Trouvant La Résurrection Dans Le Champ Du Seigneur

RUTH

Chapitre Quatre

TROUVANT LA RÉSURRECTION DANS LE CHAMP DU SEIGNEUR

Nous avons considéré jusqu’ici ce qui nous est attesté au chapitre un, chapitre qui nous révèle certains aspects de la direction de Dieu. Maintenant nous abordons chapitre deux du livre de Ruth qui commence une autre ligne, celle de l’approvisionnement de Dieu. La première ligne, celle de la direction de Dieu, est centrée sur Ruth. La deuxième ligne, celle de l’approvisionnement de Dieu, est centrée sur Boaz.

RUTH ÉTANT SOUS LES SOINS DE NAOMI

Le premier chapitre de Ruth se termine avec le retour de Naomi et de Ruth de la terre de Moab à Bethléhem « au commencement de la récolte de l’orge. » Elles avaient l’intention de retourner à l’approvisionnement de Dieu. (v.6) Après toutes ses expériences tragiques dans la terre de Moab, Naomi est devenue très sensible à Dieu Lui-même et à Ses activités. Avant ces expériences, Bethléhem lui était un entrepôt de nourriture en titre seulement. Cependant Bethléhem lui devient maintenant un endroit où Jéhovah Lui-même a visité Son peuple avec du pain. Autrefois Naomi était consciente de la famine ainsi que des bénédictions et du manque de bénédictions du Seigneur. Maintenant elle entend parler de Dieu Lui-même et elle réagit. Elle se rend compte maintenant que lorsqu’elle a le Seigneur, elle a de la nourriture, et que manquer de nourriture signifie manquer le Seigneur. Dans l’absence du Seigneur, la nourriture peut ou ne peut pas être présente, mais quand vous avez la présence du Seigneur, vous avez assurément Son approvisionnement.

Ruth et Naomi sont donc retournées avec l’intention de trouver Dieu et de trouver de la nourriture. À leur retour, elles ont trouvé, en fait, un festival ou une célébration. C’était beaucoup plus que de simplement trouver de la nourriture; c’était le début de la récolte d’orge. Ceux qui sont dans une telle situation pourraient penser qu’ils reviennent tout simplement à la vie de l’église. En y revenant, ils trouvent en effet quelque chose qui est bien au-delà de leurs attentes. Ils cherchent de la nourriture mais ils trouvent plutôt un festin ! Ils ne prévoient pas que le Christ qu’ils vont partager est un Christ si abondant.

BOAZ EN TANT QUE LE PARENT LE PLUS PROCHE ÉTANT UN TYPE DE CHRIST COMME NOTRE FORCE ET NOTRE RICHE APPROVISIONNEMENT

Avec ce tableau comme arrière plan, le chapitre deux commence ainsi: « Et Naomi avait un parent de son mari, homme puissant et riche, de la famille d’Élimélec, et son nom était Boaz. » En d’autres mots, Boaz était un homme au riche approvisionnement. Il était parent de « Dieu est mon Roi » (Élimélec), mais son propre nom signifie : « En lui est la force » (voir 1 Roi 7 :21, où le nom de Boaz est précisément le nom de l’un des deux piliers qui soutiennent le temple de Dieu). Selon son nom, Boaz est très riche, et il peut satisfaire tous les besoins de n’importe quelle personne.

Peut-être pensons-nous que nous sommes trop faibles pour jouir de toutes les richesses de Christ qui est notre Boaz. Mais lorsque nous venons à la maison de Dieu, par contre, nous nous rendons compte que Boaz (notre Christ) a même l’habileté à nous approvisionner ce dont nous avons besoin pour participer à Ses richesses. Il peut nous approvisionner lorsque nous sommes forts et il peut nous approvisionner lorsque nous sommes faibles. Christ est notre approvisionnement pour tout ce dont nous pouvons avoir besoin. Les richesses insondables de notre Seigneur deviennent notre approvisionnement. Peu importe notre condition, nous puisons la force en Lui. Même si nous sommes spirituellement malades et trop faibles pour manger, en ce lieu il se trouve un Boaz qui peut prendre soin de nous, car en Lui est la force. Il est immensément riche.

