LES PSAUMES DE L’ASCENSION
Chapitre deux
PSAUMES 123-125 – LE STADE DE LA CONSÉCRATION
NOTRE VISION TRIPLE NOUS EMMÈNE
À NOTRE TRIPLE CONSÉCRATION
Pour suivre le Seigneur, nous devons avoir une triple vision : une vision du monde, une vision du Seigneur et une vision de l’église. Nous avons vu ces trois visions dans les trois premiers psaumes de l’ascension. Le psaume 120 nous a révélé le monde dans toute sa fausseté, sa déception et sa vanité. Le psaume 121 nous a donné une vision du Seigneur. Au commencement de ce psaume, l’écrivain regardait au Seigneur en tant que le créateur des cieux et de la terre. Éventuellement, il réalisa que le Seigneur était Celui qui nous préserve pour le bien de Son propre témoignage. Au psaume 122, il y avait la troisième vision, la vision de l’église. Pour que l’église devienne le témoignage du Seigneur, nous devons expérimenter le jugement et le jugement nous amène à la paix, l’amour et la prospérité. Ces trois visions nous feront avancer dans notre vie chrétienne. Une fois que notre cœur est en règle concernant le monde, le Seigneur et la vie de l’église, nous serons amenés au prochain stade, le stade de la consécration. Ce stade est dépeint par les trois prochains psaumes de l’Ascension.
Les psaumes 123 à 125 nous révèlent une triple consécration basée sur notre triple vision. Premièrement, puisque nous voyons qui est le Seigneur, nous nous consacrons au Seigneur Lui-même (psaume 123). Deuxièmement, parce que nous réalisons la réelle nature du monde, nous nous consacrons afin d’être séparés du monde (psaume 124). Troisièmement, lorsque nous voyons l’église, nous nous consacrons à la loyauté du Seigneur (psaume 125). Nous pouvons penser que la troisième consécration devrait être envers la vie de l’église, mais nous verrons que notre réaction à la vision de l’église est de rechercher la fidélité du Seigneur. Lorsque la vie de l’église nous est clairement dévoilée, nous réalisons qu’il nous est impossible de passé à travers la vie de l’église. C’est alors que nous nous abandonnons à la loyauté et à la fidélité du Seigneur, afin que nous puissions demeurer dans la vie de l’église comme Son témoignage.
Ces trois psaumes nous démontrent comment ” monter “, gravir les échelons de l’ascension dans notre expérience spirituelle. Nous pourrons croître en ayant une réaction adéquate à ce que le Seigneur nous a révélé. Lorsque le Seigneur nous révèle qui Il est, nous répliquons en disant : ” Seigneur je me donne à Toi ! ” Lorsque le Seigneur nous révèle ce que le monde est, alors nous disons : ” Seigneur je veux être séparé du monde. ” Lorsque le Seigneur nous révèle la merveilleuse vie de l’église, alors nous disons : ” Seigneur je me confie en Ta loyauté. ” L’aspect le plus difficile de ces trois visions est celui de la vie de l’église. Personne ne peut échapper au jugement, aux transformations qu’implique la vie de l’église et il n’y a aucune autre vie plus déconcertante et exigeante que la vie de l’église. Néanmoins, lorsque nous faisons nôtre le psaume 125, nous réalisons que tous les problèmes relatifs à la vie de l’église ne concernent pas les autres, mais notre propre personne. Nous sommes, nous-mêmes, la source de tous les problèmes, alors éventuellement, tout ce que nous pouvons dire est : ” Seigneur je m’abandonne entre Tes mains et à Ta loyauté “.
PSAUME 123 : SE CONSACRER AU SEIGNEUR LUI-MÊME-
EXPÉRIMENTER LA MAIN DU SEIGNEUR
Prendre soin de notre personne pour apprécier ces psaumes
Le psaume 123 est écrit d’une manière raffinée et délicate. Pour que nous puissions apprécier la délicatesse de ce psaume, et en fait tous ces psaumes, nous ne pouvons être une personne insensible et rude. Il est difficile pour une personne dont le cœur est dur de saisir ce qui est mentionné ici. Lorsque nous lisons ces trois psaumes, nous devons nous exercer à être tendres, délicats et raffinés afin que nous puissions jouir et apprécier tous les précieux détails.
Le Seigneur ressuscité et monté en ascension est sur le trône.
Le psaume 123 débute : ” Je lève mes yeux vers Toi, qui sièges dans les cieux. “(v.1). Cela démontre bien que le psalmiste a grandi dans son expérience spirituelle. Dans le psaume 121, le psalmiste dit : ” J’élève mes yeux vers les montagnes : d’où me viendra le secours ? ” À l’origine, l’écrivain regardait aux montagnes pour recevoir de l’aide du Seigneur. Maintenant, dans le psaume 123, il regarde au Seigneur Lui-même. Qui est le Seigneur ? Il est Celui qui est assis sur le trône dans les cieux. Il est Celui qui est ressuscité et qui est monté en ascension, Celui qui est le gouvernement de l’univers. Il est en ascension, plus encore, Il est en administration. Par conséquent le psalmiste dit : ” Je lève mes yeux vers Toi, qui sièges dans les cieux. “(v.1).
Être consacré en portant attention à la main du Seigneur
Le psalmiste continue : ” Voici, comme les yeux des serviteurs regardent à la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante à la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux regardent à l’Éternel notre Dieu, jusqu’à ce qu’Il ait pitié de nous. ” Ce verset est très touchant, mais il est très difficile à interpréter. Le psalmiste dit en réalité : ” Seigneur me voici, je regarde à Toi. Je suis comme un serviteur qui regarde aux mains de son maître, et une servante qui regarde aux mains de sa maîtresse. Je suis comme cela. Mes yeux sont sur Toi. Tu es le Seigneur, mon Dieu ” Pour nous, de ” regarder aux mains ” signifie de porter notre pleine attention à la personne. Selon certaines cultures anciennes, particulièrement celles de l’est, la vie des serviteurs était entre les mains de leurs maîtres. Leurs maîtres avaient même le droit de leur dire s’ils allaient vivre ou mourir. À cause de cela, les serviteurs étaient totalement et complètement attentifs aux ” mains de leurs maîtres. ” Ils étaient attentifs aux moindres besoins de leurs maîtres.
Nous ne pouvons voir cela aujourd’hui qu’à un très petit degré, sur une très petite échelle. Par exemple, des serveurs et serveuses qui travaillent dans un restaurant de très haute classe ont ce genre de conscience ou d’attention. Soucieux de bien servir leurs clients, ils sont attentifs aux ” mains de leurs maîtres. ” Si vous allez dans un restaurant de la haute classe, le serveur portera attention à vos mains. Après que le serveur vous ait reconduit à votre table et qu’il vous ait remis le menu, il semble disparaître. En fait, il est très conscient de vous. Aussitôt que vous déposez le menu, il est déjà là pour prendre votre commande. Lorsque vous terminez votre repas, il vient rapidement vous demandez si vous désirez autre chose. Les bons serveurs et les bonnes serveuses se rendent compte et accourent aussitôt que vous levez la main pour leur demander quelque chose. Ils vous servent en portant attention à vos mains car vos mains vous représentent. Ceux qui servent dans ce genre de restaurant sont constamment aux aguets des ” mains de leurs maîtres ” Ils sont attentifs au moindre geste des clients qu’ils servent. Cette illustration représente un portrait éclatant de la consécration.
