LE SOIN DE CHRIST DANS LA VIE DE L’EGLISE

Ruth

Chapitre cinq

LE SOIN DE CHRIST DANS LA VIE DE L’EGLISE

Dans le chapitre deux de Ruth, Boaz, une personne merveilleuse, nous est présenté. Comme nous l’avons remarqué, le nom de Boaz signifie « en lui est la force. » De plus Boaz est un homme très riche. Son nom et sa richesse indiquent que Boaz, en tant que type de Christ, est riche et fort envers ceux qui Le connaissent comme leur Seigneur. C’est le Tout suffisant. Ses richesses sont insondables, et il est capable de satisfaire tous nos besoins tant que nous nous attachons à Lui. Dieu devient la force pour tous ceux qui sont centrés sur Christ.

Est-ce que cela signifie que ceux qui mettent leur confiance en Christ seront préservés des difficultés ou souffriront moins que les autres ? Non. Néanmoins ceux qui connaissent leur Boaz ont l’expérience d’être menés à bien et soutenus au travers de toutes sortes de situations difficiles. Il nous semble que ceux qui expérimentent de telles épreuves devraient capituler et déclarer forfait, mais ils ne le peuvent pas, car il se trouve une force en eux qui les transporte de l’avant vers le but de Dieu.

Boaz est également le nom de l’un des deux colonnes dans le temple construit par Salomon (1Rois 7 :21). Ceux qui sont portés par Christ dans Sa force se retrouvent édifiés dans Son habitation en recevant la dispensation de Sa force en eux. Christ bâtit Son église en se dispensant Lui-même, en tant que le Christ tout suffisant, dans Son peuple choisi.

Tandis qu’elle cherchait à pourvoir à ses besoins ainsi qu’aux besoins de Naomi, il est arrivé que Ruth « se rencontra » dans le champ de Boaz pour glaner (Ruth 2 :3). Tout croyant doit trouver ce champ. Nous ne devrions pas être des personnes errantes. Nous ne devrions pas avoir la bougeotte, c’est-à-dire la fièvre des voyages. De tels saints ne croissent pas sainement. Si vous désirez croître, vous devez vous établir dans le champ. Le Seigneur dans Son gouvernement a arrangé l’environnement pour que Ruth « se rencontre » dans le champ de Boaz afin de glaner. Après qu’elle était arrivée, Boaz lui-même lui a interdit d’aller glaner dans aucun autre champ (2 :8). Par la suite, sa mère spirituelle, Naomi, lui a recommandé également de ne pas se trouver dans aucun autre champ (2 :22).

UN TÉMOIGNAGE DE LABEUR ET DE CROISSANCE
DANS LE CHAMP DE LA VIE DE L’ÉGLISE

Lorsque je suis venu au Seigneur, je suis également venu directement dans la vie de l’église. Puis un jour, j’ai quitté Taiwan pour aller dans une école théologique aux États- Unis. J’ai erré dans cette école pendant une semaine. Lorsque je me suis rendu compte que cette école n’était pas l’endroit où je devais être, je suis parti. J’avais entendu parler de quelques chrétiens qui habitaient la région de Cleveland et qui étaient dans le bon champ. Alors je me suis joint à eux. Nous avons commencé à œuvrer ensemble dans le champ de Boaz. Quel merveilleux champ est la vie de l’église ! Si vous êtes forts, vous pouvez récolter le grain. Si vous êtes faibles, vous pouvez glaner de ce que les plus forts ont récolté. Boaz a dit à Ruth : « Regarde mes serviteurs. Suis ces jeunes hommes. Partout où ils récoltent, tu peux prendre tout ce qu’ils laisseront derrière eux. » Lorsque j’étais jeune, je ne savais rien produire, mais je savais suivre les plus vieux. Je jouissais de beaucoup de « restant ». Au fur et à mesure j’ai grandi et je suis devenu équipé et mature dans mon opération pour devenir moi-même un ouvrier afin de produire quelque chose pour la jouissance et l’édification des autres.

