire au Seigneur, « Seigneur, en oeuvrant pour étancher la soif de l’homme, nous sommes toujours sensibles à ce dont Tu as soif. Nous voulons Te dire que nous T’aimons. » Vous aurez peut-être l’impression que vous n’êtes qu’un vaillant homme « mi-vaillant » dans l’armée du Seigneur. Vous pouvez quand même Lui donner « l’eau » qu’Il désire. Nous devons être d’abord des vaillants hommes comme cela.

Les exemples suivants ne sont pas agencés chronologiquement afin de suggérer une progression de développement, mais ils sont plutôt notés afin de décrire les champs dans lesquels les vaillants hommes doivent opérer pour qu’il existe une vie de l’église saine.

2. Ceux qui ont l’intelligence
des temps (1 Chron. 12 :32)

Deux cents chefs d’Issacar se sont rendus auprès de David. Ils avaient « l’intelligence des temps pour savoir ce que devait faire Israël » (1 Chron. 12 :32). Ceci a eu lieu à Hébron. Autrement dit, après l’établissement de l’église, il faut des hommes qui savent quoi faire.

Un genre des vaillants hommes dont l’église a besoin est celui qui possède la capacité de discerner la vraie situation. Certains saints aiment tout simplement les réunions. D’autres, par contre, ont besoin de pouvoir discerner la vraie nécessité de l’église. Certains doivent développer la capacité de discerner le besoin spécifique à un moment donné. Par exemple, est-il temps pour l’église de se centrer sur l’évangile ? Est-il temps d’avoir une conférence sur un certain sujet ? Est-il temps de se centrer sur les jeunes ? Est-il temps pour quelques nouveaux de visiter une autre localité ? Dans la vie de l’église, il faut des frères qui ont la capacité de diriger de cette manière, qui savent ce que l’église doit faire.

Plus de frères ont besoin de développer cette capacité par égard pour le témoignage du Seigneur. Trop de saints sont assis dans les réunions sans même penser à ces choses. Ils se contentent de jouir des réunions et d’obéir à la direction des anciens, mais il y en a d’autres qui ont besoin de se développer dans leur capacité de discernement. Ils doivent développer la capacité de discerner comment l’Esprit œuvre à un certain moment, et essayer de soutenir l’œuvre de l’Esprit. Plus il y aura des frères dans l’église qui possèdent cette capacité, mieux ce sera. Voilà pourquoi la Bible nous dit qu’il y avait deux cents hommes comme cela avec David. Si vous désirez voir l’expansion et l’augmentation du royaume partout dans le pays, rendez-vous compte qu’il faudra beaucoup d’hommes comme cela.

Nous ne pouvons pas nous permettre
de manquer l’œuvre du Seigneur

Comment se fait-il qu’il y ait beaucoup de gens qui finissent par dire, « Nous l’avons manqué ! Si seulement nous avions fait ceci ou cela à l’époque. C’est trop tard maintenant. » C’est parce qu’ils ne savent pas comment oeuvrer selon « les temps. » Par exemple, il y avait un bon nombre d’immeubles résidentiels à vendre dans une ville. Nous avons envisagé ces immeubles comme un investissement possible afin de pourvoir aux besoins financiers de l’œuvre du Seigneur. Nous n’en avons rien acheté. Si nous en avions acheté plusieurs, la situation aurait été peut-être différente, car la valeur de ces propriétés a beaucoup augmenté. Peut-être que le Seigneur ne voulait pas nous confier la responsabilité d’investir dans l’immobilier, ou de le gérer. Je cite cet exemple seulement pour illustrer un principe.

La nécessité de ceux qui ont
l’intelligence des temps et des saisons

Pouvoir discerner les temps financièrement n’est évidemment pas aussi cruciale que pouvoir discerner les temps spirituellement ! Salomon nous dit qu’il y a une saison pour tout (Ecclésiaste 3 :1). Il y a un temps de semer, un temps de pousser, et un temps de récolter. Où sont les hommes dans les églises qui ont la capacité de discerner les temps et les saisons ?