Le psaume 123 nous démontre que nous, qui aimons le Seigneur dans la vie de l’église, sommes en fait des ” serviteurs ” et des ” domestiques ” du Seigneur. Nous sommes ceux qui portent attention aux mains du Seigneur. Voilà la réelle consécration. Notre consécration au Seigneur ne devrait pas être uniquement de façon théorique ou en prière. Nous devrions également nous consacrer au Seigneur de façon pratique dans nos actions et notre comportement. Ceci signifie que nous sommes comme de bons serveurs et de bonnes serveuses, pleinement conscients des moindres mouvements de leurs clients. Nous ne devrions pas dire au Seigneur : ” Seigneur je me donne à Toi !” et ensuite retourner pour aller vivre nos propres vies et prendre soin de nos propres affaires. Une fois que nous disons au Seigneur : ” je me donne à Toi, ” alors toute notre personne est uniquement centrée sur le fait de porter attention au Seigneur Lui-même. Nous sommes totalement conscients des ” mains de notre Maître. ” Nous sommes centrés sur tous Ses gestes et Ses actions. Voilà la réalité de la consécration. Ce n’est pas une théorie ou un slogan ni uniquement une question de position adéquate. Lorsqu’une personne adhère à la réalité de la consécration, cela signifie qu’elle est pleinement attentive aux actions du Seigneur Lui-même. Si nous sommes véritablement consacrés, alors peu importe comment le Seigneur nous guide ou comment Il agit, nous sommes ceux et celles qui auront la bonne réaction, la bonne attitude envers Lui. En tant que serviteurs et servantes du Seigneur, nous devons apprendre à être à ce point attentifs aux ” mains de notre Maître “.
Qu’est-ce que la main du Seigneur dans notre expérience ? Dans l’expérience de tous les jours, cela peut-être une pensée ou une idée qui arrive soudainement, ou encore quelque chose qui se produit dans notre environnement. À ce moment, nous avons une profonde conviction intérieure : ” Ceci est du Seigneur ce n’est pas de l’homme. C’est le Seigneur “. Nous devrions faire plusieurs expériences comme celle-ci. Il devrait y avoir plusieurs moments où nous surmontons quelque chose et réalisons : ” Ceci est de Christ. Ceci n’est pas uniquement un fait naturel dans notre environnement. Ceci n’est pas uniquement une coïncidence. Ceci n’est pas quelque chose qui s’est tout simplement produit. Le Seigneur y est pour quelque chose. Cela est Sa main. ”
Oh ! Que ce psaume nous procure une image vive de ce que signifie véritablement être consacré. Lorsque la main du Seigneur bouge, ou lorsque Sa main est sur nous, nous avons la réaction et l’attitude conformes à Sa pensée. Dans ce psaume, nous nous donnons d’abord à Christ en élevant nos yeux pour Le voir sur le trône dans les cieux. Lorsque nous Le voyons de cette façon, nous devons agir en serviteur qui regarde les mains de son maître et en servante qui regarde les mains de sa maîtresse. En fidèle serviteur et servante consacrés, nous regardons à Christ. Nous attendons. Nous surveillons le mouvement de Ses mains. Nous sommes à l’affût de Sa volonté.
La main d’approvisionnement et de support du Seigneur :
Afin que nous recevions Sa provision et Son dessein pour nous.
Dans la Bible, il y a au moins quatre façons différentes d’expérimenter la main du Seigneur. Premièrement, la main du Seigneur est une main d’approvisionnement. À chaque fois que nous regardons à Lui, nous recevons notre approvisionnement de vie. Sa main est aussi une main de réconfort. Le support de Sa main est nécessaire lorsque nous sommes incapables de recevoir l’approvisionnement. Le Seigneur est très miséricordieux. Lorsque nous ne pouvons pas recevoir son approvisionnement de vie, alors Sa main viendra nous supporter. Et lorsque nous sommes capables de recevoir Son approvisionnement, alors Sa main nous pourvoit de tout ce dont nous avons besoin. Il ne nous approvisionne pas uniquement de Sa vie, mais Il pourvoit également à une vie florissante de l’église, aux meilleurs compagnons et au meilleur environnement. Toutes ces attentions proviennent de Sa main. Il nous approvisionne également de tous nos besoins intérieurs. Il nous approvisionne de Sa vie, de Sa lumière, de Sa force et Il nous procure Sa joie. La main du Seigneur est une main d’approvisionnement qui rencontre tous nos besoins.
Cependant, nous sommes souvent indisposés à recevoir les provisions du Seigneur. Par exemple, lorsque nous sommes jeunes, le Seigneur pourvoit pour nous à la meilleure université. Nous pourrions penser cependant, que nous savons mieux que Lui, quelle université nous convient le mieux. Nous dirons : ” Ceci n’est pas l’université que je désire “. Le Seigneur sait toujours ce qu’il y a de mieux pour nous, mais nous ne savons pas toujours comment le recevoir de Sa main. Souvent le Seigneur comble nos besoins, mais nous refusons Sa provision. C’est alors que Sa main d’approvisionnement devient une main de support pour nous. Par exemple, lorsque j’étais plus jeune, le Seigneur a pourvu à une bonne université pour moi, mais je désirais fréquenter une autre université. L’université que le Seigneur m’avait donnée, n’était pas prestigieuse. Éventuellement, j’y suis allé mais il y avait de l’amertume en moi. Je me suis plaint au Seigneur en Lui disant que je n’étais pas heureux. Mais à ce moment, il y eut un support, une attention particulière. Le Seigneur était là et Sa main était là. Il semblait dire : ” regarde-Moi. Je suis avec toi. J’ai tout arrangé pour que tu viennes ici “. À ce moment, j’ai eu la pleine réalisation que ce choix d’université était du Seigneur. Je n’avais plus aucun désir de partir. Mes préjugés sur cette université s’évanouirent. Elle était en fait devenue la plus belle pour moi. Cela arriva bien sûr parce que je continuais de regarder au Seigneur et Sa main d’approvisionnement devint une main de support jusqu’à ce que je puisse recevoir Sa provision. Alléluia !
Le Seigneur est un Seigneur d’approvisionnement et Il est aussi un Seigneur de soutien. Le Seigneur fait tout pour nous approvisionner, mais nous ne savons pas toujours comment recevoir Sa grâce et jouir de Sa provision. Au lieu de cela, nous argumentons souvent avec Lui. Nous demandons : ” Seigneur pourquoi moi ? ” Le Seigneur nous donne ce qu’il y a de meilleur mais nous nous plaignons. À un tel moment, la main du Seigneur devient une main de support. Et combien cela est précieux. Lorsque nous refusons de prendre Son approvisionnement, alors que nous ne comprenons pas Sa volonté, Sa main de support viendra. La seule chose que nous devons faire est de continuer à regarder à Lui. Notre concept, notre réalité est : ” Maintenant que je me suis consacré au Seigneur, je vaincrai ! ” Mais le concept divin, la réalité divine du Seigneur est : ” Maintenant que tu es consacré, tu dois garder ton regard fixé sur Moi. Lorsque tu viendras à Moi, je te donnerai mon approvisionnement de vie. Néanmoins, tu feras encore plusieurs erreurs et il y aura des moments où tu n’accepteras pas Mes arrangements ou Mon approvisionnement pour toi. Mais ne t’en fais pas. Même quand tu ne pourras comprendre et accepter Ma volonté, continue de regarder Mes mains. Continue de regarder à Moi. Continue de venir à Moi. Je te donnerai le support nécessaire dont tu as besoin pour recevoir Mon arrangement et Ma provision “.
LA MAIN CONDUCTRICE DU SEIGNEUR :
AFIN QUE NOUS SOYONS RÉSOLUS, DÉTERMINÉS.