UN TÉMOIGNAGE

Je peux témoigner que dans mon expérience de suivre le Seigneur pendant près de cinquante ans, le Seigneur ne m’a jamais failli dans Son approvisionnement. Je m’émerveille continuellement de Lui. Nous ne pouvons jamais épuiser Ses richesses. Nous avons un cantique qui dit : « La moitié de Ses richesses ne peut même pas être imaginée, et chaque jour Il devient plus cher que le jour précédent ! » Plusieurs gens s’acharnent avec discipline pendant des années dans un certain domaine. Ils croient éventuellement déclarer : « J’ai obtenu mon doctorat. » Quant à Christ, tout ce que nous pouvons dire, c’est que nous avons à peine gratté la surface. Bien que je poursuive déjà le Seigneur depuis un demi-siècle, je sens toujours n’avoir franchi que le seuil de la porte. Le Seigneur a des richesses qu’Il nous a préparées et que nous recevrons et apprécierons pendant toute l’éternité.

Je m’étonne qu’après tout ce que j’ai subi et rencontré au cours de ma vie, je sois encore ici, en train de poursuivre le Seigneur. Lorsque j’ai commencé à suivre le Seigneur, j’ai eu tout de suite plusieurs expériences où l’approvisionnement de Christ m’est devenu très réel. Après avoir terminé mes études secondaires, je ne pensais pas pouvoir entrer dans la meilleure université qui était l’Université nationale de Taiwan. Alors j’ai demandé au Seigneur de me permettre d’entrer dans un collège d’enseignant appelé « l’Université normale. » Il me l’a accordé, mais je me suis retrouvé dans le département qui entraînait des instructeurs de scout. (À cette époque, l’admission à toutes les universités et même dans tous les départements dépendait de vos résultats de l’examen du ministère à la fin de vos études collégiales.) J’ai demandé au Seigneur pourquoi. Il m’a répondu : « Tu ne M’as jamais dit dans quel département tu voulais entrer. J’ai répondu à ta prière. »

Je sentais que cette réponse à ma prière était insuffisante car ce département n’offrait même pas de diplôme de deux ans. J’ai donc décidé de repasser l’examen du ministère un an plus tard. Cette fois-ci j’ai obtenu une note suffisamment élevée pour aller à une université régulière. Cependant, lorsque je suis arrivé au bureau d’admission, la personne responsable m’a dit que j’avais falsifié les documents. Je me suis enragé ! Je ne voulais pas abandonner, alors j’ai enfin demandé à mon père de m’aider. Il s’est revêtu de son uniforme de général et il est venu à l’université. Il a demandé qu’on agisse concernant mon admission. Lorsque le bureau a enfin admis son erreur, la moitié de l’année scolaire s’était déjà écoulée et on n’y pouvait rien faire.

La troisième fois j’ai repassé l’examen avec mon frère cadet. Nous connaissions quelqu’un qui travaillait dans le bureau de vérification des examens. Cette personne pouvait nous faire apprendre nos résultats un jour avant tous les autres. Nous attendions à coté du téléphone à l’heure prescrite, et lorsque le téléphone a sonné, c’est moi qui ai répondu. Mon interlocuteur a dit : « Félicitations à ton frère ! Il a été accepté à l’Université de Taiwan. » Je lui ai demandé : « Et moi? » Il m’a répondu : « Il te manquait un seul point. »

Je ne peux pas vous décrire mes sentiments à ce moment-là. Je me suis rendu compte que c’était véritablement l’arrangement du Seigneur. Après que j’avais félicité mon frère, ma mère m’a demandé : « Et toi ? » Je lui ai expliqué ce qui s’était passé. Elle m’a répliqué : « J’aurais souhaité que ce soit toi et non ton frère qui entre à l’Université de Taiwan. » Puisque ma mère était déçue, toute la famille, au lieu de fêter le succès de mon frère, pleurait mon échec. Mon frère et moi, nous étions les deux seuls à sourire. Naturellement, mon frère ne pouvait pas sourire ouvertement par égard pour moi. Pourtant, à ce moment, le Seigneur m’était si réel.