La vie de l’église est l’endroit pour chacun de nous. Il y a toujours un certain degré de bénédiction dont nous pouvons jouir lorsque nous arrivons dans le bon champ. Dans le langage d’aujourd’hui nous dirions que le bon champ est l’expression du corps de Christ dans notre localité. Louez le Seigneur ! Ici, dans cette localité, ainsi que dans plusieurs autres villes, il y a un champ dans lequel nous pouvons œuvrer. Si nous sommes faibles, nous pouvons recevoir quelque chose des autres dans ce champ. Si nous sommes plus forts, nous pouvons travailler ici afin que les autres aient quelque chose à manger. Tant que nous sommes nés de nouveau et que nous désirons le Seigneur Lui-même, nous pouvons être satisfaits dans ce champ, car ce champ produit de l’orge et du blé.

LA SIGNIFICATION DU TEMPS DE LA RÉCOLTE DE L’ORGE

Le premier type de grain que Ruth et Naomi aient rencontré dans la terre était l’orge. Dans la Bible l’orge représente la résurrection. La vie de l’église est une vie en résurrection.

Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que lorsqu’il nous semble qu’il n’y ait plus aucun moyen de continuer, nous sommes encore capables de nous relever et de continuer. On m’a dit nombreuses fois, lorsque j’étais plus jeune, qu’étant donné que nous n’avions pas de pasteur, notre vie de l’église locale ne durerait pas. En fait, il y avait assez peu de saints plus âgés parmi nous; nous étions tous relativement jeunes. Un jour, lors d’une de nos réunions, un frère plus âgé s’est même levé pour nous dire: « j’ai prié pendant des années que le Seigneur me donne un troupeau, et vous voilà ! » Un frère était obligé de le réprimander en lui disant que nous étions tous le troupeau du Seigneur uniquement, et de personne d’autre. Louons le Seigneur qu’il y ait un champ où nous pouvons œuvrer librement, et le premier type de grain que nous récoltions dans ce champ est l’orge.

Si ce champ appartenait à un homme au lieu du Seigneur, nous n’aurions aucun moyen d’être bénis ni d’élever et de paître ceux qui sont avec nous. Il n’y aurait pas de réel témoignage, car nous serions incapables de nous toucher les uns les autres de la façon nécessaire afin de nous emmener mutuellement les uns les autres en résurrection. Par exemple, s’il s’agissait de l’œuvre d’un homme, nous pourrions simplement quitter ce lieu si l’on nous offensait. Parfois nous pouvons croire qu’un certain frère nous est tout simplement trop insupportable. Nous nous rendons compte également que nous n’avons nul autre endroit où nous ne pouvons aller. Il n’y a aucun autre endroit où le Seigneur nous bénira pour Son but.

Dans ce champ nous avons souvent le sentiment que Boaz est trop insupportable. Ses jeunes hommes sont trop insupportables. Ceux qui coordonnent sont également trop insupportables. Même les servantes qui servent sont trop insupportables. La situation toute entière est trop insupportable. Néanmoins nous survivons, car ceci est le champ où nous retrouvons de la résurrection. Parfois je vois les frères se disputer et débattre les uns avec les autres. Ils continuent pourtant à s’aimer et à couvrir mutuellement leurs faiblesses. Qu’est–ce qui rend la vie de l’église si précieuse ? La vie de l’église a le Seigneur, la vie de l’église se tient sur le bon terrain, et la vie de l’église a de la résurrection. Et de plus, la vie de l’église a beaucoup de serviteurs œuvrant en harmonie ensemble.

LA BÉNÉDICTION DE RUTH : APPRENDRE DE NAOMI
ET ÊTRE DANS LE CHAMP DE BOAZ

Ruth était bénie. Elle avait reçu Dieu, car elle avait dit à Naomi : « Ton Dieu sera mon Dieu ». Elle apprenait également beaucoup de Naomi. Quelque chose de spirituel était dispensé en Ruth à travers l’exemple de Naomi. En plus de tout cela, elle est venue à Bethléhem au temps de la récolte de l’orge et il s’est trouvé qu’elle était dans le bon champ, c’est-à-dire le champ de Boaz. Il y avait un approvisionnement abondant duquel elle pouvait glaner. Dans ce champ elle a trouvé également plusieurs compagnons qui veillaient sur elle. Ils semblaient être bien au courant sur elle, et ont rapporté à Boaz la façon dont elle avait diligemment travaillé parmi eux.