La main du Seigneur est également une main conductrice. Pendant qu’Il nous approvisionne et nous supporte, Il nous conduit. À chaque fois que nous sommes éclairés concernant la direction du Seigneur, notre vie est très ordonnée. Mais lorsque la direction du Seigneur n’est pas claire pour nous, nous nous demandons dans quel but nous vivons. Toutes sortes de questions viennent dans notre pensée. C’est lorsque la direction du Seigneur n’est pas claire, que nous nous démenons. Tout devient frustrant. Cependant, même à ce moment l’approvisionnement est quand même à notre portée. Lorsque nous ne pouvons gérer notre situation, l’approvisionnement devient le support. Même si nous ne sommes pas certains de ce qui est juste et approuvé de Dieu, nous survivons. Nous allons quand même à la réunion et cela, parce que la main du Seigneur nous supporte et nous approvisionne. Cependant, à l’instant où nous jouissons de l’approvisionnement et du support du Seigneur, la direction du Seigneur devrait se préciser. Une fois que la direction devient claire, tout est facile. Lorsque la direction devient claire et limpide, tout ce que nous faisons devient réfléchi. Par exemple, nous réfléchissons à savoir si oui ou non nous devrions servir le Seigneur à temps plein. Comme la solution n’est pas précise, nous persistons dans notre réflexion. Finalement, nous demandons aux anciens ce qu’ils en pensent. Supposons qu’ils disent : ” non ” et que nous réalisons que leur ” non ” est vraiment la direction du Seigneur, nous essayerons sans doute de nous plaindre au Seigneur concernant les anciens. Alors Dieu nous convaincra. Nous serons peut-être frustrés, mais par Son support et Son approvisionnement, nous apprendrons à recevoir la direction pratique et pertinente du Seigneur au travers des anciens. Alors nous réaliserons que notre vie à une direction, un but. Ceci est une grande bénédiction.
La main réconfortante du Seigneur pour que nous obéissions à Sa direction.
Le réconfort découle de la décision et la direction du Seigneur. La main du Seigneur devient un réconfort pour nous. Un autre exemple, si nous désirons servir le Seigneur à temps plein et que les frères nous disent de trouver un emploi, nous aurons sans doute besoin de réconfort. Même chose lorsque nous désirons aller travailler et que le Seigneur nous appelle à Le servir à temps plein. Lorsque Sa direction devient claire et que nous devenons résolu, le Seigneur nous réconforte. Il nous dit : ” Je suis avec toi “. La même main qui nous conduit devient également une main de réconfort pour nous lorsque nous obéissons à Sa direction.
La main disciplinaire du Seigneur
afin que l’on dépende de Sa miséricorde.
La main du Seigneur est également une main de discipline. Cette attitude du Seigneur est en fait plus précieuse et plus significative que Son support, Son approvisionnement, Sa direction et Sa main réconfortante. L’ultime dessein de la main du Seigneur est de nous discipliner. C’est pourquoi le psalmiste dit : ” Ainsi nos yeux (se tournent) vers l’Éternel, notre Dieu, jusqu’à ce qu’Il nous fasse grâce. ” D’autres traductions disent : ” jusqu’à ce qu’Il ait pitié de nous. ” À quel moment avons-nous besoin de la miséricorde dans notre expérience ? Nous comprenons que la miséricorde agit lorsque le Seigneur nous rejoint dans notre détresse, là même, où la grâce ne peut nous atteindre. Lorsque nous sommes éloignés de Lui, le Seigneur nous rejoint quand même par Sa miséricorde. Mais lorsque nous expérimentons la miséricorde du Seigneur, qu’expérimentons-nous vraiment ? Nous expérimentons alors Sa discipline. Lorsque nous réalisons que nous sommes, à ce point éloignés du Seigneur, par Sa miséricorde, nous nous repentons et nous revenons à Lui. Dans ce processus, nous expérimentons un aspect de la discipline du Seigneur.
Cependant plusieurs fois, sans même nous être éloignés du Seigneur, nous avons senti Sa discipline. En fait, plus nous aimons le Seigneur et plus nous nous donnons à Lui, plus nous expérimenterons Sa discipline. Ainsi plus nous serons disciplinés par le Seigneur, plus nous crierons : ” Seigneur j’ai besoin de Ta miséricorde ! ” Sa miséricorde nous conduit au travers le processus disciplinaire. Le Seigneur est merveilleux. Lorsque nous Lui demandons Sa miséricorde, nous recevons également Son approvisionnement, Son support, Sa direction et Son réconfort. Toutes ces choses proviennent de la main disciplinaire et attentive du Seigneur.
Même si l’expérience de la discipline est souvent difficile, le verset qui suit est tellement joyeux et plein de promesses : ” Voici, comme les yeux des serviteurs regardent à la main de leurs maîtres, et comme les yeux de la servante regardent à la main de Sa maîtresse; ainsi nos yeux regardent à l’Éternel notre Dieu, jusqu’à ce qu’Il ait pitié de nous. (v. 2) Lorsque nous avons une consécration profonde au Seigneur, nous réalisons : ” Seigneur avec Toi en tant que maître, je ne suis plus libre maintenant. Je ne peux plus être indiscipliné. Je ne peux plus faire ce qui me plaît. La seule chose que je peux faire, est de garder mes yeux fixés sur Tes mains “. Cette attitude devant Dieu est la véritable orientation pour notre vie. Cette attitude est très différente de celle qui consiste à se consacrer par habitude, pour respecter certaines normes chrétiennes. Si nous sommes une personne consacrée par habitude, par simple routine, par soucis d’une conscience pure alors, nous prierons continuellement : ” Seigneur je me donne à Toi. ” Telle n’est pas cependant la vraie consécration et cela parce que nous continuons à vivre selon notre propre vie et à faire notre propre volonté. Nous devons désirer connaître la réalité, le vrai sens de la consécration, particulièrement dans notre comportement. Cela signifie que nous devons prier : ” Seigneur, je suis consentant à être discipliné par Toi pendant toute ma vie, je regarde à Tes mains et je recherche Ta miséricorde “.
Après avoir reçu la vision du Seigneur, nous nous donnons à Lui. Quelle est la première oeuvre que le Seigneur doit faire en nous une fois que nous nous sommes donnés à Lui ? Nous discipliner. Par nature, nous somme tous indisciplinés et rebelles. En réalité, nous sommes indomptables. Parfois, il semble que le Seigneur n’à aucun moyen de nous corriger à cause de notre nature. On pourrait même dire que souvent, nous sommes fiers de cela. Parfois l’on se vante : ” Regarde à quel point je suis indiscipliné, je lutte avec le Seigneur continuellement ! Il Lui est si difficile de m’atteindre, me transformer, me confondre. ” Alors le Seigneur réplique : ” Regarde mes mains, donne-toi à Moi. ” Si nous ne nous donnons pas au Seigneur, si nous ne regardons pas à la main du Seigneur, alors Sa discipline ne nous sera pas profitable. À chaque fois que Sa discipline viendra, nous ne saurons pas la reconnaître. Nous nous exclamerons : ” Ce n’est pas juste ! Je suis si malheureux ! ” Mais si nous regardons la main du Seigneur, alors même lorsqu’il fera une toute petite œuvre de discipline, nous réaliserons : ” Ceci est du Seigneur. ” Nous réaliserons que c’est la main du Seigneur et nous saurons comment chercher Sa miséricorde. Alors la discipline sera profitable. Il nous accordera non seulement Sa miséricorde mais également Son approvisionnement, Son support, Sa direction et le réconfort dont nous avons besoin. C’est par ce processus de discipline et par la miséricorde que nous avons reçue que nous pouvons vivre pleinement l’expérience de la transformation.
La discipline du Seigneur nous
conduit dans une situation de mépris.