Je suis entré en fin de compte à l’Université de Taiwan mais pas en réussissant à l’examen d’entrée habituel. J’y suis entré par la porte de côté, car je me suis qualifié pour un transfert de l’université à laquelle j’assistais à l’époque. Mais je suis quand même heureux d’avoir obtenu un diplôme de cette université. Je semblais passer au travers de plusieurs circonstances frustrantes pour atteindre mes objectifs. Néanmoins c’est au travers de ces situations que j’ai découvert les richesses du Seigneur. Il semblait peut-être que les autres étaient bénis davantage extérieurement, mais au travers de ces situations troublantes de l’extérieur mon Seigneur s’est manifesté à moi. Je dois dire qu’Il est vraiment mon Boaz : la force réside en Lui.

Que m’est t-il arrivé ? J’ai trouvé Boaz. Ses voies étaient différentes des miennes et Son dessein était beaucoup plus élevé que le mien. Quand j’ai déménagé aux États-Unis j’avais la vingtaine, mais j’ai commencé à œuvrer. Plusieurs étaient élevés et plusieurs étaient également perdus. Comment pouvais-je tenir ferme ? C’est parce que j’avais déjà beaucoup expérimenté le Seigneur en qui réside la force. Je suis venu aux États-Unis pour étudier la théologie, mais je l’ai trouvée vide. Alors je suis tout de suite parti pour la ville de Cleveland, car je connaissais une famille qui y habitait. Je suis allé au bureau d’immigration pour faire changer mon visa afin de pouvoir travailler dans cette ville. L’agent au bureau d’immigration avait l’air misérable. Je lui ai demandé s’il serait possible de changer mon statut. Il m’a répondu que cela serait impossible. J’étais impressionné par le fait que le Seigneur m’avait amené aux États-Unis pour ensuite me renvoyer vingt jours plus tard. Pendant que l’agent quittait la pièce, son superviseur est entré et lui a demandé ce qui se passait. Lorsque l’agent lui a expliqué la situation, le superviseur, pour une raison ou pour une autre, lui a dit : « Quel mal y a-t-il à cela? Donnez-lui son permis ! » Encore une fois j’ai dû m’émerveiller. En vingt secondes le Seigneur avait renversé ma situation et m’avait permis de rester. J’ai dû louer le Seigneur pour Sa fiabilité.

Si j’avais dit : « Mais vous ne pouvez pas me renvoyer, » comment pourrais-je encore me tenir ferme devant le Seigneur comme je le fais aujourd’hui ? J’ai simplement accepté ma situation comme provenant du Seigneur, croyant que tout ce qui m’arriverait serait pour mon mieux. Lorsque vous commencez à suivre le Seigneur, vous n’avez aucune idée de combien le Seigneur sera riche pour vous.

CHRIST NOTRE FORCE ET NOTRE APPROVISIONNEMENT

Les richesses du Seigneur sont au-delà de notre compréhension. Si nous avons besoin de santé, Il peut nous donner de la santé. Si nous avons besoin de force, Il peut nous approvisionner de la force. Il est suffisamment riche pour nous approvisionner tout ce que nous Lui demandons. C’est le Tout Suffisant. Nous ne devons pas dépendre de notre entreprise. Nous ne devons pas dépendre de notre famille. Nous ne devons même pas dépendre de nous-mêmes. À un moment donné toutes les choses et toutes les personnes dont nous dépendons, échoueront. Pour tous nos besoins dans la vie, nous devons apprendre à nous fier au Seigneur. Il ne fera jamais faillite. Il ne manquera jamais. Il deviendra même la force qu’il nous faudra pour Le suivre. Un tel Christ est intimement lié à nous en tant que notre proche parent.

Non seulement Boaz était un homme riche mais, comme nous l’avons mentionné, son nom signifie « En lui est la force. » Pendant mes cinquante dernières années à poursuivre le Seigneur, j’ai découvert que rien n’a été facile. Récemment, je commençais à dire à mon épouse : « Sœur, lorsque je considère ces cinquante dernières années, » lorsque mes larmes se sont mises à couler. Je ne sais pas pourquoi. J’étais plein d’émotion. C’est comme si je disais au Seigneur : « Si j’avais su que ce serait si difficile, je ne T’aurais peut-être pas suivi. » Ma femme s’est étonnée de mes larmes parce que pendant toutes ces années j’ai toujours été fort en dirigeant ma famille. Elle a mis son bras autour de moi et m’a dit : « Mari, tout va bien. » Pourquoi n’ai-je pas quitté le Seigneur ? Pourquoi Le sers-je toujours ? Pourquoi suis-je encore capable de Lui dire : « Seigneur s’il me reste encore vingt ans, j’aimerais Te servir pendant encore vingt ans ! » Je ne sais pas combien d’années il me reste, mais mon désir est d’être chaque année de plus en plus productif, d’une plus grande valeur, et une plus grande bénédiction au corps de Christ. Comment cela se peut-t-il ? C’est parce que la force est en Lui.