Les nombreux serviteurs de Boaz œuvraient ensemble de façon bénie. Plusieurs hommes et femmes servaient et fonctionnaient tous à leur place et en harmonie, et ils étaient tous utiles. Si nous sommes membres du Corps de Christ, nous sommes utiles au Seigneur, et nous sommes une bénédiction pour le Corps. Nous ne devrions pas seulement être guidés mais nous devrions également guider des autres. Nous ne devrions pas uniquement recevoir le ministère des autres mais nous aussi devrions chercher à dispenser Christ aux autres. Nous ne devrions pas attendre que l’on nous abreuve. Nous devrions également abreuver les autres. Nous devrions nous exercer à œuvrer et à prodiguer nos soins aux autres comme de bons intendants dans ce champ, de la même manière que les serviteurs de Boaz. Au lieu d’attendre que quelqu’un d’autre dispense Christ en nous pour notre jouissance, nous devrions apprendre à œuvrer pour le bien des autres et les servir dans leurs besoins selon notre capacité.

Nous avons souvent l’impression qu’il y a un manque dans la vie de l’église, mais le vrai problème n’est pas qu’il y a un manque avec les autres dans la vie de l’église; le vrai problème est que nous- mêmes ne travaillons pas. Nous nous asseyons dans la vie de l’église et nous nous attendons à ce que l’on nous arrose, nourrisse et rafraîchisse, tandis que nous-mêmes devrions travailler avec tous ceux qui travaillent autour de nous dans ce champ. Dans le champ de Boaz, certains coupent l’orge, d’autres battent le grain, d’autres cuisinent et servent la nourriture, tandis que d’autres coordonnent et veillent sur l’ensemble des travailleurs. Je doute que plusieurs des serviteurs de Boaz n’eussent un grand savoir ou ne soient démarqués des autres serviteurs, mais tous contribuaient à ce merveilleux portrait de la vie de l’église. Et vous ? Travaillez-vous dans ce champ selon votre pleine habilité et capacité ? De qui prenez-vous soin?

Ruth était nouvelle dans la vie de l’église. Cependant elle a commencé à s’exercer de son mieux depuis le premier jour selon ce que le Seigneur lui avait donné. Elle ne savait ni couper, ni mettre en ballot, ni vanner aussi bien que les autres, mais elle savait qu’elle pouvait glaner tout au moins. Elle pouvait s’approvisionner elle-même aussi bien que Naomi. Elle n’attendait pas à ce qu’on la nourrisse. Elle travaillait plutôt pour nourrir les autres. Elle s’est rendu compte qu’elle avait besoin d’être nourrie, mais elle voulait également nourrir les autres. Elle avait besoin du soin qu’elle recevait des autres mais elle prenait soin également du besoin d’une autre sœur. Elle était servie par quelqu’un et elle servait les autres. Ceci est la vie de l’église.

Alors Ruth avait Boaz (Christ) en tant que proche parent, et elle a trouvé également son champ (la vie de l’église). Dans ce champ elle a trouvé de l’orge (la résurrection en tant que la substance de la vie de l’église) et plusieurs co-ouvriers (des frères et des sœurs) Personne n’était désœuvré. Personne ne s’esquivait. Tous fonctionnaient ensemble en recevant l’approvisionnement et en le dispensant aux autres. Quelle merveilleuse vie de l’église!

LA MAIN SOUVERAINE DE DIEU SUR RUTH

Maintenant nous venons à l’expérience de Ruth, Elle a été emmenée directement dans quelque chose par le Seigneur. Dans le premier verset du chapitre deux, nous voyons que le mari de Naomi avait un parent extrêmement riche. Ruth a trouvé le champ de ce parent lorsqu’elle est sortie glaner. Sa première expérience était de se rendre compte que Dieu était en contrôle. Dans cet univers, il n’y a qu’une seule personne qui est en charge, et c’est Dieu. Pour nous il n’y a rien qui s’appelle « chanceux » ou « malchanceux »; c’est la main de Dieu qui détermine toute chose. Dieu arrange toute chose afin que nous puissions participer aux bénédictions divines.