Le psalmiste continue : ” Aie pitié de nous, Ô Éternel! Aie pitié de nous : car nous avons été accablés de mépris. ” (v.3). Ce verset est très intéressant. Lorsque nous aimons le Seigneur, le Seigneur nous discipline. Lorsque le Seigneur nous discipline, nous sommes emmenés dans une situation de mépris. Il semble que nous devenions ce que l’on peut appeler une personne malchanceuse et malheureuse. Il nous semble que toutes les autres personnes qui nous entourent vont bien et que nous, nous sommes dans une situation méprisable. Voici un exemple : un jeune frère fut diplômé avec grande distinction aux examens finals d’un grand collège. Mais lorsqu’il fit sa demande à l’université pour obtenir une bourse, l’administration a rejeté sa demande. Comment peut-on être aussi insensés et rejeter un étudiant qui a un tel potentiel. Cependant le Seigneur utilisa cette université pour discipliner ce cher frère. Cette situation injuste aux yeux de l’homme, venait de la main du Seigneur. Lorsque ce frère gradua et obtint les meilleurs résultats de sa classe, on comprit sa fierté. Il s’attendait certainement à recevoir une bourse de l’université. Alors que tous ses compagnons de classe reçurent des bourses peu importe leur école de provenance, seul ce frère n’en reçut pas. Nous observons que ce frère était dans une situation de mépris.
Lorsque nous ne connaissons pas le Seigneur et qu’en conséquence, nous ne L’aimons pas, les gens nous respectent. Une fois que nous connaissons et aimons le Seigneur, rien ne va plus. N’est-ce pas là notre expérience ? Avant d’aimer le Seigneur, nous pouvions être une ” superstar “. Une fois que nous aimons le Seigneur, nous sommes sous les pieds de tout le monde, à sa merci. C’est pourquoi le psalmiste dit : ” Aie pitié de nous, Ô Éternel ! Aie pitié de nous : car nous avons été accablés de mépris. ” (v.3). Les gens nous méprisent. Pourquoi ? La réponse est simple : c’est uniquement que nous regardons à la main du Seigneur ! La main de discipline du Seigneur est sur nous. Nous expérimentons plusieurs situations et difficultés que personne d’autre ne peut comprendre. Ce frère qui fut diplômé était sous la main du Seigneur. Qui de ses amis pouvaient le comprendre ? Continuons : et si ce frère disait à ses amis : ” Vous avez obtenu une bourse mais moi j’ai reçu l’approvisionnement de vie. J’ai obtenu le support, la direction et le réconfort du Seigneur ! ” Ses amis diraient sans doute : ” C’est une plaisanterie ou quoi ? Nous avons tous reçu dix mille dollars ! Combien as-tu reçu ? Comment paieras-tu tes frais d’inscription ? ” N’est-ce pas une situation pleine de mépris ? Qu’est-ce que ce frère peut faire dans une telle situation ? Il peut seulement prier : ” Seigneur, accorde moi Ta grâce, j’ai besoin de Ta grande miséricorde. ”
Crier pour obtenir la miséricorde est déjà une bénédiction. Lorsque nous percevons que tout semble bien aller, cela n’est habituellement pas très sain. Si nous pensons : ” Je n’ai pas besoin de miséricorde, ça va très bien ! ” Alors, nous devrions prendre garde. Mais lorsque nous sommes dans une situation de mépris, alors nous crions : ” Seigneur aie miséricorde, accorde-moi Ta grâce. ” Voici un autre exemple : supposons qu’un frère sert le Seigneur à temps plein. Peut-être pense-t-il au fond de lui-même, qu’il est excellent, efficace même. Cependant, le Seigneur permet qu’il rencontre ses anciens compagnons de classe. Ils lui demandent : ” Que fais-tu maintenant ? ” et le frère pense en lui-même : ” que devrais-je dire ? Que puis-je dire ? Je ne peux pas dire que je suis pasteur. Je ne peux pas dire que je suis un ministre du culte ! ” Finalement il répond : ” Bien je, je…je sers le Seigneur à temps plein. ” Étonnés, ces compagnons répondent : ” Quoi ? Qu’est ce que cela veut dire ? Que fais-tu exactement ? ” Le frère ne sait plus quoi répondre. Il ne peut pas dire qu’il est sans emploi. Il sait qu’il est très occupé, mais les mots ne viennent pas pour décrire son engagement, son travail. Il bégaye quelques paroles, mais il déplore qu’il ne puisse expliquer ce qu’il fait de sa vie. Plus il essaie d’expliquer, plus ses amis le regardent d’un air méprisant. Ensuite, supposons que le frère dit : ” Je ne suis qu’un serviteur du Seigneur. ” Consternés, ses amis diront : ” Quel Seigneur ? Que veux tu dire ? ” ” Le Seigneur Jésus-Christ, répond le frère. ” ” Oh ! Tu es chrétien répliquent ses amis, où vas-tu à l’église ? ” Encore une fois, le frère ne peut répondre et s’expliquer. Voilà un bel exemple de l’expérimentation du mépris. Maintenant, la solution pour le frère sera de crier au Seigneur pour recevoir Sa miséricorde.
Lorsque nous suivons le Seigneur, nous devons nous attendre à expérimenter le mépris. Les gens nous regarderons et nous demanderons : ” Que fais- tu de ta vie ? ” Ceci est la main disciplinaire du Seigneur. Parfois nos parents peuvent dire : ” Tu as un diplôme universitaire et tu gaspilles ta vie. Quand donc feras-tu quelque chose de toi-même ? ” Alors tout ce que nous pouvons faire est de dire au Seigneur : ” Seigneur sois miséricordieux envers moi ! Accorde-moi Ta grâce, je fais vraiment face au mépris. ” En cela, nous reconnaissons la main du Seigneur. Lorsque la main de discipline du Seigneur repose sur nous, nous devenons souvent un sujet de mépris aux yeux du monde. Cependant, cette situation devrait nous amener à crier au Seigneur pour Sa miséricorde. Alors, Sa main viendra nous approvisionner, nous supporter, nous diriger et nous réconforter. Plus nous vivrons ces expériences du mépris, plus grande sera sa grâce. La main disciplinaire du Seigneur nous garde dépendants de Sa miséricorde.
Lorsque nous aimons le Seigneur, le monde
nous rabaisse et nous méprise.
Le psalmiste continue : ” Notre âme est par trop rassasiée des moqueries des satisfaits, du mépris des hautains. ” (v.4) Encore une fois, ceci est l’expérience de ceux qui servent le Seigneur à temps plein. Même les saints dans l’église qui regardent les frères qui servent à temps plein peuvent penser en eux-mêmes : ” ces frères ne savent même pas comment trouver un emploi. C’est pour cela que je dois donner des offrandes à chaque mois, pour les supporter ! ” Ceci est une pensée diabolique et nous ne devrions jamais avoir un tel esprit. Lorsqu’un frère devient un ouvrier à temps plein, les gens le traiteront différemment. Si un frère trouve un emploi, les gens le respecteront. Même s’il ne s’agit pas d’une profession noble, les gens le respecteront pour le fait qu’il travaille. Mais lorsqu’un frère déclare : ” Je suis un serviteur du Seigneur, ” les gens diront : ” Quoi ? Qu’est-ce que cela signifie ? ” Ensuite, ils demanderont peut-être : ” Quel est ton passe-temps ? ” Le frère répondra peut-être : ” Je n’ai pas vraiment de loisir. ” ” Que fais tu de ton temps ? ” ” Bien, en fait je sers beaucoup, de façon pratique. Je vais à plusieurs réunions. Je me donne à l’église “. Ces propos sont incompréhensibles pour le monde. Naturellement, cela n’est pas uniquement vrai pour les frères qui servent à temps plein, mais également pour tous ceux qui aiment le Seigneur. Si vous aimez le Seigneur, les gens du monde penseront que vous êtes un fanatique religieux. Votre âme sera grandement ” rassasiée des moqueries des satisfaits, du mépris des hautains. ”
Tout le monde sur cette terre est fier et en particulier lorsque les gens n’ont pas Christ. Même lorsqu’ils n’ont rien pour être fiers, tant qu’ils n’ont pas la main du Seigneur sur eux, ils demeurent fiers. À l’inverse, tous ceux qui aiment le Seigneur seront méprisés, peut importe qui ils sont, ou ce qu’ils font. Lorsque vous aimez le Seigneur, les gens vous méprisent. Indépendamment à quel point, vous vous acquittez bien de vos responsabilités dans le monde, tant et aussi longtemps que vous aimez le Seigneur, vous êtes la cible pour le mépris des hautains. ” Lorsque vous ne vous souciez pas de Christ, le monde vous reçoit. Lorsque vous dites : ” Je suis pour Christ ” alors le mépris et l’abaissement viennent. Parfois cela semble presque insupportable. Vous constaterez sans doute qu’il est impossible de vivre dans ce monde, tout en vivant d’une façon absolue pour Christ. C’est pourquoi nous avons besoin du psaume suivant dans notre expérience.