Nous nous rendons compte tous que nous sommes des êtres limités et fragiles. Le Seigneur s’en rend compte aussi. Il nous dirait : « Je sais que parfois les situations semblent trop difficiles à supporter, mais n’oubliez pas que Je suis ici. La force est en Moi. »

Au commencement du chapitre deux de Ruth, un tel Fort nous est présenté. Naomi et Ruth retournent pour se retrouver au début de la récolte de l’orge. Maintenant nous nous rendons compte qu’il y a un Seigneur de la récolte. Le Seigneur de la récolte est Boaz (Christ). Il est non seulement suffisamment riche pour satisfaire tous nos besoins mais Il possède également de la force.

RUTH S’EN ALLANT GLANER DANS LES CHAMPS POUR POURVOIR À SES BESOINS AINSI QU’À CEUX DE NAOMI

« Et Ruth la Moabite, dit à Naomi : Je te prie, j’irai aux champs, et je glanerai parmi les épis, à la suite de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Et elle lui dit : Va, ma fille. » Ruth ne savait pas dans quel champs elle serait reçue. Elle croyait peut-être que l’on la chasserait dans plusieurs champs, car elle était Moabite. La loi lui procurait une certaine protection. Une des règles de la loi exigeait que ceux qui semaient du grain ne devaient pas tous moissonner mais laisser des glanures de grain dans les champs pour les nécessiteux, qu’ils soient des Israélites ou des étrangers. (Lev. 23 :22) Ruth comprenait qu’il ne convenait pas que Naomi glane, car elle était avancée en âge. Lorsqu’elle a rajouté : « aux yeux duquel je trouverai grâce » elle disait en effet qu’elle vivait une vie de pèlerin.

Parfois le Seigneur vous emmène dans des situations qui sont difficiles à comprendre, mais c’est là que vous recherchez le Seigneur pour Sa grande miséricorde. Lorsque vous ne vous assurez plus de la source de votre approvisionnement, vous commencez vraiment à rechercher le Seigneur. Lorsque vous terminez vos études universitaires, vous confrontez la vie réelle. Jusqu’à ce moment-ci vous êtes protégés par l’argent de vos parents ou par une forme d’aide. Vous pensez que vous trouverez un moyen après vos études. Certes vous en trouverez un, mais ne croyez jamais que toute situation soit solide comme le roc. Même les entreprises qui semblent être les plus stables peuvent faire faillite en l’espace de quelque mois. Il y a des moments où le Seigneur vous révèlera que vous devez vous fier à Lui seul et à rien d’autre.

Voilà un doux échange entre une belle-mère et sa belle-fille. Ruth n’a pas dit : « Vieille femme, tu n’as rien à manger. J’imagine que je devrais trouver de la nourriture pour toi, afin que tu ne meures pas de faim. » Naomi n’a pas dit non plus : « Eh bien, vas-y, va faire quelque chose ! Je suis sur le point de mourir de faim. » Leurs paroles étaient douces et tendres malgré le fait qu’elles manquaient toutes les deux de nourriture, car c’est la raison pour laquelle elles étaient retournées à Bethléhem.

SE TROUVER DANS LE CHAMP DE BOAZ – TROUVER L’ÉGLISE

« …Il arriva qu’elle (Ruth) se rencontra dans un champ qui appartenait à Boaz… » (2 :3) J’aime l’expression : « se rencontra. » Elle peut faire référence à des choses qui semblent être en notre faveur aussi bien qu’aux choses qui semblent être contre nous. Nous, les chrétiens, nous ne devrions jamais nous plaindre, car tout ce qui nous arrive dans notre vie se trouve comme il faut l’être. Mais plus important encore, dans cette situation, Ruth s’est trouvé dans le champ où elle devait se trouver.