3. Tueur de l’ennemi, bâtisseur
de l’armée (2 Samuel 23 :8)

Joscheb Basschébeth, dont le nom veut dire « demeurer en repos, » était utile parce qu’il savait fortifier l’armée de David (2 Samuel 23 :8). Pour le témoignage du Seigneur, il faut ceux qui savent diriger en tant que chefs des principaux capitaines. Ceci est une personne qui peut élever d’autres chefs. Plus il peut le faire, plus le pays entier jouit de la paix.
D’un certain sens, Joscheb Basschébeth était nécessaire avant que David ne puisse mobiliser tous les individus qui composeraient son armée. Avant que les vaillants hommes ne puissent opérer dans leurs champs, le Seigneur a besoin de ceux qui savent comment les former dans une armée. Qu’il y ait certains parmi nous qui puissent non seulement lutter pour le témoignage du Seigneur, mais élever des autres qui pourraient s’exercer ensemble pour le témoignage du Seigneur. De tels saints doivent être eux-mêmes des vaillants hommes, car la Bible nous dit que Joscheb Basschébeth a brandi sa lance sur huit cents hommes, qu’il a fait périr en une seule fois. Il devait être très vaillant, car brandir sa lance huit cents fois (même si tous les ennemis ont fait la queue pour être tués !) épuiserait tout le monde sauf les plus forts ! Sa capacité de massacrer ainsi l’ennemi le qualifiait de devenir le commandant pour élever l’armée du Seigneur. Nous ne devrions pas tout simplement rêver d’élever des autres pour le Seigneur ! Nous devons d’abord savoir détruire l’ennemi.

4. Se plaçant au milieu du champ et
battant l’ennemi (2 Samuel 23:11-12)

Certains vaillants hommes ont la capacité d’élever l’armée du Seigneur, tandis que d’autres ont la capacité de protéger un « champ » de l’ennemi. Schamma s’est placé au milieu du champ et l’a protégé en battant les Philistins (2 Samuel 23 :11-12). Que représente le champ dans ce portrait ? Dans ce cas, le « champ » est notre église locale. Il y a grand besoin de vaillants hommes qui savent combattre afin de protéger la vie de l’église de l’attaque de l’ennemi.

Protégeant la vie de l’église contre l’effet
du péché, du monde et de la religion

Que fait l’ennemi pour dominer une église locale ? Il pourrait faire entrer quelque chose de pécheur, de mondain, ou même une idéologie, et ainsi neutraliser la capacité d’une église de porter le témoignage du Seigneur. Il faut donc ceux qui savent empêcher à l’ennemi d’accomplir ses intentions.

Le nom de Schamma veut dire « étonnement. » En apercevant le monde s’infiltrer parmi les saints, ou en apercevant quelque chose d’inique se glisser dans la vie quotidienne des saints, nous ne devons pas y être insensibles. Nous devons dire, « Quoi ? Péché, tu veux entrer parmi nous et nous contaminer ? Monde, tu penses que tu peux tout carrément entrer ici et nous contaminer? Et religion, tu essaies de t’imposer pour nous faire une institution ? Jamais! Tant que je suis ici, je défendrai de ma vie ce que le Seigneur a gagné parmi nous ! Je me consacre à massacrer tout Philistin qui ose essayer d’entrer dans ce champ ! »

Il est possible qu’élever l’armée du Seigneur soit une tâche trop difficile pour beaucoup d’entre nous. J’espère quand même que plusieurs jeunes diront à leur père ou mère, « Travaillons ensemble pour défendre ce champ. Tout ce qui essaie d’envahir la vie de l’église, que ce soit le péché, ou le monde, ou une vie sociale, ou une tendance moderne, ou la religion, ou l’idéologie…portons un coup à quoi que ce soit. » Ce que l’ennemi essaie de faire semble rarement trop inquiétant au début. Peut-être qu’il est tout simplement acceptable parmi les jeunes d’aller au cinéma. Plusieurs saints ignorent les conséquences à long terme, aussi bien que l’ouverture de la porte aux attitudes et raisonnements du monde. En apprenant que quelqu’un a invité un autre frère ou une autre sœur à aller avec lui au cinéma, nous ne devrions pas nous endormir. En apprenant qu’un jeune frère ou une jeune sœur sort avec un incroyant, ou en apprenant qu’un frère est dévoré par sa carrière, nous devrions savoir nous combattre afin que l’ennemi soit repoussé. De tels hommes vaillants sont sobres et vigilants en surveillant la situation, et en sachant quand et comment prendre l’épée.

Il faut absolument de tels saints dans la vie de l’église d’aujourd’hui ! Si toute église avait quelques saints comme cela, protégeant l’église contre le péché, le monde, et la religion, toutes les églises seraient saines. L’église ne devrait être qu’un champ pour pousser Christ. Le péché, le monde, et la religion ne devraient trouver aucune place dans notre vie de l’église.