PSAUME 124 :
LA CONSÉCRATION POUR ÊTRE SÉPARÉ DU MONDE-
SE TENIR CONTRE L’OPPOSITION DU MONDE.
Le Seigneur est de notre côté par égard pour Son témoignage
Le psaume 124 est une continuité du psaume 123, mais il existe une différence fondamentale entre eux. Le psaume débute : ” N’eut été l’Éternel, qui a été pour nous, dise maintenant Israël;…(v.1). Le mot le plus important dans ce verset est le mot ” Israël “. Ce mot exprime une croissance spirituelle, une ascension dans notre expérience chrétienne. Nous gravissons de ” Je ” à ” Israël ” Dans le psaume 123, le psalmiste a dit : ” J’élève mes yeux vers Toi… ” Le psalmiste avait une position individuelle pour le Seigneur et cela lui fit connaître l’expérience du mépris dans le monde. D’une part, lorsque nous sommes méprisés à cause de notre position pour le Seigneur, alors le Seigneur est ” pour nous “. Néanmoins, la position du Seigneur n’est pas du côté d’une personne. Comme nous le voyons dans le psaume 124, le Seigneur est du côté d’Israël. ” Israël ” représente le peuple choisi de Dieu qui porte Son témoignage. Comme nous portons le témoignage du Seigneur aujourd’hui, nous pouvons déclarer avec hardiesse : ” Le Seigneur est de notre côté “. Nous sommes passés d’une position individuelle pour le Seigneur à une position corporative pour Son témoignage.
Le monde s’élève contre nous de trois façons.
Le psalmiste continue : ” n’eut été l’Éternel, qui a été pour nous, quand les hommes se sont élevés contre nous, “(v.2). Cette pensée est la suite du psaume précédent. Dans le psaume 123, nous constations que le monde n’avait que mépris envers nous. Dans le psaume 124, le monde entier se soulève contre nous. La suite du psaume 124 nous présente les différentes façons qu’utilise le monde contre nous. ” Ils nous eussent dès lors engloutis tout vifs, pendant que leur colère était enflammée contre nous : dès lors les eaux se fussent débordées sur nous, un torrent eût passé sur notre âme; dès lors les eaux enflées fussent passées sur notre âme. Béni soit l’Éternel, qui ne nous a point livrés en proie à leurs dents. Notre âme est échappée, comme l’oiseau du lacs des oiseleurs; le lacs a été rompu, et nous sommes échappés. “(v.3-7). Premièrement, le monde vient sur nous comme une bête sauvage pour nous engloutir rapidement. (v.3) Ensuite, le monde essaie de nous accabler tel un torrent qui nous submerge. (v.4-5) Troisièmement, le monde essaie de nous prendre au piège comme un oiseau. (v.7). Pour que le psalmiste puisse caractériser le monde d’une telle façon, cela nous démontre qu’il avait connu ces expériences face au monde. La description du monde dans le psaume 124 est encore plus forte que dans le psaume précédent. Ici, nous voyons trois catégories d’opposition venant du monde, après nous être donnés à Christ. Le monde est d’abord comme une bête sauvage pour nous avaler, puis une inondation pour nous emporter et enfin, une trappe pour nous piéger. Nous ne devrions jamais penser que le monde est agréable. Le monde est notre ennemi et essaie toujours de nous vaincre par l’une ou l’autre de ces trois façons.
Le monde vient comme une bête pour nous avaler.
Le monde vient premièrement comme une bête pour nous avaler vivant. Cette image illustre que le monde utilise la force pour nous faire peur et nous menacer. Par exemple : le monde nous dit souvent : ” tu ferais mieux de m’aimer car si tu ne m’aimes pas, tu n’auras aucun avenir ! Tu seras sans espoir ! ” N’avons-nous pas déjà entendu cette voix ? Le monde cherche à nous terroriser. Parfois le monde nous parle au travers des membres de notre propre famille. Les attitudes, les gestes et le discours de certains membres de notre famille peuvent être très durs lorsque nous appartenons au Seigneur. Ils ne peuvent voir d’avenir dans notre nouvelle vocation. Voilà le mode de fonctionnement du monde. Il nous menace en faisant du bruit. ” Si tu ne m’aimes pas, alors tu deviendras un rien du tout ! Si tu te donnes à moi, alors tu seras rempli d’espoir ! Tu pourrais être président d’une entreprise ! ” Le monde nous ment. ” Si tu te donnes à moi, tu pourras faire beaucoup d’argent pour l’église ! Tu pourras aussi supporter l’église !” Ne croyez pas à cela ! Ce sont uniquement les paroles de la bête qui cherche à nous avaler.
Être avalé signifie simplement disparaître. Une fois que nous acceptons ces paroles de la bête, nous disparaissons. Une fois que nous suivons le monde, nous disparaissons. Le bilan est très révélateur : combien de chers frères et chères sœurs qui ont aimé le Seigneur, n’ont pu vaincre cette petite voix du monde ! Nous devons en être conscients. Le monde vient toujours vers nous comme une bête. ” Donne-moi ta vie ! Je te promets toutes choses ! ” Ne trouvons-nous pas que cela ressemble à l’intervention de Satan face au Seigneur ? Satan montra au Seigneur tous les royaumes du monde et dit : ” je te donnerai toutes ces choses, si, en te prosternant en terre, tu m’adores. ” (Matt. 4 :8-9). Le principe et la tentation sont les mêmes pour nous aujourd’hui. Satan vient comme une bête prête à nous avaler et à nous dévorer. Il vient déguisé vers nous, nous promettant un bel avenir et la richesse.
Le monde vient comme un déluge pour nous accabler
Parfois, nous pouvons vaincre le monde lorsqu’il vient à nous comme une bête. Nous pouvons résister et rester fermes. Nous pouvons dire : ” Le monde n’est rien pour moi ! Je suis ici pour la vie de l’église ! Je suis ici pour le témoignage du Seigneur ! ” Plein d’astuces, le monde répliquera sous une forme différente, comme un déluge pour nous submerger. Il est plus facile de lutter avec une bête car elle est visible. Le déluge est plus subtil qu’une bête, donc il est plus difficile de lui résister. Même que les premières étapes d’un déluge peuvent sembler agréables. Au commencement, il peut y avoir simplement un bruit plaisant d’eau qui coule. Mais éventuellement, cette eau deviendra un déluge insurmontable. Le psalmiste dit : ” dès lors les eaux se fussent débordées sur nous, un torrent eût passé sur notre âme; ” (v.4). Un déluge débute très lentement. Il débute par un ruissellement et graduellement, il devient un torrent. Le monde peut venir vers nous avec une petite chose attrayante, si insignifiante, mais graduellement, il nous submergera au point où nous n’aurons plus d’autre choix que de nous rendre.