Trouver ce champ est l’une des choses les plus critiques dans notre vie chrétienne. Que la vie chrétienne d’un frère soit triomphante ou non est largement déterminé par le champ qu’il a trouvé. Supposons que vous soyez nés dans une famille catholique. Où seriez-vous aujourd’hui, et que feriez-vous ? Peut-être seriez-vous en train de réciter votre rosaire et de prier à Marie. Peut-être que vous aimeriez le Seigneur tout comme nous, mais vous seriez dans le mauvais champ. Ou peut-être en seriez- vous sortis pour trouver la vie de l’église.

Quel est le bon champ ? La vie de l’église locale. Vous devriez vous rendre compte que ce champ est important, car il est mentionné trois fois, une fois par Ruth ici (2 :2), une autre fois par Boaz lorsqu’il dit à Ruth de ne pas aller dans un autre champ (v.8), et une fois par Naomi quand elle réaffirme que Ruth ne doit pas aller glaner dans un autre champ (v.22). Les trois références au champ correspondent à notre expérience dans la vie de l’église. La première fois représente notre reconnaissance de l’arrangement du Seigneur qui nous a amenés dans ce champ. La seconde fois est lorsque le Seigneur Lui-même nous confirme que c’est le bon champ. La troisième fois représente ceux qui veillent sur nous dans la vie de l’église et qui nous attestent que c’est bien le champ que le Seigneur désire que nous soyons. Qu’est-ce que ce champ ? C’est la vie de l’église.

UN CHAMP D’ORGE–LA RÉSURRECTION

Qu’est ce que vous retrouvez dans ce champ ? De l’orge. Dans la Bible l’orge représente la résurrection. Ce champ, qui représente la vie de l’église, est rempli de résurrection. La vie de l’église est une vie en résurrection. Ceci est extraordinaire. La vie de l’église est la vie la plus difficile et même la plus impossible à vivre sur cette terre. Cette vie n’est jamais sans obstacles. C’est une situation intime, comme une famille, mais sans la relation du sang et de la chair que possède une famille. Il y a des difficultés sans fin. De situation en situation il paraît que nous devrions démissionner. Mais pour une raison ou une autre, nous découvrons que nous sommes capables de nous pardonner les uns aux autres et de nous aimer les uns les autres. Tout le monde essaie de s’immiscer dans les affaires des autres. Toutefois nous sommes capables de continuer ensemble. Soyez honnêtes. Depuis votre entrée dans la vie de l’église, pouvez-vous dire que vous avez joui d’un bon nombre de bonnes journées ici ? Humainement parlant, je conseillerais presque aux gens de fuir la vie de l’église, car cette vie est la plus difficile de toute vie. Pourquoi ne quittons-nous pas la vie de l’église ? Parce qu’ici nous avons Boaz. En lui est la force. Et ici nous expérimentons la résurrection, car l’église est le champ où croît l’orge.

Ceux qui sont dans la vie de l’église depuis un certain temps expérimentent le détachement des amitiés dans le monde. À leur place ils obtiennent la camaraderie des autres croyants qui sont venus à ce champ aussi. Dans ces relations, pendant qu’ils se soucient les uns des autres, beaucoup de choses inutiles se produisent. Supposons qu’un frère voie l’épouse d’un autre frère et s’aperçoive qu’elle a les yeux très rouges, comme si elle pleurait beaucoup. Il est possible qu’il lui demande s’il y a quelque chose qui ne va pas, et qu’elle réponde : « Ne pose pas de questions. Le Seigneur est avec moi. » Alors ce frère s’indignerait peut-être contre l’époux de cette sœur. Il pourrait dire à quelqu’un : « Que se passe-t-il ? Si ce frère bat sa femme, on ne doit pas lui permettre de participer à la table du Seigneur. » En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, des rumeurs circulent que ce frère bat sa femme, tandis que la vérité est que cette sœur avait du sable dans les yeux. Lorsque le mari vient à la réunion, tous les frères et les sœurs l’accueillent en le dévisageant. Enfin un frère plus intimement lié à lui pourrait lui dire : « Frère, tu ne dois pas battre ta femme. » Si le frère le nie, il se peut que les autres ne le croient pas encore. Néanmoins il doit quand même venir aux réunions et supporter un tel malentendu. Que feriez-vous ? Vous devez faire comme si personne ne vous regardait, prendre votre siège et jouir du Seigneur ? Vous pourriez penser : « Si c’est cela, la vie de l’église, alors je ne la veux pas. » Néanmoins c’est précisément dans ce genre de situation que vous découvrez ce qu’est la vie de résurrection.