UN TÉMOIGNAGE

J’ai mentionné comment je suis venu aux États-Unis pour étudier dans une école théologique. Dans cette école il y avait des professeurs qui connaissaient le Seigneur et d’autres qui ne Le connaissaient pas. Un professeur nous a enseigné à lire la Bible en la priant. Un autre, par contre, nous a dit que le nom pour Dieu dans l’Ancien Testament provenait de Babylone. Lorsque j’ai entendu cette parole je me suis rendu compte que je n’appartenais pas à cette école. Néanmoins j’avais le sentiment de parler à l’un des professeurs avant de partir. C’était un ministre de la parole de grande réputation, et je ressentais que je pouvais lui poser quelques questions concernant des choses que j’avais rencontrées dans cette institution. Il m’a demandé de venir à son bureau à une certaine heure. Après que j’ai frappé à sa porte, il m’a demandé d’entrer. Il était assis, en train de fumer sa pipe, avec ses deux pieds allongés sur le bureau. J’ai regardé sa pipe et la semelle de ses souliers. Il m’a dit : « Que puis-je faire pour vous, jeune homme ? » À ce moment j’étais au clair. Le Seigneur m’a dit de quitter cette école-là. Alors j’ai dit : « Désolé, Monsieur, je n’ai plus de questions. » Et je suis parti. C’est de cette façon que le Seigneur m’a fait sortir de cette école.

DIEU ARRANGE SOUVERAINEMENT TOUTE CHOSE
POUR QUE NOUS CROISSIONS DANS LA VIE

Plusieurs fois un événement qui nous semble petit peut changer notre vie. Lorsque vous recevez le Seigneur et venez dans la vie de l’église, plusieurs choses semblables commencent à vous arriver grâce à l’activité gouvernementale du Seigneur dans votre environnement. Le Seigneur arrange tout pour votre intérêt. Vous ne devriez pas dire : « Quel mauvais patron (ou enseignant ou professeur) que j’ai! Chaque détail de votre vie a été préparé soigneusement par Dieu afin que vous connaissiez le Seigneur et que vous Le gagniez. Si vous ne savez pas apprécier ce que le Seigneur a fait, vous ne pourrez pas entrer pleinement dans ce qu’Il a préparé pour votre intérêt. Si vous appréciez l’agencement de l’environnement par le Seigneur, maintes choses dans votre expérience deviendront des étapes de vie. Autrement vous vous contenterez tout simplement de passer au travers des situations sans en tirer trop d’intérêt.

Les arrangements du Seigneur dans votre environnement devraient vous emmener au travers de plusieurs étapes dans votre vie. Par exemple, lorsque vous entrez dans l’école élémentaire, ceci est une étape de votre vie. Lorsque vous terminez l’école élémentaire et vous commencez vos cours secondaires, ceci est une autre étape de votre vie. Lorsqu’une personne termine ses études, ceci est une autre étape de sa vie. Si, par exemple, vous devenez professeur, ceci est encore une autre étape de votre vie. Vous n’êtes pas en train d’aller de réunion en réunion, mais plutôt d’une étape à une autre étape de croissance dans votre vie spirituelle. Je prie que, pendant notre court séjour ensemble, vous n’obteniez pas tout simplement plus d’enseignements et de connaissance. J’espère qu’après ce temps ensemble vous serez en mesure de dire: « J’ai gagné le Seigneur davantage. J’ai été emmené dans une autre sphère d’expérience de Christ. »

Ces réunions à Montréal étaient, en fait, incitées par la récente situation du SRAS à Toronto. Certains frères ont eu le sentiment de ne pas avoir cet entraînement à Toronto. Montréal a été donc choisi comme lieu de ces réunions. Le Seigneur peut utiliser une telle chose pour Son dessein. En effet, le Seigneur nous dirait : « Non seulement je peux utiliser le SRAS, mais je peux également utiliser le vent, une abeille, la chaleur de l’été, et n’importe quelle chose et même toute chose pour que vous Me gagniez davantage. » Une fois que nous avons commencé à suivre le Seigneur, la première chose que nous devons reconnaître est l’arrangement divin de toute chose dans notre vie. Nous dirons alors : « Seigneur, ma vie est dans Tes mains. Mon avenir est dans Tes mains. C’est Toi qui es en contrôle. »