Supposons que vous obtenez un nouvel emploi. Après un court laps de temps, c’est à votre tour d’obtenir une promotion. Cependant, cette promotion vous appelle à voyager beaucoup plus. Éventuellement, une autre promotion pourra vous être offerte et le seul désagrément sera de travailler en surtemps. Lorsque ces promotions arrivent, initialement elles sont toutes agréables. Mais ces promotions peuvent aussi être le début d’un déluge. Vous pensez peut-être : ” Qu’y a-t-il de mal à obtenir une promotion ? ” Il n’y a en effet peut-être rien de mal. Parfois une promotion nous est accordée comme une réelle bénédiction et se révèle très saine. Mais les promotions peuvent également être dévastatrices et très dangereuses. De telles choses peuvent vous transporter au loin comme un déluge, jusqu’à ce que vous soyez complètement à l’extérieur de l’économie de Dieu. Soudainement vous vous retrouvez hors de la vie de l’église. Vous vivez sans la présence du Seigneur et vous ne savez même pas comment vous en êtes arrivés là. Vous vous souvenez combien, il y a à peine une année, vous aimiez le Seigneur et la vie de l’église. Maintenant, vous vous demandez pourquoi, un an plus tard, vous participez à des fêtes plutôt qu’à la réunion de l’église.
Comment une chose semblable a-t-elle pu se produire ? Simplement parce que le monde est venu comme un déluge. Lors d’une première tentative, il est venu vers nous comme une bête mais nous l’avons reconnu. Puis, le monde changea de forme. Il est venu comme un déluge sans préavis. Il commença par de subtils petits changements dans notre vie, qui se sont accumulés avec le temps. Et éventuellement, cela nous a empoignés si rapidement qu’il fut impossible de nous en échapper. Pour cette raison, la Bible nous exhorte à ne pas aimer le monde ni les choses qui sont dans le monde (1 Jean 2 :15). Le monde entier se présente comme un déluge qui se déplace puissamment et rapidement. Lorsque nous aimons le monde, ou que nous lui ouvrons la porte, nous sommes en danger d’être soudainement submergés. Avant même que l’on puisse s’en apercevoir et réagir, le monde nous submergera. C’est pourquoi nous devons être sur nos gardes et veiller constamment.
Le monde est comme un piège pour nous piéger.
Le monde peut également venir sur nous comme un piège. “Notre âme est échappée, comme l’oiseau du lac des oiseleurs; le lac a été rompu, et nous sommes échappés. ” (v.7) Un piège est une trappe remplie d’appâts. Lorsqu’un oiseau vole vers l’appât et par surcroît s’élance dans la trappe, il n’a aucune idée des conséquences. L’oiseau ne réalise pas quel danger il court. Nous pouvons être également attirés par des appâts dans le monde, sans toutefois en réaliser la gravité. Les appâts du monde sont très attirants et avant même qu’on réalise le danger, nous pouvons être pris au piège. Ne pensez jamais : ” Il y a très longtemps que je marche avec le Seigneur. Je connais les ruses du monde et comment les déjouer ! ” Non ! Nous ne savons pas comment triompher définitivement du monde. Le monde est toujours un piège qui peut nous capturer. Il y a tellement de choses dans le monde qui représentent des appâts pour nous. Nous pouvons entretenir les motifs les plus purs et cependant être pris au piège. Une fois que nous accédons au monde, nous ne savons ce qui se passera ensuite. Une situation telle trouver un nouvel emploi, peut présenter un appât dans un piège. Un nouvel emploi peut faire miroiter toutes sortes de choses prometteuses. Alors, nous y volons comme un oiseau et avant même que nous puissions découvrir le stratagème, l’hypocrisie, nous sommes pris au piège. Soudainement, nous nous détournons du Seigneur, des richesses de Sa vie et nous perdons notre liberté.
Le Seigneur peut briser le piège du monde.
Mais loué soit le Seigneur, Celui-ci a toujours en réserve la délivrance. Même lorsque nous sommes pris au piège par le monde, le Seigneur ne nous abandonne pas, Il demeure fidèle. Le psaume nous dit : ” Béni soit l’Éternel, qui ne nous a point livrés en proie à leurs dents. Notre âme est échappée, comme l’oiseau du lac des oiseleurs; le lac a été rompu, et nous sommes échappés. “(v.6-7). Bien sûr, il y a des moments où nous sommes tenus captifs, opprimés par le monde, malgré tout, nous pouvons nous envoler. Le monde semble nous avoir capturés, mis hors combat, cependant nous nous échappons. Peut importe la stratégie avec laquelle le monde nous attire et nous piège, le Seigneur a toujours un moyen efficace pour briser le piège.
Notre aide pour vaincre le monde
est dans le Nom du Seigneur.
En quelques mots, résumons simplement : lorsque nous avons commencé à suivre le Seigneur, le monde s’est présenté pour nous mépriser. Puis, lorsque nous vivons pleinement pour le témoignage du Seigneur, le monde se soulève contre nous. Le monde nous attaque de trois manières : il agit comme une bête pour nous dévorer, comme un déluge pour nous submerger et comme un piège pour nous capturer. Comment pouvons-nous échapper au monde ? Le psalmiste déclare : ” Notre secours est dans le nom de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. ” (v.8). Ce verset est la conclusion non seulement de ce psaume, mais également du psaume précédent. Quelle belle promesse ! Le psaume 123 n’a pas de conclusion. Il se termine en faisant état du monde qui nous méprise. Le psaume 124 est la continuité du psaume 123 et il se termine par le merveilleux verset cité plus haut. Lorsque le monde nous méprise, nous menace ou nous contraint, d’où vient notre secours ? De Celui qui a fait les cieux et la terre. Louons le Seigneur ! Il nous aide. Notre secours est dans le nom du Seigneur. À cause de Son aide, nous pouvons nous échapper de son emprise et vaincre le monde. Ce gain sur le monde prépare un autre niveau de notre consécration. Après notre première consécration au Seigneur Lui-même, nous avons besoin d’une consécration plus profonde pour être séparés du monde, afin, que nous puissions porter et refléter Son témoignage.
PSAUME 125 : CONSÉCRATION ENVERS LA LOYAUTÉ DU SEIGNEUR-
MOURIR À LA VIE DU MOI.
Le Seigneur est loyal envers nous pour l’amour de Son témoignage.
Le psaume 125 débute : ” Ceux qui se confient en l’Éternel, sont comme la montagne de Sion, qui ne peut être ébranlée, et qui se soutient à toujours. ” (v.1). Le psalmiste ne dit pas que ceux qui se confient en l’Éternel sont ” solides et inébranlables ” Plutôt, il dit qu’ils sont ” comme la montagne de Sion ” qui est en réalité le témoignage du Seigneur. Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion. Ils sont Son témoignage, lequel ne peut être ébranlé. Ceci nous démontre que le Seigneur ne se soucie pas de notre spiritualité individuelle. Que nous soyons forts et solides par nos propres capacités, n’est pas ce que le Seigneur vise pour chacun de nous. Les soins du Seigneur envers nous visent uniquement l’élévation de Son témoignage. Lorsque nous constatons à quel point le Seigneur se soucie de Son témoignage, tout notre être désire se consacrer à Sa loyauté.