La résurrection est la marque de la vie de l’église. Que signifie vraiment la résurrection ? Premièrement, la résurrection est la défaite de tout ce qui appartient à la mort. Deuxièmement, la résurrection est transcendante de tous les environnements. Troisièmement, la résurrection est dans la sphère divine et mystique. Lorsque vous êtes dans la résurrection, vous expérimentez tout cela. Au milieu de tous les commérages, du zèle religieux et de l’insistance sur certaines choses, vous vous rendez compte que vous ne pouvez pas tout simplement démissionner. D’une manière ou d’une autre, vous êtes soutenus et même continuellement amenés dans une autre sphère. Une fois que vous êtes emmenés dans la résurrection, vous êtes au-dessus de toute frustration. La vie de résurrection a la capacité de vous transporter au travers incident après incident, cas après cas, jusqu’à ce que vous soyez dans les lieux célestes, au-delà de toute tempête. La résurrection est une puissance qui peut vous élever dans la sphère céleste. Cette sphère est en fait Christ Lui-même.

Qu’est ce que l’église ? L’église est Christ. La personne de l’église est Christ. Personne d’autre ne doit être ni devenir la personne de l’église. Toute la sphère, l’atmosphère, et l’étendue de l’église ne doivent être rien d’autre ni personne d’autre que Christ. Nous devons tous aimer ce champ. D’une part, la vie de l’église locale est si frustrante. D’autre part, nous devons dire : « Louez le Seigneur! Dans la vie de l’église nous avons Christ en tant que résurrection. » La réalité, l’élément et l’opération de la résurrection saturent la vie de l’église. C’est ici dans la vie de l’église que tous les divers aspects de la vie de résurrection peuvent être réalisés.

LE LABEUR DE TOUTE UNE VIE–UN PEU À LA FOIS

Nous avons vu jusqu’à maintenant que le deuxième chapitre de Ruth débute avec l’introduction de Boaz et la découverte du champ d’orge de Boaz par Ruth. Dans ce champ nous sommes sensés glaner. Que signifie glaner ? Glaner signifie ramasser ou digérer un peu à la fois. Ce n’est pas quelque chose accompli une fois pour toute, mais quelque chose qui se fait petit peu par petit peu. Si nous ne pouvons pas en prendre beaucoup, nous devrions alors en prendre un peu à la fois. Nous devons nous profiter de ce champ selon notre capacité. Nous devons demeurer parmi les moissonneurs dans ce champ. Certains d’entre eux coupent le grain, d’autres le rassemblent, d’autres le battent et encore d’autres coordonnent ensemble pour satisfaire les besoins des moissonneurs. Ce champ est la vie de l’église où nous œuvrons tous ensemble selon notre fonction dans le corps de Christ.

SE BÉNISSANT LES UNS LES AUTRES ET ÉTANT BÉNI DANS LE CHAMP DE LA VIE DE L’ÉGLISE

À ceux qui travaillaient dans son champ, Boaz a dit : « Que l’Éternel soit avec vous. » Et tous ses ouvriers ont répondu : « Que l’Éternel te bénisse » Combien merveilleuse et douce est cette vie de l’église ! Il y en a tant qui travaillent dans ce champ, et pourtant ils y travaillent dans ce genre d’atmosphère. Leur seule préoccupation est l’Éternel. Puissions-nous nous saluer dans la vie de l’église de cette façon : « Le Seigneur soit avec toi, » et « Le Seigneur te bénisse. »

Boaz a instruit les gardiens de son champ de veiller sur Ruth et de s’assurer qu’elle recevait ce qu’elle recherchait. Après que Ruth avait recherché et qu’il lui était arrivé de glaner dans la portion de terre qui appartenait à Boaz, Boaz l’a aperçue et instruit ses serviteurs de veiller sur elle. N’est-ce pas là notre expérience ? Louez le Seigneur ! Maintenant nous œuvrons dans le champ du Seigneur et les autres y prennent soin de nous.

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