LA MARQUE DE LA BÉNÉDICTION MUTUELLE DANS LA VIE DE L’ÉGLISE

Lorsque Boaz est arrivé dans son champ, il a salué ses serviteurs en disant : « L’Éternel soit avec vous ! » et ses serviteurs ont répondu en disant : « L’Éternel te bénisse » (2 :4). Combien cela serait merveilleux si nous nous saluions de cette façon ! Ceux qui sont sous la main administrative du Seigneur, ceux qui ont expérimenté Sa fidèle discipline pendant qu’ils se confiaient en Lui, peuvent se communier les uns avec les autres de cette façon. Ceci est la marque de la vie de l’église. « Que le Seigneur te bénisse. » « Que le Seigneur soit avec toi. » Nous devons avoir le Seigneur.

LE BON RAPPORT DE RUTH PARVENANT À BOAZ

Boaz s’est enquis à son contremaître au sujet de Ruth. Le contremaître lui a raconté l’histoire de Ruth. Il est possible que Ruth se soit présentée au contremaître en arrivant dans le champ de Boaz et qu’elle lui ait expliqué sa situation. Le contremaître a témoigné qu’elle travaillait diligemment parmi les ouvriers depuis le matin. En d’autres mots elle était très travailleuse. Elle s’est reposée seulement quand c’était nécessaire. Je souhaite de tout cœur que vous puissiez développer cette vertu. Donnez- vous à l’engagement divin à partir du moment où vous entrez dans le champ jusqu’au moment où vous aurez à rendre compte à Christ à Son tribunal.

BOAZ RASSURANT ET ENCOURAGEANT RUTH

A ce moment, Ruth a expérimenté le souci personnel de Boaz ainsi que son réconfort. Il est venu vers elle et lui a dit : « Écoute, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ. Maintenant tu es dans la vie de l’église. Jouis de la vie de l’église, et ne quitte pas ce lieu, mais demeure près de mes jeunes femmes. Tu as besoin de compagnes; tu ne dois pas être un saint solitaire. Mes jeunes femmes prendront soin de toi. Suis-les de très proche afin de saisir la première occasion de recevoir les bénédictions. Prends soin de regarder où elles récoltent » En d’autre mots, nous devrions veiller pour voir où la récolte se fait afin de pouvoir amasser la nourriture au fur et à mesure qu’elle devient disponible. Nous devrions garder nos yeux fixés sur Christ et sur ceux qui sont précurseurs devant nous. Si nous faisons cela, nous obtiendrons beaucoup de bénédiction.

Boaz a dit aussi à Ruth qu’il avait donné l’ordre à ses jeunes hommes de ne pas la déranger ni de lui interdire de prendre ce qu’elle voulait (2 :9). Elle était libre de boire l’eau puisée pour ses ouvriers. Lorsque vous avez soif dans la vie de l’église, rappelez-vous qu’il y a des saints qui peuvent vous fournir de l’eau. Apprenez à saisir et à recevoir l’approvisionnement si riche que le Seigneur met à votre disposition dans le Corps !

Après avoir entendu toutes les paroles pleines de grâce sortant de la bouche de Boaz, Ruth est tombée face contre terre devant lui et lui a demandé : « Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux, que tu me reconnaisses, et je suis une étrangère ? » (v.10) Ruth n’était pas seulement une étrangère; elle était une Moabite. Néanmoins Boaz a répondu qu’il avait entendu dire ce que Ruth avait fait pour sa belle-mère et comment elle avait pris soin d’elle. Boaz a témoigné également qu’elle avait quitté sa famille et sa terre natale et qu’elle était venue dans un pays étranger. J’aime beaucoup ce passage. Le Seigneur a témoigné pour elle. Elle n’a pas témoigné pour elle-même. Nous aimons trop souvent témoigner des expériences que nous avons eues. Par contre nous devrions permettre au Seigneur de témoigner pour nous. Nous pourrions souvent dire : « Seigneur, ne sais-Tu pas comment j’ai payé tel ou tel prix et comment je T’ai suivi? Tu sembles l’ignorer. » Le Seigneur répondrait : « Quoique que Je semble l’ignorer, J’en suis très conscient. Je suis pleinement au courant de toute ta situation. »