Lorsque nous sommes jeunes dans le Seigneur nous pouvons penser : ” Le Seigneur est tellement loyal envers moi-même !” Mais lorsque nous grandissons dans le Seigneur, nous expérimentons Sa loyauté au travers de l’église et dans l’intérêt de l’église. En fait, il semble que pendant que nous croissons, le Seigneur cesse d’être loyal envers nous individuellement et retire quelque peu Son attention et qu’Il n’est loyal et fidèle qu’envers l’église, Son témoignage. Pourtant dans notre propre vie chrétienne, nous souhaitons être encore plus saints et néanmoins, nous sommes sans cesse vaincus. Nous désirons être encore plus victorieux et pourtant, nous avons tant d’échecs. Nous désirons lire la bible ou prier continuellement et pourtant nous gaspillons constamment notre temps. Lorsque cela en vient à nous, nous sommes incorrigibles. Il semble que le Seigneur ne recherche pas notre propre spiritualité. Bien que nous soyons vraiment disposés quand nous poursuivons ces choses, il se peut même que le Seigneur n’ait pas la première place ou simplement qu’Il soit absent de certaines œuvres ” spirituelles “. Mais lorsque l’église est concernée, le Seigneur est si réel et si loyal ! Sachant cela, nous réalisons ceci : ” Le Seigneur est loyal envers l’église ! Pourquoi suis-je ici ? Je n’y suis pas pour moi-même, mais à cause de l’église ! Pourquoi le Seigneur est si digne de confiance à mes yeux ? Pour le bien de l’église ! Personne d’entre nous ne peut dire : ” Le Seigneur est digne de confiance envers moi à cause de ce que je suis. ” Si le Seigneur est seulement digne de confiance, c’est d’abord parce qu’Il se soucie de la montagne de Sion.
Il est insensé, pour quiconque de désirer devenir un chrétien vainqueur par lui-même. Si nous désirons atteindre la maturité spirituelle par nous mêmes et pour notre propre intérêt, alors nous sommes insensés. Non seulement nous sommes insensés, mais de plus, cela est impensable et irréalisable. Ce psaume nous présente d’une manière juste, la compréhension de la loyauté du Seigneur. Lorsque nous réalisons que le Seigneur ne se soucie pas de notre propre spiritualité mais plutôt de Son témoignage, cela devrait nous libérer d’une vie chrétienne centrée sur nous-mêmes. Nous aurons une consécration plus profonde envers le Seigneur qui élimine graduellement notre moi. Alors nous déclarerons avec allégresse au Seigneur : ” Je ne me soucie pas de la force de mon état spirituel, je ne me soucie pas de la condition dans laquelle je suis, je ne me soucie pas si je suis victorieux ou vaincu ! Mais Seigneur, je veux Te dire : je T’aime et j’aime l’église ! Je me donne à Ta loyauté ! Je ne me soucie plus de moi-même ! Je me soucie uniquement de Toi et de Ton témoignage ! ” Voilà ce qu’est se consacrer à la loyauté du Seigneur. Dès ce moment, nous sommes vraiment : ” comme la montagne de Sion, qui ne peut être ébranlée, et qui se soutient à toujours. “.
Le Seigneur nous entoure et nous protège
car nous sommes Son témoignage.
Le psalmiste continue : ” Jérusalem est entourée de montagnes; et l’Éternel entoure son peuple, dès maintenant et à toujours. ” (v.2). Le Seigneur est digne de confiance premièrement à cause de la montagne de Sion et ensuite à cause de Jérusalem. Nous avons vu que la montagne de Sion est le témoignage du Seigneur, mais c’est également l’habitation du Seigneur. Strictement parlant, la ville toute entière de Jérusalem est le témoignage du Seigneur. La montagne de Sion étant l’habitation du Seigneur, Lui procure de la satisfaction, alors que Jérusalem étant le témoignage du Seigneur déclare et exalte Son nom.
La loyauté du Seigneur est comme les montagnes qui entourent Jérusalem. Lorsque nous avons étudié le psaume 122, nous avons vu que Jérusalem était bâtie sur cinq collines. Venant du sud, lorsque vous montez vers Jérusalem, il semble que Jérusalem soit le point le plus haut. Mais lorsque vous arrivez à Jérusalem, vous voyez que des montagnes entourent la ville. Au nord, à l’est et à l’ouest, des montagnes encore plus hautes entourent Jérusalem. Ceci est un portrait de notre expérience. Lorsque nous voyons l’église pour la première fois, nous pensons : ” Ceci est le plus haut point. La vie de l’église est si élevée ! ” Mais une fois que nous entrons dans la vie de l’église, nous découvrons que le Seigneur nous entoure de Son témoignage. Le Seigneur protège la vie de l’église comme les montagnes élevées qui entourent Jérusalem. Il est notre protection. Il nous protège à cause de Jérusalem. Plus nous jouissons et participons à la vie de l’église et plus, nous nous donnons à la vie de l’église, plus nous réalisons que nous avons un Christ merveilleux qui protège le lieu de Son témoignage.
La vie de l’église nous accorde
la plus haute jouissance de Christ.
C’est dans la vie de l’église, dans le témoignage du Seigneur que nous réalisons quel merveilleux Christ nous avons. Lorsque nous essayons de jouir du Seigneur par nous-mêmes, pour nous-mêmes, nous découvrons que l’accès à Sa personne est très limité. Cela ne signifie pas qu’Il n’est pas avec nous, mais Il est réduit à cause de notre perception étroite de Sa personne. Lorsque nous avons une pensée petite et égoïste, nous restreignons la personne de Christ. Mais lorsque nous entrons et jouissons de la vie de l’église, nous réalisons : ” Il n’est pas seulement mon Christ, Il est le Christ de tous ces chers frères et sœurs ! ” Lorsque nous sommes dans la vie de l’église, éventuellement nous venons à connaître le Seigneur au travers des expériences de tous les saints. Alors le Christ de tant de frères et de sœurs devient notre Christ. Nous jouissons de leur Christ et ils jouissent de notre Christ. Nous jouissons du Christ dans les jeunes gens ainsi que dans les gens plus âgés, dans les gens plus délicats ainsi que dans les gens plus rudes. Christ devient tellement grand et si élevé dans notre expérience. Il devient comme les montagnes élevées qui entourent Jérusalem. C’est une découverte si précieuse ! Nous devrions aimer et apprécier le Christ que nous avons dans la vie de l’église. Nous devrions tous déclarer : ” Seigneur nous sommes si reconnaissants que tu nous aies réunis ensemble ! Nous avons un Christ si riche, si céleste, si généreux et glorieux, dans cette vie de l’église ! ”
Dans la vie de l’église nous pouvons expérimenter
le ” sceptre de la méchanceté ” mais il ne demeurera pas.
Le psalmiste continue : ” car le sceptre de la méchanceté ne demeurera pas sur
l’héritage des justes; de peur que les justes ne prêtent les mains à l’iniquité. ” (v.3). Après nous avoir montré un si merveilleux Christ dans la vie de l’église, le psalmiste revient à nous. Dans la vie de l’église, tout est merveilleux, malgré tout, il y a quelque chose que l’on appelle ” le sceptre de la méchanceté “, d’autres traductions utilisent les mots ” verge de la méchanceté “. Christ est merveilleux, mais notre nature est parfois méchante. Nous devrions appliquer cela non seulement aux gens qui sont à l’extérieur du témoignage du Seigneur, mais également à nous-mêmes. Même nous, nous pouvons parfois être les ” méchants “.