5. N’ayant aucun repos contre les
ennemis de Dieu (2 Samuel 23:18)

Abischaï était un vaillant combattant pour le royaume (2 Samuel 23 :18). Il a tué trois cents hommes en une fois. Il n’était pas aussi fort que Joscheb Basschébeth, qui en a tué huit cents, mais il était toujours un vaillant combattant. La nationalité de l’ennemi d’Abischaï n’est pas mentionnée. Abischaï a tout simplement lutté contre tout ce qui était contre l’intérêt du Seigneur. Les jeunes devraient être ceux qui ont un tel cœur, tout en étant vigilants et agressifs de défendre l’intérêt du Seigneur contre toute personne et toute chose qui s’y opposent. Quand il s’agit de défendre l’intérêt du Seigneur, j’espère que les jeunes prendront position ferme, et qu’ils ne s’amuseront plus.
6. Tuant le monde matériel
et religieux (2 Samuel 23 :20-21)

Benaïa, dont le nom veut dire « Jéhovah a construit, » était un vaillant homme qui a frappé deux hommes de Moab semblables à un lion, aussi bien qu’un lion un jour de neige, et un Égyptien (2 Samuel 23 :20-21). Dans ce cas, être semblable à un lion est relié à être animé par Satan lui-même (1 Pierre 5 :8). De plus, la source de Moab est l’inceste, quelque chose d’affreux. Le monde entier est sous l’influence de Satan (1 Jean 5 :19). Satan utilise le péché pour contrôler les gens.

Par exemple, bien que les ordinateurs eux-mêmes ne soient pas iniques, ils sont devenus un moyen pour les jeunes de s’impliquer dans le péché. Aussi innocent que soit une activité ou une tendance dans le monde, elle peut finir par nous impliquer dans le péché. Pour citer un autre exemple, un collier semble être assez innocent, et à peine capable de nous impliquer dans le péché. Cependant si l’on convoite suffisamment fort, on risque de mentir afin de l’obtenir. On risque de dire à ses parents qu’on a besoin de l’argent pour acheter un manuel ! Ou bien on risque de prendre quelques dollars à la fois du sac de sa mère jusqu’à ce que l’on ait la somme suffisante. Un item vain du monde a ainsi impliqué quelqu’un dans le péché. Benaïa a pourtant tué deux hommes de Moab semblables à un lion, même au temps de neige. Nous aussi, nous devrions vaincre l’allure du monde matériel afin de ne pas nous impliquer dans le péché, même pendant une période de difficultés et de tentation.

Benaïa a tué aussi un Égyptien qui représente le monde matériel, tandis que Moab représente le monde physique. Nous devons défendre la vie de l’église des éléments du monde physique, aussi bien que du monde matériel, afin que la vie de l’église ne puisse posséder que Christ.

Un témoignage personnel

Une fois un frère m’a offert une très belle voiture à un prix très raisonnable, mais j’ai refusé de l’acheter. J’avais le sentiment que les autres saints auraient pu avoir l’impression qu’il était acceptable de poursuivre de telles choses. J’aurais pu facilement justifier l’achat de cette voiture. Me promener dans une petite voiture me fait du mal partout. J’ai du mal à me tenir debout et parler lorsque j’arrive à ma destination. Je suis vieux. Il me faut du temps de reprendre mes forces après un tel voyage ! J’aurais ainsi le droit de réclamer une telle voiture de luxe, mais il faut faire attention dans la vie de l’église par égard aux saints !

7. Être prêt à combattre et se
mettant en ordre de bataille pour
le combat (1 Chron. 12 :35, 38)

Beaucoup de gens de guerre dans l’armée de David étaient reconnus comme ayant la capacité de garder leurs rangs en ordre de bataille (1 Chron. 12 :35, 38). Au temps de la guerre, la façon dont les forces militaires se mettent en ordre de bataille est cruciale. Ces forces doivent pouvoir vite se remettre en ordre selon l’ordre du commandant. On pourrait avoir le meilleur chef et les meilleurs combattants, mais si les hommes de guerre ne savent pas se mettre en ordre, on peut toujours perdre. Voilà souvent la raison pour laquelle les batailles ont été gagnées ou perdues dans l’histoire.