Boaz a dit aussi de Ruth qu’elle devrait être récompensée par le Seigneur pour sa fidélité, car elle était venue chercher un refuge sous les ailes de l’Éternel. (v.12) Non seulement Ruth avait cru au Dieu de Naomi et était retournée avec elle, mais elle était venue également sous la protection de l’Éternel. Elle en était venue à connaître Dieu personnellement. Notre Seigneur sait tout ce que nous avons fait, et Il sait également récompenser ceux qui ont payé le prix pour Le suivre. De ma propre expérience, je sais que cela est vrai. Mes enfants ont dû subir certaines choses pendant que je suivais le Seigneur, dont une période où ils étaient obligés d’aller à une école où tout était enseigné en chinois. C’était une période très difficile pour eux et pour nous en tant que parents, car ils ne parlaient pas chinois. J’ai dit au Seigneur qu’Il devait les éduquer. En fin de compte, ils ont tous reçu leur diplôme de troisième cycle des excellentes universités, et ils se sont tous engagés aujourd’hui dans une carrière qui leur convient vraiment. Observant le déroulement de tous ces événements et situations, je crois sincèrement que le Seigneur sait récompenser ceux qui sont prêts à tout sacrifier pour Le suivre. De plus la récompense du Seigneur pour nous dans l’éternité dépassera toute chose. Comment cela se fait-il ? C’est parce que nous sommes venus chercher un refuge sous Ses ailes.

Ceci est la vie chrétienne. Dites au Seigneur que vous L’aimez et que vous voulez Lui donner toute votre vie. Il vous récompensera de Lui-même pour l’éternité.

LES SOINS DE BOAZ ATTEIGNANT RUTH DANS SA POSITION BASSE

Ruth a répondu à Boaz : « Mon seigneur, que je trouve grâce à tes yeux ! Car tu m’as consolée, et tu as parlé au cœur de ta servante, et pourtant je ne suis pas comme une de tes servantes. » (2 :13) Il est certain que Ruth souhaitait être une des servantes de Boaz. Lorsqu’elle est arrivée tout au début avec sa belle-mère, elle n’était sûrement pas très paisible, car leur avenir n’était pas du tout assuré. Peut-être que Ruth considérait anxieusement ce qu’il leur adviendrait. Elle n’avait pas de mari et elle était une étrangère, ce qui signifie qu’elle n’avait aucun fournisseur, ni de portion parmi le peuple avec qui elle se trouvait à ce moment-là. Elle était avec une veuve âgée et apparemment sans recours, pour qui elle devait également pourvoir. Cependant, à ce moment-là Ruth était réconfortée par cet étranger riche, et il s’est trouvé que celui-ci était un proche parent de son défunt mari et de son beau père.

Boaz l’a invitée à manger avec ses moissonneurs, et lui-même lui a tendu de la nourriture. Il nous semblerait qu’elle fût assise pas loin de lui, mais la Bible nous dit qu’elle était assise à côté des moissonneurs de Boaz. Comment a-t-il pu, lui, le maître, l’atteindre, elle, qui était assise si loin de lui? Je crois que nous avons tous expérimenté la longue portée de la main du Seigneur dans Ses soins envers nous. Nous avons souvent le sentiment d’être trop éloignés du Seigneur pour recevoir de Lui quoi que ce soit. Il est au centre et nous avons le sentiment d’être dans la dernière rangée au fond. Pourtant Il dit : « Tiens, voici quelque chose juste pour toi » et Il nous atteint là où nous en sommes. La bénédiction nous parvient directement. Nous pouvons avoir le sentiment de ne pas savoir où est le Seigneur, mais la main du Seigneur a toujours le moyen de nous trouver.