Par exemple, au milieu d’une vie de l’église si joyeuse, nous ” flagellons ” souvent les frères et sœurs. Nous pouvons traiter les saints d’une façon si injuste parfois. Ceci est de manier ” le sceptre de la méchanceté. ” Nous admettons tous que nous avons des manquements et des limites. Nous causons beaucoup de problèmes dans la vie de l’église, et jusqu’à un certain point, nous endommageons le témoignage du Seigneur. Parfois, lorsque nous sommes avec certains saints, nous manions le sceptre de la méchanceté. Nous ne le réalisons même pas, mais cela se produit. Et malgré que nous soyons influencés par le sceptre de la méchanceté, nous possédons aussi et c’est merveilleux, ” l’héritage des justes “. Dans la vie de l’église, le sceptre de la méchanceté peut apparaître et même causer des dommages, mais il ne reste pas. Il ” ne demeurera pas sur l’héritage des justes “. En conséquence, nous devrions être réconfortés. Le méchant va et vient, mais le juste demeure à jamais. Le sceptre n’est que temporaire, mais notre héritage ne change jamais et il est éternel.
Réalisons-nous cela au sujet de l’église ? Nous sommes tous ici jouissant de l’héritage des justes. En même temps, nous manions souvent le sceptre de la méchanceté. Qui est la source de tous les problèmes dans la vie de l’église ? C’est nous ! Nous sommes ceux qui sont méchants. Nous sommes ceux qui utilisent ce sceptre. Quand cela se produit, nous ne réalisons même pas que nous blessons les saints et que nous endommageons l’église. Néanmoins, lorsque nous réalisons cela, nous ne devons pas nous inquiéter. À cause de la justice dans l’église, les offenses et les dommages que nous causons ne demeureront pas. ” Car le sceptre de la méchanceté ne demeurera pas sur l’héritage des justes;… ” Le verset continue en nous donnant la raison, ” de peur que les justes ne prêtent les mains à l’iniquité. ” (v.2). Si le sceptre devait demeurer et si les offenses devaient continuer, même le juste serait entraîné dans l’iniquité. Mais louez le Seigneur, le sceptre ne ” demeurera pas “. Lorsque nous offensons un frère ou qu’un frère nous offense, cela ne durera pas. L’expérience du sceptre est temporaire, mais la jouissance de notre héritage est éternelle.
ous devrions faire confiance au Seigneur pour qu’Il fasse
croître en nous ce qui est de Lui et qu’Il expose ce qui est de nous.
Les deux prochains versets nous exposent encore un peu plus ce que nous sommes. Premièrement, le psalmiste dit : ” Éternel, fais du bien à ceux qui sont bons et à ceux qui ont le cœur droit ! “(v.4). En chacun de nous, il y a deux natures très différentes. Une nature est ” droite “, car elle vient du Seigneur. Nous pouvons utiliser ce verset pour dire au Seigneur : ” Seigneur, une partie de moi est bénie par tout ce qui vient de Toi, tout ce qui est divin, tout ce qui est éternel en moi. Que cette partie de moi croisse et ressorte d’avantage. ” Ensuite le psalmiste continue : ” Mais ceux qui se détournent par des voies tortueuses, l’Éternel les fera marcher avec les ouvriers d’iniquité. “(v.5a). Ceci est un cri au Seigneur. Une deuxième partie de nous-mêmes est tortueuse. Elle se tourne vers des voies tortueuses. Lorsque nous voyons cela, nous disons : ” Seigneur mets à nu mon ” moi ” davantage. Toutes les choses qui ne sont pas saines, qui ne sont pas droites, qui sont tortueuses en mon cœur, expose les encore plus. ”
Nous devons nous souvenir que ce psaume en est un de consécration. L’écrivain est une personne consacrée. Il sait que le Seigneur est digne de confiance, alors il n’a pas peur d’être exposé. Il ne craindrait de dire au Seigneur : ” Seigneur j’ai confiance en Toi. Expose-moi davantage. Expose ce qui est méchant et terrible en moi. Manifeste-le “. Lorsque nous ne nous sommes pas donnés entièrement au Seigneur, nous essayons toujours de nous cacher. Nous essayons souvent de bien paraître. Mais lorsque nous touchons véritablement au Seigneur, nous Lui disons : ” Seigneur expose-moi, illumine-moi, brille sur moi d’avantage. Permets-moi de mieux me connaître, expose tous mes manquements et garde-moi de m’apprécier moi-même “. Pourquoi prierions nous de cette façon ? Afin d’avoir l’opportunité de nous repentir. Si nous n’avions pas confiance dans le Seigneur, nous n’oserions jamais prier de cette façon. Nous n’oserions jamais demander au Seigneur d’exposer toutes nos iniquités. C’est seulement lorsque nous avons pleinement confiance dans le Seigneur que nous pouvons dire : ” Seigneur je suis prêt. Tout ce qui vient de Toi et de Ta dispensation, fait le ressortir. Fais croître et développe tout ce qui est droit en moi. Mais Seigneur, que ce qui est méchant en moi et tout ce qui me détourne vers des voies tortueuses, expose ces choses, afin que je puisse me repentir et y renoncer “. Voilà le genre de prière et de supplication que devrait faire une personne consacrée.
Éliminer notre moi amène la paix
dans la vie de l’église.
Après une telle manifestation de ce qui est droit et de ce qui est tortueux en nous, le psaume se termine : ” Que la paix soit sur Israël! “(v.5b). C’est seulement lorsque la vie de notre moi est traitée et exposée, que nous pouvons avoir la paix réelle parmi nous. Plus nous verrons qui nous sommes réellement et plus nous renoncerons à notre moi, plus la paix dans la vie de l’église sera présente. Nous devrions tous prier de cette façon : ” Seigneur quoi que ce soit qui est de Toi, laisse-le croître et se développer. Que tout ce qui vient de moi soit exposé et éliminé “. Cette prière n’est pas pour nous-mêmes, mais pour la vie de l’église qui est le témoignage du Seigneur. ” Que la paix soit sur Israël “, le sentiment exprimé par ce verset est si unique et si pur. Nous ne sommes pas ici pour nous-mêmes, mais pour Son témoignage. Nous faisons en sorte que notre moi sois crucifié, afin que l’église puisse être édifiée dans la paix.
Conclusion
Ces trois psaumes nous démontrent une triple consécration précieuse. Premièrement, nous nous consacrons au Seigneur Lui-Même. Parce que nous aimons le Seigneur et que nous sommes ces serviteurs, nous regardons aux mains de notre Maître. Nous disons au Seigneur : ” Je me donne à Toi. Je m’attends à Tes mains. Au travers Ta discipline, je regarde vers Toi pour obtenir Ta miséricorde “. Deuxièmement, nous nous consacrons afin d’être séparés du monde. Nous disons au Seigneur : ” Je T’aime tant. Je rejette le monde, je rejette la bête, le déluge et les pièges. Si je me fais capturer par le monde, Seigneur aide-moi à m’en échapper “. Troisièmement, nous nous consacrons à la loyauté du Seigneur. Nous prions : ” Seigneur Tu es si digne de confiance. Dans la vie de l’église, Tu es si riche, si élevé et si bienfaisant. Tu es comme les hautes montagnes entourant les collines de Jérusalem. Seigneur, je Te demande de faire croître tout ce qui est droit et sain en moi. En même temps, expose tout ce qui est charnel et tortueux en moi afin, que Ton témoignage puisse vivre en paix “. Ces psaumes dépeignent quelqu’un qui possède une vision claire et qui a expérimenté la paix, l’amour de Christ et qui s’est pleinement donné au Seigneur pour Son témoignage. Ceci est vraiment précieux. Que le Seigneur ait miséricorde envers nous afin que nous puissions tous jouir d’une telle consécration.