Par exemple, le frère qui donnait une certaine conférence voulait que les jeunes soient placés et mis en groupe avec les serviteurs d’une certaine façon. Les jeunes étaient supposés travailler en groupe pendant toute la conférence. Le comblement du fardeau de ce frère dépendait beaucoup de ces groupes ! Voilà un petit exemple de ce qu’est se mettre en ordre de bataille. Cette mise en ordre devrait avoir lieu parmi les saints dans une localité. Les dirigeants, soit de toute l’église, soit d’un groupe quelconque dans l’église, devraient considérer comment grouper les saints selon leur force, leur situation, et leurs besoins.

8. Muni pour le combat de toutes les armes de guerre (1 Chron. 12 :33, 37)

Il est évident qu’il faut dans une armée beaucoup de spécialistes de l’art du combat ! Il a été dit que ceux qui se sont rassemblés auprès de David des tribus de Zabulon, des Rubénites, des Gadites, et de la demi-tribu de Manassé par-delà le Jourdain, étaient des spécialistes de l’art du combat et de toutes les armes de guerre (1 Chron. 12 :33, 37). Ceci était pendant l’époque où David et ses vaillants hommes combattaient pour leur pays. Les soldats les plus habiles étaient ceux qui s’y connaissaient en guerre et qui étaient munis pour le combat de toutes les armes de guerre.

Développez votre « arsenal » un verset à la fois

Si vous ne connaissez qu’un verset dans la Bible, vous ne pourrez pas amener à Christ chacun que vous rencontrez. J’ai invité une fois un frère à prêcher l’évangile parmi nous. Je l’ai invité encore une fois l’année suivante, et il a prêché le même message parce que c’était le seul qu’il connaissait. D’une part, avoir un message vaut mieux que rien. D’autre part, pour être un vaillant homme, il faut se familiariser avec toutes les « armes de guerre » disponibles.

Dans une réunion il faut ceux qui savent quel hymne ou chant seraient chantés pour pourvoir aux besoins du moment. Ils doivent donc bien connaître tous les hymnes et les chants. Quand on a une question concernant un certain verset, quelqu’un doit être en mesure, selon sa connaissance de la Bible, de savoir répondre et de trouver le verset en question. Nous avons besoin de bien connaître des livres spirituels afin que nous puissions diriger les gens aux sujets importants tels jouir du Seigneur, connaître Son pardon, comprendre la consécration et ainsi de suite. Nous avons besoin de nous familiariser avec toutes les armes de guerre disponibles.

Établissez dès aujourd’hui une forte
base de votre opération future

Plus la base, que vous développez lorsque vous êtes jeune, sera large, plus le Seigneur pourra vous utiliser dans l’avenir. L’église a besoin de ceux qui peuvent diriger, de ceux qui savent mettre en ordre les choses (afin qu’une récolte puisse se produire de tout ce que le Seigneur a fourni), et de ceux qui savent se servir de toutes les armes que le Seigneur nous a fournies pour notre bataille.

9. Dans la lutte personnelle (1 Chron. 12 :2-3)

Les vaillants hommes qui se sont rassemblés auprès de David lorsqu’il s’enfuyait de Saül étaient dirigés par Achiézer (1 Chron. 12 :2-3), dont le nom veut dire « frère au secours. » C’était un Benjamite qui avait la capacité de tirer une flèche ou de lancer une pierre de sa fronde avec la main droite aussi bien qu’avec la main gauche.

Ceux qui lisent ce chapitre auraient peut-être le sentiment qu’ils ne sont pas du tout doués comme les vaillants hommes de David. Ceux-ci semblent si vaillants et capables de faire tout ce qu’il fallait pour vaincre n’importe quel ennemi. Peut-être que vous n’êtes pas aussi vaillant qu’eux, mais vous pouvez au moins mémoriser Jean 3 :16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Ce verset, une fois que vous le connaissez, devient une pierre de fronde, ou une flèche, dans votre arsenal. Savoir seulement un verset ne suffit pourtant pas. Vous en avez besoin d’un autre, tel Marc 16:16: « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » Plus vous serez en mesure de citer des versets de la Bible, plus vous vous trouverez avec la capacité de lancer des pierres et de tirer des flèches. Il se peut que vous ne soyez pas aussi vaillant que des autres, mais lorsque vous arriverez à la bataille, vous pourrez aider quelqu’un à recevoir le Seigneur comme leur Sauveur, ou aider un jeune croyant à mieux connaître le Seigneur. Tout le monde dans la vie de l’église devrait au moins se développer de cette manière. Il ne suffit pas de simplement rêver d’être des vaillants hommes, ou de déclarer que nous le sommes, mais nous avons besoin d’être formés dans les principes de base de cette sorte de guerre. Tout le monde devrait être au moins assez familier avec la Bible afin de pouvoir amener quelqu’un à la foi en Christ et de l’aider à aimer Christ plus qu’avant.