LE SEIGNEUR ATTEIGNANT CHACUN DE NOUS AVEC UNE PORTION COMMUNE ET UNE PORTION PARTICULIÈRE

Après avoir mangé et être rassasiée, Ruth avait encore quelque chose de plus. Lorsque nous jouissons du Seigneur, il y a toujours quelque chose de plus que nous ne pouvons prendre. De plus, Boaz a chargé ses jeunes hommes en leur disant : « Qu’elle glane même entre les gerbes, et ne lui faites pas de reproche; et vous tirerez aussi pour elle (quelque épis) des poignées, et vous les laisserez; et elle les glanera, et vous ne l’en reprendrez pas. » (v.15b-16) Voilà combien le Seigneur nous est satisfaisant dans la vie de l’église. Premièrement, par Son gouvernement nous avons été placés ici. Deuxièmement, nous sommes réconfortés par Ses assurances. Troisièmement, nous sommes satisfaits par Son approvisionnement abondant. Il semblerait même que l’on ait encouragé Ruth à prendre de Boaz ce à quoi elle n’avait pas le droit. Elle n’aurait probablement pas eu la hardiesse de saisir tant de bénédictions. Boaz a donc envoyé ses jeunes hommes pour l’aider à recevoir ces bénédictions. Boaz semblait vouloir dire : « Même si elle ne veut pas les recevoir, lancez-les-lui. »

Le terme hébreu pour les mots « des poignées » au verset 16 est unique dans toute la Bible. Quelle en est la signification ? Je crois que cela signifie qu’il y a deux genres de bénédiction qui nous sont accordés. L’un est général et partagé et joui par tous ceux qui suivent le Seigneur. Ceci est notre bénédiction commune. L’autre genre de bénédiction est pourtant spécial et unique à chaque croyant individuel selon sa portion. Ceci est la bénédiction spéciale. D’une certaine façon nous partageons tous le même Seigneur, le même salut, et la même satisfaction et joie en Christ en tant que la portion des saints dans la lumière. (Col. 1 :12) Mais dans notre croissance et notre développement nous expérimentons de nombreuses choses qui deviennent uniquement les nôtres. De ces « poignées » proviennent de nombreux ministères. Chaque ministère appartient à celui à qui on l’a donné à développer. Ces poignées particulières appartenaient uniquement à Ruth. Elles étaient sa portion spécifique.

LA BÉNÉDICTION DU SEIGNEUR DÉPASSANT LARGEMENT NOS ATTENTES ET DEVENANT ÉGALEMENT DE LA NOURRITURE AUX AUTRES

Ce qui est parvenu à Ruth ce jour-là dépassait largement ce qu’elle imaginait ou espérait. C’est pareil avec nous. Le Seigneur arrange quelque chose pour nous bien au-delà de ce que nous ne pouvons jamais prévoir. C’est comme s’Il disait : « Lorsque Je veux te bénir, Je vais au-delà de tous les principes établis. Je te bénirai pleinement et librement. » En fin de compte, de toute sa journée de travail, Ruth était capable de battre un épha d’orge. (Ruth 2 :17) Lorsqu’elle est retournée chez Naomi, elle avait cet épha d’orge ainsi que ce qui lui restait de son repas avec Boaz et ses moissonneurs. Rappelez-vous que même si nous ne pouvons pas digérer tout ce que nous ingérons, ce que nous recevons peut toujours devenir de la nourriture pour les autres. Nous ne sommes peut-être pas capables d’obtenir plus de dix minutes de jouissance lorsque nous lisons la Bible pendant une heure, mais cette heure de lecture atteindra en fin de compte quelqu’un qui en a besoin.

LA RÉACTION DE NAOMI ENVERS LA BONTÉ DE BOAZ

Naomi a demandé à Ruth où elle avait reçu tant de bonté et d’abondances. Ruth lui a répondu que le nom de cet homme était Boaz. Une fois que Naomi a entendu cela, elle semblait savoir comment les choses se dérouleraient à partir de ce moment-là. Elle a dit : « Béni soit-il de l’Éternel, qui n’a pas discontinué sa bonté envers les vivants et envers les morts ! » (v.20) Naomi était vraiment spirituelle. Elle s’est rendue compte que la rencontre de Ruth avec Boaz était le moyen que Dieu utiliserait pour racheter pour eux leur part de l’héritage dans la terre promise et pour susciter une postérité à son fils (le défunt mari de Ruth).

Naomi a commandé à Ruth de rester avec les jeunes filles et de s’écarter des jeunes hommes afin que la rencontre de Ruth avec Boaz ne devienne pas un problème. Bien que Boaz ait commandé à ses jeunes hommes de laisser des poignées de grain pour elle, elle ne devait pas s’approcher trop près d’eux. Peut-être que Ruth aurait reçu plus de grain en les suivant de plus près, mais elle n’en a pas profité. Elle est toujours restée près des jeunes femmes.

L’ORGE, ENSUITE LE BLÉ – LA RÉSURRECTION, ENSUITE LA MORT

Au verset 23 il nous est dit : « Et elle se tint auprès des jeunes filles de Boaz, pour glaner, jusqu’à ce que la moisson des orges et la moisson des froments fût achevée; et elle habitait avec sa belle-mère. » Dans cette courte portion, beaucoup est révélé. La récolte de l’orge a commencé après la fête de Pâque et la fête des pains sans levain, durant laquelle les premiers fruits de l’orge étaient offerts à l’Éternel en offrande agitée, tandis que la récolte du blé était associée à la fête de la Pentecôte qui avait lieu cinquante jours après la fête des premiers fruits. (Lev. 23 :4-21) L’orge est associée à la résurrection tandis que le blé est symbolique de la mort du Seigneur sur la croix. Dans cette portion, la résurrection est dépeinte en premier, et ensuite la mort. Pourquoi cela ?

C’est parce que nous devons expérimenter la résurrection du Seigneur avant de pouvoir entrer dans l’expérience de Sa mort. C’est précisément ce qui nous est présenté dans Philippiens où Paul nous dit qu’il « cherchait à Le connaître, Lui, et la puissance de Sa résurrection, et la communion de Ses souffrances, étant rendu conforme à Sa mort. » (Phil. 3 :10) Plus nous expérimenterons la puissance de la résurrection du Seigneur, plus nous serons fortifiés pour prendre le chemin de la croix. Plus nous serons vivifiés par l’Esprit, plus nous serons capables d’expérimenter l’œuvre terminant de l’Esprit.

DEVENANT EN FIN DE COMPTE REMPLIS DE L’ESPRIT ET
ACQUÉRANT LE TÉMOIGNAGE DE LA TENTE

Pendant la Pentecôte, les premiers fruits du blé étaient offerts au Seigneur. Ceci indique que vous avez atteint un autre niveau dans votre expérience de Christ. Vous n’êtes plus simplement régénérés; vous expérimentez également la direction et l’infusion de l’Esprit. Vous appartenez à l’Esprit. Non seulement vous récoltez en résurrection (représentée par la fête des premiers fruits) mais vous êtes également remplis de l’Esprit (représenté par la fête de la Pentecôte). Vous pouvez alors mourir avec Christ. Premièrement, vous expérimentez la résurrection. Ensuite vous êtes remplis en esprit, Vous entrez alors dans l’expérience de la mort de Christ et vous mourez avec Lui. Vous expérimentez d’abord l’orge et ensuite le blé.

Plus nous sommes remplis en esprit, saturés de l’Esprit, et vivifiés, plus nous pouvons dire : « Je meurs avec Christ. » Le chapitre deux se termine avec Ruth qui récolte non pas de l’orge mais du blé. La récolte du blé se termine avec la fête des tabernacles. En d’autres mots, lorsque nous avançons dans ce stade, nous avons le témoignage que notre vie est dans la tente. Nous sommes hors de ce monde. Nous appartenons à Christ seulement. Dans Exode 23 :16 la fête des tabernacles (appelée aussi la fête des récoltes) n’a pas de date fixe au calendrier. Pourquoi ? C’est parce que personne ne peut prédire combien de temps nous aurons besoin de l’expérience de la mort de Christ. Un jour, par contre, le Seigneur récoltera tout ensemble. La résurrection a été accomplie par Christ, mais l’application de Sa mort est pour notre expérience, pour toute notre vie. Il y en a certains qui font des progrès rapides, et d’autres qui font des progrès lents. Il y a eu un temps spécifique dans notre vie où nous avons participé à la résurrection du Seigneur, mais quant à l’expérience de Sa mort, nous sommes encore en chemin.

C’est pourquoi il n’y a pas de date fixe pour la fête des tabernacles ou des récoltes. Le Seigneur nous dit tout simplement que nous devons grandir. Personne ne peut grandir à notre place. Nous-mêmes devons entrer dans ce processus et le compléter. Un jour le Seigneur récoltera tout, et ce sera la fête des récoltes.

Nous devons tous dire au Seigneur : « Seigneur, nous Te louons. Dans Ta parole sont des richesses au-delà de nos attentes. Nous T’aimons et nous désirons grandir. »

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