10. Expert avec les boucliers et
aussi prompt que des gazelles
sur les montagnes (1 Chron. 12 :8-9)

Ézer a mené dix concitoyens des Gadites qui étaient experts avec les boucliers et les lances, et qui étaient « aussi prompts que des gazelles sur les montagnes » (1 Chron. 12 :8-9). En s’opposant à certains ennemis, ces vaillants hommes pouvaient combattre avec des boucliers et des lances. En s’opposant à d’autres, ils pouvaient être aussi prompts que des gazelles afin de s’échapper ! Dieu est tellement bienveillant. Certains peuvent se sentir incapables de rien faire dans cette guerre, mais ils peuvent au moins développer la capacité de s’échapper ! Lorsque le péché arrive, nous devrions savoir comment nous échapper. Quand l’ennemi nous attaque, nous devrions être capables de dire, « Tu ne peux pas m’attraper ! » L’un des vaillants hommes ne semblait être vaillant que dans sa capacité de s’enfuir. Plusieurs d’entre nous aimerions pouvoir tuer huit cents adversaires, ou au moins trois cents, mais il se peut que ce ne soit pas vous qui le faites. Mais si vous ne pouvez pas attaquer, vous pouvez toujours vous défendre, et vous enfuir très vite ! Courir aussi promptement que des gazelles sur les montagnes représente la capacité d’expérimenter de la résurrection dès que nous expérimentons un échec. Il se peut que nous expérimentions des échecs, mais nous avons aussi la capacité d’être restaurés afin de nous tenir ferme et lutter pour le Seigneur. Ces individus sont aussi des vaillants hommes.

11. Attaquant les pillards (1 Chron. 12 :20-21)

La dernière allusion aux vaillants hommes de David concerne ceux qui ont dirigé les troupes de Manassé contre les pillards qui envahissaient (1 Chron. 12 :20-21). Ils étaient comme des commandos dont la mission était de résoudre le problème des pillards en allant de ville en ville. Ils auraient dû attaquer vite avant que l’ennemi ne puisse réagir. Ceci est semblable à ceux qui participent à la prédication intensive de l’évangile pendant trois jours dans une ville quelconque, et qui rentrent ensuite à leur propre localité. Si l’on demandait à ces frères d’aider à défendre ou à maintenir quelque chose, ils répondraient peut-être, « Ce que nous ferons, c’est que nous viendrons vous donner un esprit brûlant ! »

Plusieurs saints parmi les églises sont restés trop longtemps dans leurs localités. L’église où ils sont a été déjà établie, et il y en a d’autres qui peuvent y œuvrer en tant que vaillants hommes. Il faut certains qui puissent opérer en tant que commandos, allant de ville en ville afin de démarrer quelque chose avant que l’ennemi ne puisse répondre. Après leur départ, il se sera déclenché quelque chose qui n’était pas là avant leur arrivée. Voilà ce que les vaillants hommes devront devenir s’ils se développent selon la séquence présentée dans la parole. Que tous les frères et sœurs matures deviennent de tels vaillants hommes, capables de se joindre aux autres dans des missions pareilles.

Voilà les champs d’opération nécessaires pour la vie de l’église. Au début, après qu’une église aura été élevée au moyen d’une campagne évangélique, quelques saints auront besoin de la sagesse de déterminer ce qui est nécessaire au bon moment. D’autres auront besoin aussi de grouper les saints de la meilleure façon possible. D’autres auront besoin d’élever de nouveaux dirigeants. De nombreux saints devraient devenir experts dans le combat spirituel. Il y aura même besoin de ceux qui savent se défendre afin de pouvoir combattre dans l’avenir.

Tels étaient les vaillants hommes de David. Ils n’étaient pas vaillants pour eux-mêmes ; leur vaillance était pour le royaume de Dieu ! Ils étaient dirigés par David, un homme selon le cœur de Dieu. Comme lui et comme eux, ne cherchons pas nos propres intérêts, mais plutôt ce qui bénit le Seigneur, jusqu’à ce que Son trône soit établi sur la terre. Tous les vaillants hommes se réjouiront alors de voir le fruit de leur travail, et s’y reposeront ce jour-là.

D’ici là, nous continuons à combattre.

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